AIE EXPIBÉ
L'air expiré a la composition suivante que je rapproche de celle de l'air inspiré :
Air expiré. Air inspiré.
Oxygène 15,4 20,8
Azote 79,3 79,2
Acide carbonique . . 4,3 •
Il se distingue donc par les caractères suivants de Fair inspiré :
m contient moins d'oxygène;
2" H contient plus d'acide carbonique; la présence de c^adde carbonique dans l'air expiré se démontre d'une façon trèssimple; il sufllt de soufUer par un tube dans de l'eau dechiox ou de baryte; l'eau se trouble immédiatement par formation d'un carbonate insoluble qui se précipite;
3° Il contient un peu plus d'azote;
V II est saturé de vapeur d'eau qui provient des muqueuses pulmonaire et bronchique. Aussi quand cet air expiré arrive dans un air extérieur à température basse comme en hiver, la vapeur d'eau se précipite-t-elle sous forme d'un nuage de vapeur vésiculaire.
Grébant a indiqué un procédé pour déterminer l'état hygrométrique de l'air expiré. On remplit d'eau à -¥• >38° un cube de LesHe qui oflire
430 PHYSlOLOTiIE FONCTIONNELLE.
c'est-à-dire une quantité égale à uue large inspiration ; la cloche est munie à sa partie supérieure d'un robinet et d'un tube de verre réunis par un caoutchouc. La personne en expérience introduit le tube dan la bouche, les narines étant hermétiquement fermées, et respire Yhj drogéne de la cloche, qui reçoit aussi Tair expiré; on ouvre le robin de la cloche à la fln d'une expiration et on le ferme après 4 ou 5 re pirations. On a alors, dans la cloche, un mélange homogène d*hyd gène, d'oxygène, d'azote et d'acide carbonique dont on fait Tanaly^ par les procédés ordinaires; ce mélange, comme s'en est assuré Gi haut, est identique comme proportion d'hydrogène avec l'air des mons, autrement dit l'hydrogène, après 5 expirations faites dans cloche, est distribué uniformément dans les poumons et dans la clocl il n'y a donc plus qu'une proportion à faire, proportion dont on a
volume d'air contenu dans les poumons et dans la cloche, et par âuz/ç la. capacité pulmonaire. Si, par exemple, l'air de la cloche à la Aq (/^
l'expérience renferme 23,5 centimètres cubes d'hydrogène pour f oû on aura la proportion :
100X1000 23,5: 100 :: IOOO:x = — : = 4,255.
X = 4,255 représente le volume d'air contenu dans les poumons ^ dans la cloche , et la quantité d'air contenue dans les poumons ap une inspiration d*un litre sera 4,255 — 1000 = 3,255; ce sera la caj cité pulmonaire.
Pour avoir le volume absolu des poumons, il faudra natorelleme faire la correction barométrique et la correction de température. Soie V, le volume à t degrés, /, la tension maximum de la vapeur d'eau à T, la température ie l'air expiré, F, la tension maximum de la vape d'eau a T degrés, H, la pression barométrique, a, le coefficient de i latation des gaz, V*, le volume absolu de l'air des poumons, on & formule suivante :
V(l-t-Ta)(H— /)
(1 -h ia) lU — F
La capacité pulmonaire peut aussi s* apprécier directement suh cadavre, en adaptant à la trachée un tube qui se rend dans une clo« sous le mercure. On ouvre alors les parois thoraciques et les plévs les poumons s'alTaissent et chassent l'air qu*ils contenaient daa cloche où on peut le mesurer.
La capacité vitale varie de 2 litres et demi à 4 litres ; c