‹ Nouveaux éléments de physiologie humaine (volume 3)Chapitre 86 sur 126 · PHONATION · texte numérisé non relu

PHONATION

condensée, elles s*annulent réciproquement (y o\r fig. 106). Quand, au contraire, comme dans la flgure 107, les ondes condensées et les ondes

Fi§. lOÔ. — Interférence de deux ondes sonore*.

dilatées se correspondent respectivement, la vibration composée a la forme de la courbe 3.

Qotnd deux vibrations simples, de durée inégale, mais très-voisine, coexistent, il arrive des moments dans la série des mouvements vibra-

Fi§ i07i — Corretpondanee de deux ondes sonores.

tolres, où les vibrations s'ajoutent et d'autres au contraire où elles interfèrent et s'annulent. Alors intervient le phénomène des battements qui sera étudié à propos des sensations auditives.

Les vibrations simples sont très-rares dans la naturel La plupart des vibrations sont des vibrations composées, comme dans la plupart des instruments.

Dans une vibration composée, il est rare que toutes les vibrations pendulaires aient la même intensité. En' général, Tune d'elles domine : c'est ce qu'on appelle le son fondamental ; les autres, qui produisent les sons ûiln partiels, sont habituellement beaucoup plus faibles.

Ces vibrations partielles ont, en général^ une durée moindre que la vibration fondamentale, autrement dit la hauteur des sons correspondants est plus considérable. Dass les instruments musicaux, dans la

vocale forme ainsi un ensemble élastique susceptible de vibrer. En outre, la force ou la pression du courant d'air expiré augmente aussi la tension de la corde vocale.

La physiologie des muscles qui agissent sur les cordes vocales pour faire varier leur longueur, leur tension et les dimensions de

Fig, 109 — Action dei mascles du larynx. (Batanit et Boockard.)

la glotte, est étudiée dans les traités d'anatomie, auxquels je renvoie. Je me contenterai de donner ici une Ggure schématique pour

Fif, 109. — Les lignes ponctoéet indiquent la position nouvelU pria* par lea carcihfas et les cordes vocales inrérieores par l'aciion du muscle; lea OèehM indiqaeal la direction moyenne dans laquelle s'exerce la traction des fibres mnscnlairca.

A. ÀtUon Au erieo-tkyroïdttn. — 1. Cartilage crieolde. — t. Cartilage arytéaolde. » 3. Cartilage thyroïde. — 4. Corde vocale iulérieure. — 5. Cartilage ihyrolda (nonvalle position). — 6. Corda vocale inférieure (id.).

B. ^eftoii d$ Var^énoïditn poêtéritur, — 1. Coape du-cartilaga thyroïde. — t. Cartilage aryténolde. — 8. Bord poktérirur de la glotte. — 4. Corde vocale. — 5. Dirwtion des fibres musculaires. — 6. Cartilage aryténolde (nouvelle poaition). — 7. Corda v«cal« (M.).

C. ÀttiOH dm êHeo-mryUnoïditn latéral. — Même signification des chiflk-ea.<^ 8. Bord postériMr da la glotu (aonvella position). — 9. Direction des fibres ma»eulair*a (noatella position).

B. ÀtUon dm crtoo-arfténotdten foêtérintr, — Même signification des chiflhes.

plus élevées, en voix de basse, baryton, ténor (homme) et de contralto, raezzo-soprano et soprano (femme). Le tableau suivant donne cette classification en regard de Téchelle musiciilc, en même temps que le nombre des vibrations doubles pour chacun des sons :

Octave

lOlBIE

TikraliaBS dtibin.

quarte do ' Ut. . . . iOôG 1/2 pied. (

Octave

tierce de

1 pied.

Si..

La..

Sol .

Fa..

Mi., lié..

Octave

seconde

de 2 pieds.

Si.. La(V Sol.

Fa. .

Mi..

Hé..

Si..

La..

Sol .

octave de ^ Fa . .

Mi . .

Ré..

Ut..

Petite

4 pieds.

Grande octave de 8 pieds.

Si..

La..

Sol.

Fa..

Mi..

Soprano.

CGO

Bfexxo-toprano.

Contralto.

Ti'îiior.

Baryton.

Basse.

NfftM.

rsilrslb.

niir.

llljtM.

Bans.

Oo voit par ce tableau que la voix humaine se meut dans une échelle de sons qui embrasse un ped plus de trois octaves et

C) Le Is dn diapason officiel^ est en France de 4S6 vibrations.

(ap). par laquelle il arrive aux capillaires du poumon (P) ; à ce? capillaires font suite des veines (vp) constituant quatre troncs (veines pulmonaires) qui s'ouvrent dîins l'oreillette gauche, et la communication de cette oreillette gauche avec le ventricule gauche complote le circuit vasculaire. La partie du circuit qui va du ventricule gauche h l'oreillette droite constitue l'appareil de la grande circulation; celle qui va^ du ventricule droit à roreilletlc gauche, l'appareil de la petite circulation ou circulation pulmonaire ; les cavités gauches du cœur, les veines pulmonaires ei l'aorte et ses branches (artères) contiennent du sang rouge ; les v(Mnes, les cavités droites du cœur et l'artère pulmonaire contiennent du sang veineux.

Le sang remplit l'appareil vasculaire de manière à distendre les parois des vaisseaux, autrement dit les vaisseaux contienneQt plus de sang qu'il n'en faut pour leur calibre normal, pour leur forme naturelle ; le sang se trouve donc, grdce à la force élastique de la paroi vascubiire, sous un état de tension permanente. tension sujette h varier, du reste, avec les variations du calibre total du svstème vasculaire.

Le sang n'est pas immobile dans les vaisseaux ; il y circule, c'est-à-dire qu'il s'y meut et toujours dans le môme sens, de façon qu'une molécule sanguine prise en un point quelconque de l'appareil vasculaire revient, au bout d*un certain temps, à son point de départ. La découverte de la circulation a été faite, en 1628, par Harvey.

La circulation du sang se fait d'après les mômes lois que le mouvement de tous les liquides -, la cause de ce mouvement n'est autre que la différence de pression du sang dans les divers segments du circuit vasculaire, et ai le cœur peut être considéré comme l'organe principal de la circulation, c'est qoe son rôle essentiel est précisément de maintenir cette inégalité de pression.

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