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Avant d'étudier le mécanisme môme de la circulation , il me parait indispensable de rappeler en quelques mots les notions générales d'hydrodynamique nécessaires à la physiologie.
C42 PHYSIOLOGIE FONGTION.NELLE.
2° Écoulement dans les tubes élastiques.
Il peut se présenter deux cas. Quand la pression est constante, l'écoulement se fait comme dans des tubes rigides et il s*établit no état permanent dans lequel la force élastique des parois fait équilibre à la tension du liquide, c'est ce qui arrive pour les petites artères, les capillaires et les veines, dans lesquelles l'écoulement est coDStant.
Mais il n'en est pas de môme quand la pression ^ui fait mouvoir le liquide, au lieu d'être constante, est intermittente, comme serait, par exemple, Taction du piston d'une pompe foulante, ou comme Test celle du ventricule. Dans ce cas, cbaque poussée détermine Don-sealement un mouvement de progression des molécules liquides, mais encore un mouvement d'ondulation tout à fait comparable aux ondulations déterminées sur la surface de l'eau par la chute d'une pierre ; seulement dans cet exemple c*est l'élasticité de l'air qui remplace l'élasticité de la paroi des tubes de conduite.
Soit une poussée du piston dans le tube élastique; les choses se passent de la façon suivante. Les molécules liquides subissent une impulsion devant elles, mais à cause de la résistance des molécules liquides situées devant elles, cette impulsion se transforme en un mouvement elliptique qui peut être représenté par la ligne kijig. 137); quand le
Fig. 187. — Trajectoire décrite par nne molikale liquide. (Wondt.)
piston revient sur lui-même, la molécule liquide a le mouTementBet b trajectoire totale décrite par cette molécule pendant la durée totale d'une ondulation (allée et venue du piston) peut être figurée par G. Dans le cas supposé, la molécule , à la fin de l'ondulation, revient à sa position primitive; mais, en réalité, il n*en est pas ainsi et à la fin de îondulation la molécule liquide a progressé d'une certaine quantité, de sorte qu'il y a un mouvement de translation combiné avec le mouvement de progression, et la forme de la trajectoire, dans ce cas, sera
Fifj. 138. — Tn^ectoire des moIicQles liquides dans le cas de eoexiaUsee da moatement de translation et du mouvement d'ondulation. (Woadt.)
représentée par A (fig. 138) et, après quatre ondulations successives, la molécule liquide se trouvera transportée de a en fi^fig. 138).
Ciô PHYSIOLOGIE FONCTIONNELLE.
courant est déjà constant et uniforme dans les petites artères et aTiot les capillaires.
Marey a imaginé des appareils plus compliqués que celui de Weber et qui permettent de reproduire artificiellement la plupart des phéooniùnes circulatoires (Cœur artificiel de Marey), Seulement Tappareilde Weber, quoique bien moins perfectionné, a Tavantage de déniootrer d une façon très-nette et très-simplement les faits principaux sor lesquels est basé le mécanisme circulatoire.