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MÉCANIQUE DE LA CIRCULATION

diminue du matin à midi, et remonte ensuite (même lorsqu'on est à jeun) ; il augmente, après les repas, par l'exercice musculaire quelque faible qu'il soit, ainsi par le simple passage du décubitus horizontal à la station debout, par la chaleur, etc. Pour les variations d*âge et de sexe, voir : Age et Sexe.

Il y a un rapport déterminé entre la quantité de sang en circulation et la fréquence des battements du cœur. Ainsi, dans la série animale, à mesure que les battements augmentent de fréquence, la quantité de sang qui traverse en une minute 1 kilogramme de poids de l'animal augmente aussi, comme le montre le tableau suivant, dû à Vierordt.

Quantité de sang par minute Nombre do pnlHationn et par kilogramme. par minute.

Cheval 152 65

Homme 207 72

Chien 272 96

Lapîn 620 220

Cabiai 892 320

6** Circulation cardiaque.

Les artères coronaires qui fournissent le sang au cœur, naissent de l'aorte au-dessus de l'insertion des valvules sigmoïdes, mais. à une si faible distance que lorsque ces vahniles se rabattent contre la paroi aortique, leur bord libre atteint presque et quelquefois dépasse l'orifice de ces artères. Tebesius et à sa suite beaucoup d'auteurs, se basant sur cette disposition anatomique, ont prétendu que les artères coronaires ne recevaient de sang que pendant la diastole ventriculaire et que, pendant la systole, l'embouchure des artères coronaires était fermée par les valvules sigmoïdes. Brûcke, dans ces derniers temps, a cherché à édifier sur cette hypothèse une théorie des mouvements du cœur ou ce qu'il appelle Vautomatisme du cœur {Selbststeuei*vng) ; le sang, arrivant pendant la diastole, amènerait en pénétrant dans les ramifications artérielles un élargissement passif des cavités cardiaques. Mais l'opinion de firOcke, appuyée par Ludwig, Hermann, etc., ne peut s'accorder avec ce fait bien constaté que la pulsation des artères coronaires est isochrone à la systole ventriculaire. C'est qu'en réahtéles valvules sigmoïdes ne s'accolent

pas intimement à la paroi aortique au moment de la systole ven* triculaire ; il reste toujours, entre la surface supérieure et Tarière légèrement dilatée à ce niveau (sipus aortiques ou de Valsalva), un espace où le sang se trouve soumis à la même pression que dans le reste de l'aorte et par suite pénètre dans les artères coronaires comme dans les autres branches aortiques, môme quand l'orifice de ces artères se trouve au-dessous du bord libre des valvules sigmoïdes. Aussi ces sinus manquent-ils dans Tartère pulmonaire dont la disposition valvulaire est cependant la même que celle de l'aorte.

Lannelongue a émis Tidée que les mouvements rhythmiques du cœur étaient dus aux variations de la circulation dans les parois des diverses cavités cardiaques. Se basant sur ce fait qu^un muscle qui 8e contracte est à Tétat d'ischémie momentanée, il dresse le tableaa suivant de la circulation pariétale des ventricules et des oreillettes.

c, . , < . , . ( Ischémie de la paroi ventriculaire. systole ventr.cDla.re. .| j^p,^„^„ ^^^ ,^.,^,„^ .nriculalre».

Systole auriculaire. . . l^f.t™* "* " P*"' ««ricolaire.

( Réplétion des vaisseaux ventriculaires.

Dans ce cas» Tafilux sanguin qui se produit pendant la diastole dans les parois des cavités du cœur déterminerait la contraction de cette cavit^. La théorie de Lannelongue s*accorde difDcilement avec ce fait que le cœur, extrait de la poitrine, continue à battre rhythmiquement pendant un certain temps en Tabsence de toute circulation cardiaque.

7* Quantité de sang du cœur.

La quantité de sang lancée par chaque ventricule à chaque systole peut être évaluée à 180 granunes environ. Plusieurs procédés ont été employés pour arriver à cette évaluation ; mais ils sont tous plus ou moins entachés de causes d'erreur.

Procédés. — 1° Mensuration directe. — On peut mesurer directement la capacité du ventricule en le remplissant de sang on d'un liquide d'une densité connue, de façon à amener une dilatation identique à la dilatation normale du cœur.

2° Procédés de Volkmann et de Vierardi. — Connaissant la vitesse du sang dans l'aorte et la Section transversale de ce vaisseau, il est

de douleur, fait déjà constaté par Harvey, et nous n'avons aucune notion, à Tétat noroaal, des contractions cardiaques. Pour Vinnervation du cœvr, voir: Innervation.

9* Travail mécanique du cœur.

Le travail mécanique du cœur peut être évalué facilement, ' mais seulement d'une façon approximative. A chaque systole, le ventricule gauche pousse dans l'aorte 180 grammes de sang, et comme la pression dans l'aorte est de 20 centimètres de mercure, qui correspondent à 2 mètres et demi de sang et qu'il doit donc surmonter cette pression, c'est comme s'il soulevait 180 grammes de sang à 2 mètres et demi de hauteur; l'effet utile du ventricule gauche sera donc par systole égal à 180 X 2 mètres et demi = 0,45 kilogrammètre. Par seconde il sera de 0,54 kilogrammè- Ire, ce qui donne pour 24 heures 46,656 kilogrammètres. Comme la pression dans l'artère pulmonaire est plus faihle que dans l'aorte (un tiers environ), le travail du ventricule droit peut être évalué au tiers de celui du ventricule gauche, soit 15,552 kilogrammètres, ce qui donne un total de 62,208 kilogrammètres par jour pour les deux ventricules. Si l'on réfléchit que le travail mécanique produit par l'homme en 8 heures de travail Q'ournée ordinaire d'un ouvrier) ne dépasse guère 300,000 kilogrammètres, on comprendra facilement quelle énorme quantité de travail doit produire le cœur, puisqu'il accomplit le cinquième environ du travail mécanique total de l'organisme.

Tout le travail mécanique ainsi produit par le cdsur est transformé en chaleur.

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