‹ Nouveaux éléments de physiologie humaine (volume 3)Chapitre 98 sur 126 · PRODUCTION DE CHALEUR · texte numérisé non relu

PRODUCTION DE CHALEUR

Le tableau suivant résume les diflrërenles causes de la déperdition de chaleur et leur yaleur absolue ; les chiflires expriment des calories :

Peu. . . 2,187 I R'y»»*"""" • • 1,823 ^

' } Evaporation 364 )

Poumons 266 i ^'^^P®'*^^*^" ^^2 |

I Écbauffement de Tair inspiré. 84

Écbauffement des ingesta 47

Au Heu de donner la yaleur absolue de la perte de chaleur en calories, on peut donner simplement la valeur relative pour 100. C'est ce que représente le tableau suivant qui montre comment se répartit une perte de iOO calories suivant les divers modes de déperdition de chaleur:

Peau. . . 87,5 j ?»»'>'"'*'»«°' ^3,^

' ( tvaporation ^^'^{^ti

Poumons.. io,7 i ^^P^"^"^"* -, '^^'^

' ( Ëchauffement de 1 air inspiré . 3.5

Éebauffemenl des ingesta 1,8

On voit par ces chiffres que près de 90 p. 100 de la chaleur produite sont éliminés par la peau ; les petits organismes perdent donc beaucoup plus de chaleur qtie les grands, leur surface cutanée étant plus étendue par rapport à la masse du corps, et doivent compenser cette déperdition par une production de chaleur plus intense. Aussi les petits animaux sont-ils en général plus vifs et plus actifs que les grands.

Les conditions qui influencent la déperdition de chaleur doivent être cherchées, d'une part dans l'organisme, de Tautre dans le milieu extérieur, et pour l'homme principalement dans Tatmos|)hère.

Du côté de l'organisme, c'est la peau qui joue le rôle le plus important; son épiderme (mauvais conducteur) s'oppose plus ou moins, suivant son épaisseur, aux déperditions de calorique par conductibilité; ses caractères de sécheresse ou d'humidité ont une influence encore plus grande : en effet, plus l'évaporation est active à sa surface, plus la perte de chaleur est considérable.

Enfin, il en est de même de l'état de ses vaisseaux ; quand ils sont dilatés et remplis de sang, la peau abandonne au milieu

extérieur beaucoup plus de chaleur que quand ils sont rélrtcê et parcourus par une faible quantité do sang.

L'air est mauvais conducteur de la chaleur, mais sa température et son humidité influencent directement la déperditioD de calorique en favorisant ou en contrariant le rayonnement et l'évaporalion. Le mouvement et Tagitation de Tair ont surtout, à ce point de vue, une trèsprande importance. Quand les couches d'air qui entourent immédiatement Torganisme se renoQvelleDt continuellement, la peau perd à chaque instant du calorique par le rayonnement et par Tévaporation (en admettant, ce qui a hea d'habitude, que la température de l'air soit inférieure à celle de l'organisme), tandis que si on maintient une couche d*air autour du corps, comme on le fait par les vêtements, \e refroidissement est beaucoup plus lent ; les vêtements agissent alors comme les doubles fenêtres d'un appartement.

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