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B. PROPRIÉTÉS PHYSIOLOGIQUES DES ÉPITHCLIUMS

La nutrition des tissus épithéliaux est sous la dépendance immédiate de la membrane vasculo-nerveuse sous-épithéliale; le sang fournit à l'épithélium ses matériaux de nutrition, matériaux qui arrivent aux cellules épithéliales par imbibition et de proche en proche, comme le tissu osseux vasculaire fournit les matériaux de nutrition du cartilage invasculaire. Cette nutrition est en général très-a clive, sauf pour les formes pavimenteuses simples dont le rôle paraît tout à fait inférieur.

La formation de certains principes particuliers est un des modes les plus essentiels de la vitalité des tissus épithéhaux et principalement des épithéliums glandulaires. D'autres fois, il n'y a pas production, dans l'intérieur de la cellule, de principes nouveaux, mais simplement extraction de principes formés ou existant dans le sang et dans les tissus. Les cellules épithéliales subissent fréquemment des transformations chimiques particulières ; la plus fréquente est la transformation graisseuse, qui constitue un des modes de sécrétion épithéliale; la transformation cornée se produit dans l'épiderme cutané et en général dans tous les épithéliums exposés aux influences extérieures (air, pressions, etc.); on peut citer encore la transformation pigmentaire telle qu'on l'observe dans les couches profondes de l'épiderme cutané.

La multiplication des épithéliums est encore peu connue. Ce qu'on sait de plus certain, c'est que les nouvelles cellules se forment dans les parties profondes de l'épilhélium; pendant ce processus de multiplication, il se passe du côté de la surface extérieure un processus inverse; les cellules tombent et sont éliminées directement à l'extérieur ; il y a une mue cpithéliale incessante, mue qui, chez l'homme, ne porte que sur de petits

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lambeaux d'épithélium, mais qui, à l'état palhologique ou chez des espèces animales, peut porter sur des parties très-étendues ou même sur la totalité du revêtement épithélial. Cette mue épithéliale se fait non-seulement pour l'épiderme cutané, mais encore pour la plus grande partie du revêtement tégumentaire interne ; ainsi l'épithélium intestinal paraît tomber dans l'intervalle de chaque digestion. -Celte desquammation épithéliale est précédée souvent dune transformation chimique des cellules (surtout graisseuse). L'élimination des épithéliums est donc totale et non moléculaire comme celle des tissus profonds, et le renouvellement est total aussi : ni le sang, ni la lymphe ne reçoivent, sauf certains cas exceptionnels, les déchets des tissus épifhéliaux. Ceci est vrai môme pour les tissus épilhéliaux qui paraissent le plus profondément situés, comme les glandes dont les conduits excréteurs maintiennent la communication de la surface glandulaire avec la surface tégumentaire, c'est-à-dire avec l'extérieur.

La sensibilité des tissus épithéliaux est nulle, mais leur rôle dans les diverses sensations est très-important (voir : Sensations); et de plus, il peut s'interposer, entre les éléments épithéliaux purs, des éléments nerveux qui donnent au tissu épithélial une sensibilité d'emprunt, comme dans la cornée.

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