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QUANTITE PAR KILOGRAMME DB GLANDES

losr3Dnme

di.

poids n corps.

des glandes.

Quantité

de

sécrétion.

Quantité

de

parties

solides.

Qnanti.e de

sels.

Quantité

de matière

orga-

nii^ut s .

40 gr.

180 gr.

8,333 gr.

222 gr.

83 gr.

139 gv

Urine 1,500 gr.

Bile 1,000

Lait 1,3.50

Salive 900

Suc pancréatique. 250

On voit, par ce tableau, quelle différence il y a, à poids égal, entre l'activité des diverses espèces de cellules glandulaires.

La cfuantité de la sécrétion varie suivant certaines conditions étudiées pour chaque sécrétion en particulier, et ces variations sont plus marquées pour les sécrétions du premier groupe que pour les autres.

Aux variations de la quantité totale de la sécrétion correspondent des variations de quantité des divers principes qui la constituent; mais tous ces principes ne varient pas dans le même rapport. L'eau d"abord, et en seconde ligne les principes salins, y contribuent beaucoup plus que les substances albuminoïdes ; aussi, en général, quand une sécrétion augmente, elle devient en

■ PHYSIOLOGIE DES ÉTITHE LIUMS. 249

même temps plus aqueuse et plus pauvre en substances solides, surtout en albuminoïdes.

Il y a une certaine corrélation entre les différentes sécrétions et principalement entre les sécrétions par filtralion, au point de vue delà quantité; ainsi, quand la quantité de la sueur auirmente, celle de l'urine diminue. Il y a donc une sorte de balancement entre la peau et les reins, et ce balancement existe nonseulement pour la quantité totale de la sécrétion, mais pour la quantité des divers principes et surtout de l'eau et des sels; les deux surfaces épithéliales peuvent se suppléer dans de certaines limites.

Mécanisme des sécrétions. — On ne connaît encore que d'une façon très-incomplète le mécanisme de la sécrétion ; cependant des recherches récentes, faites spécialement sur les glandes saiivaires, ont permis d'analyser plus profondément le phénomène. Auparavant, on croyait que la pression sanguine avait le rôle principal dans la sécrétion ; que, sous l'influence de cette pression, le plasma sanguin transsudait à travers les parois des capillaires et était modifié au passage par l'épithélium glandulaire. Mais il est prouvé aujourd'hui que la circulation sanguine n'a qu'une influence indirecte sur la sécrétion. Ludwiir. en effet, par une expérience célèbre, démontra que la pression dans les conduits saUvaires pouvait être supérieure à la pression du sang artériel de la glande; en outre, la sécrétion salivaire peut continuer sur une tête coupée, malgré la vacuité des vaisseaux et en l'absence de toute pression sanguine. Enfin, fait accessoire, mais utile à mentionner, la température du liquide sécrété peut être supérieure à celle du sang artériel qui entre dans la glande, preuve que celle-ci est le siège d'un travail chimique assez actif. Toutes ces données autorisent à concevoir le phénomène de la sécrétion de la façon suivante :*

Une sécrétion se compose de deux actes ou deux phases distinctes et, jusqu'à un certain point, indépendantes.

1° Une filtration du plasma sanguin à travers les parois des capillaires; ce plasma s'épanche dans les lacunes lymphatiques qui entourent let; acini glandulaires, et c'est dans cette lymphe que les éléments glandulaires prendront les éléments de leur sécrétion. Celte filtration est sous l'influence de la pression sanguine et varie en intensité suivant toutes les conditions qui font

varier cette pression ; c'est là, à proprement parler, Vacte jjréparatoire de la sécrétion;

2° Une activité des cellules glandulaires qui prennent dans la lymphe les matériaux nécessaires pour la sécrétion et les modifient plus ou moins; cette deuxième phase est Vacte essentiel de la sécrétion ; il est sous la dépendance médiate de la première phase, en ce sens que la filtration fournit le liquide dont ont besoin les cellules glandulaires et le renouvelle si la provision en est épuisée; sans cela la sécrétion s'arrêterait faute d'aliments; mais il en est indépendant d'une façon immédiate.

En effet, on peut abolir isolément chacun des deux processus sans enrayer l'autre. On a vu plus haut que la sécrétion continue sur une tète coupée, et il en est de même si on interrompt la circulation dans la glande; la salivation continue pendant un certain temps. D'un autre côté, on peut arrêter la sécrétion, tout en laissant la filtration sanguine se produire; si, par une injection de carbonate de soude dans le conduit salivaire, on détruit l'activité des cellules glandulaires et qu'on augmente la pression sanguine par l'excitation de la corde du tympan, la Oltration sanguine continue à se faire, mais la glande ne sécrétant plus, le liquide transsudé s'accumule dans les lacunes lymphatiques et la glande s'œdématie. (Gianuzzi.)

Le rôle des nerfs dans les sécrétions est en rapport avec le mécanisme qui vient d'être expliqué. A chacun des deux actes de la sécrétion correspond une catégorie spéciale de nerfs : à la tlUration, des nerfs vasculaires, qui règlent la circulation glandulaire et la pression sanguine ; à la sécrétion proprement dite, des nerfs glandulaires, qui agissent directement sur les cellules épithéhales des acini.

L'indépendance de ces deux actes n'empêche pas qu'ils ne marchent en général ensemble et du môme pas; habituellement, quand la filtration s'exagère, la sécrétion s'exagère aussi, et vice versa. En elfet, une sécrétion intense suppose un renouvellement plus fréquent de la lymphe périglandulaire et une activité plus grande de l'acte préparatoire de la sécrétion; c'est là ce qui explique le fait observé par Cl. Bernard, que le sang veineux des glandes en activité est rouge clair et non rouge, foncé, par suite de l'accélération de la circulation glandulaire.

Rôle des sécrétions. — Les sécrétions ont tantôt un rôle

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mécanique, comme la sécrétion sébacée qui protège la surface cutanée, comme la salive dans la mastication; tantôt un rôle chimique, comme Ta plupart des sécrétions digestives qui opèrent des transformations chimiques des substances alimentaires ; d'autres fois, elles ont un rôle plus spécialement limité, comme la sécrétion spermatique. D'autres, enfin, n'ont qu'un rôle de dépuration et d'élimination, comme l'urine, et ne servent qu'à déverser à l'extérieur les déchets provenant de l'usure des tissus ou de l'oxydation des aliments absorbés ; ce sont les sécrétions excrémenliliclles.

Une fois leur action produite, les liquides sécrétés ne sont pas tous et en totalité éliminés de l'organisme; les pertes seraient alors beaucoup trop considérables et épuiseraient le corps trop rapidement. Une grande partie des principes sécrétés sont repris par d'autres surfaces épithéliales et repassent dans le sang, tels sont la salive, le suc gastrique, etc.; quelques-uns y repassent en entier; d'autres restituent seulement quelques-uns de leurs principes, comme la bile. On a donné aux premières le nom de sécrétions récrémentUielles, aux secondes celui de sécrétions excrcmento-récrémentitielles: les sécrétions excrémentilielles, comme l'urine, sont éliminées en totalité.

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