‹ Nouveaux éléments de physiologie humaine (volume 4)Chapitre 175 sur 296 · C-H-0* -+- CH^Az · texte numérisé non relu

C-H-0* -+- CH^Az

Acide

Ac. oxa- Urée.

oxalurique.

lique.

Les graisses fournissent aussi de l'acide oxalique (voir page 201) et il en est de même des hydrocarboués :

C«H'-0« -h 50 = 2C-H-0* + 2C0- -h oII-O

Glycose. Acide

oxalique.

Mais, à l'état normal, la production d'acide oxalique dans l'organisme est très-limitée et c'est à peine si on en trouve une petite quantité dans l'urine (sous forme d'oxalate de chaux); habituellement la décomposition des substances qui lui ont donné naissance n'en reste pas là et, par son oxydation ultérieure, l'acide oxalique se transforme en acide carbonique et en eau :

L'acide oxalique peut aussi provenir de la décomposition des acides végétaux et de l'alimentation végétale.

Le lieu de formation de l'acide oxalique est tout à fait inconnu.

Les acides aromatiques, comme l'acide benzoïque, peuvent provenir aussi du dédoublement des albuminoïdes.

C. Cholestérixe. — La cholestérùie, G'-'^E'^'^O, est la substance la plus riche en carbone des substances non azotées. Son origine est encore douteuse; cependant elle semble provenir des matières albuminoïdes. Fliiit la regarde comme un produit de désassimilation de la substance nerveuse ; elle passerait dans le sang pour être éliminée par le foie avec la bile; il a en efTet, dans ses recherches, trouvé toujours une plus forte proportion de cholestérine dans le sang de la veine jugulaire que dans le sang de la carotide, et, dans les cas d'hémiplégie, il aurait constaté l'absence de cholestérine dans le sang veineux des membres paralysés. Mais les conclusions de Flint ne peuvent être acceptées que si de nouvelles expériences viennent confirmer sa théorie. Certaines raisons, au contraire, tendraient à faire croire que la cholestérine ne doit pas- être considérée uniquement comme un produit de désassimilation. En eifet, la cholestérine se rencontre en assez forte proportion dans l'œuf et les tissus de nouvelle formation; elle accompagne presque toujours la lécithine qui est pour elle un dissolvant et peut-être, comme le croit Beneke, faudrait-il lui attribuer une signification plus élevée (histpgénétique ?) que celle d'un simple produit de désassimilation.

D. Acide carboxique. — Vacide carbonique, CO-, est, avec l'eau, le degré ultime de la décomposition des principes de désassimilation non azotés. Seulement, comme on a vu que ces principes proviennent en parlie des albuminoïdes, une partie de l'acide carbonique formé, un quart environ, provient de ces dernières substances; le reste est formé parles hydrocarbonés, les graisses et, accessoirement, par les acides végétaux. Ainsi, si l'on évalue le carbone total éliminé en 24 heures à 28 (§'■,20, Gls"", 18 proviendront du carbone des albuminoïdes ivoir page 500).

Cet acide carbonique se forme probablement partout, dans tous les tissus et dans tous les organes ; mais c'est dans les muscles surtout que sa production est la plus active; c'est là le foyer véritable du dégagement d'acide carbonique dans l'organisme.

E. Eau. — L'eau représente aussi, comme l'acide carbonique, un destermes ultimes de la série des désassimilations. Mais la quantité d'eau formée dans l'organisme est très-faible. Cette eau est probablement formée en grande partie par oxydation et c'est à cette oxydation que doit être employé l'oxygène qui disparait dans l'acte de la respiration. En effet, le volume de l'acide carbonique expiré est plus faible que le volume de l'oxygène inspiré, et cependant si tout l'oxygène inspiré contribuait à la production de l'acide carbonique expiré, ces volumes devraient être égaux. Cet oxygène sert donc probablement à oxyder l'hydrogène des substances organiques et principalement des graisses qui sont si riches en hydrogène. Peut-être aussi un peu d'eau peut-il se former dans l'organisme par de simples dédoublements et sans oxydation; mais nous n'avons là-dessus aucune donnée précise.

DESASSIMILATIO-X. 537

3*^ Sels.

A. Carbonates. — Une partie seulement des carbonates se forme dans l'organisme, le reste provient directement de l'alimentation. Les acides végétaux ingérés avec les aliments constituent la source principale de la formation des carbonates; des expériences nombreuses ont montré que les acides organiques, malique, tartrique, etc., ingérés ou injectés dans le sang, sont décomposés et transformés en carbonates. Aussi le sang et Furine des herbivores sont-ils plus riches en carbonates que ceux des carnivores. La même transformation est subie par les acides organiques qui prennent naissance dans l'organisme même par l'effet des actes nutritifs lacide lactique, oxalique, etc.).

B. Phosphates. — Les phosphates proviennent presque exclusivement de l'alimentation, sauf une petite partie qui peut provenir de la désassimilation de la lécithine (acide phosphoglycérique).

G. Sulfates. — Une partie des sulfates éliminés provient évidemment du soufre des matières albuminoïdes. et il est très-probable que la cystine et la taurine représentent des produits intermédiaires de cette désassimilation. E. Salkowsky a obtenu, par l'ingestion de la taurine, des résultats variables suivant l'espèce animale; une partie passe inaltérée dans l'urine, tandis qu'une autre partie était décomposée et transformée en sulfates (lapin). Chez Ihomme, les sulfates ne sont pas augmentés, mais on trouve dans l'urine un corps, C^H^Vz-SO' (acide taurocarbamique) qui, chauffé avec l'eau de baryte dans un tube scellé, se transforme en taurine, acide carbonique et ammoniaque.

, C^H^Az-SO' 4- H-Û = C-H'AzSO^ -+- GO- -H AzH'

Ac. taurocar- Taurine,

bamique.

D'après Schultzen, l'acide sulfurique se séparerait des albuminoïdes (taurine) sous forme d'acide sulfamique, H-AzSO-, qui se décomposerait en ammoniaque et en acide sulfurique. L'ammoniaque s'unirait à l'acide carbamique, CH^AzO-, pour former de l'urée :

CHUzO- -t- AzH^ = GH^Az-0 — H-0

les sulfates sont éliminés par l'urine.

Tout le soufre provenant de la désassimilation des substances albuminoïdes ne s'élimine pas à l'état de sulfates. Sertoli et, après lui, Lobi.sch et Salkowsky ont trouvé dans lurine un corps contenant du soufre et qui n'a pu encore être isolé.

Aliments d'épargne. — On attribue à quelques substances, alcool café, thé, coca du Pérou, maté du Brésil, la faculté d'enrayer la désassimilation et de diminuer les décompositions internes de l'organisme;

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il en résulterait que ces substances peuvent, grâce à cette propriété, épargner une certaine quantité d'aliments, d'où le nom d'aliments d'épargne ou antidéperditeurs qui leur a été donné. Mais les recherches sur ce sujet sont encore trop insuffisantes pour qu'on puisse formuler des conclusions précises. (Voir: Marvaud, EJJfets physiologiques et thérapeutiques (les aliments d" épargne, 1871.)

Bibliographie «le la nntritiou. — Boussixgault : Economie rurale, 1844.

— Dumas et Bot.ssixgai-lt : Essai de statique chimique des êtres organisés, 1844.

— Barral : Statique chimique des animaux, 1850. — L. W. Bischoff et Voit : Die Gesetze der Ernâhrimg, 1860. — Pettkxkofer et Voit et Ecole de Munich : Série de mémoires dans la Zeitschrift fUr Biologie, passim. — Ritter : Thèse sur les Modifications chimiques que subissent les sécrétions sous l'influence de quelques agents qui modifient le glohule sangidn, 1872. — W. Bexeke : Grundlinien der Pathologie des Stoffaechsels , 1874. — Voir en outre les Traités de chimie physiologique et les Recueils de chimie pour les travaux de Boussixgault , Liebig, Dumas, etc.

Article second. — PhysioloCtIe du mouvement.

Les organismes vivants sont des producteurs de forces vives. Ces forces vives, comme on l'a vu dans les prolégomènes, ne sont en réalité que des modes divers de mouvement, mouvement qui se dégage tantôt sous forme de travail mécanique extérieur, tantôt sous forme de chaleur ou d'électricité, tantôt enfin sous cette forme plus obscure et plus mystérieuse encore à laquelle on donne habituellement le nom de force nerveuse ou d'innervation.

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