REGIONS D ARTICULATION
Continues ^ ^"'"'^^
/ molles
, . , \ dures
1 simples. .
p , . • ) / molles. . . ,
Explosives l
i . . \ dures ....
aspirées. .
^ ^ I molles .....
Vibrantes ■,
Nasa/es
Guttu
Labiales.
Linguales.
raies
CH
SGH,Z
TH
KH
BH
DH
GH
PHYSIOLOGIE FONCTIO>\\ELLE.
J.es figures 12i à 129 donnent les formes diverses de la cavité buccale, dans les divers genres de consonnes, suivant les régions d'articulation et le mode de formation du son.
D'après quelques auteurs, outre les sons formés dans la cavité
Fig. 124. Fig. 125.
bucco-pharyngienne, il s'en produirait encore dans le larynx même. Ainsi, d'après Czermak, les consonnes gutturales arabes se produiraient à l'orifice supérieur du larynx. Enfin, il faut ranger à part l'esprit rude, spiritus asper, H as-
^'3- '27. Fig. 1-28. Fig. 129.
pirée, sur lequel il y a eu tant de discussions grammaticales et physiologiques qui ne sont pas encore terminées. L'esprit doux,
spiritiis lenis, ne paraît être autre chose que le souffle léger dû au rétrécissement de la glotte au moment où on va émettre un son ; il se ferait entendre au début de toutes les voyelles qui ne sont pas précédées de l'esprit rude.
La façon dont se forment les consonnes permet d'expliquer facilement les permutations de sons dont on trouve lant d'exemples dans le langage vulgaire. En premier lieu, tous les sons qui se produisent clans une région déterminée d'articulation pourront se remplacer aisément sous des influences diverses; ainsi, pour les labiales on dira B pour P et Ppour B ; dans les linguales on confondra T et D, dans ies gutturales K et G, et une langue passera facilement de l'une à l'autre. Les permutations se produisent aussi entre les consonnes qui ont le même mode de formation ; ainsi L et U (colonel, coronel). Enfin, les permutations peuvent même se faire d'un lieu d'articulation à l'autre, et la physiologie explique aussi ce fait puisque nous avons vu qu'on réalité il y a des transitions insensibles entre les diverses positions que peuvent prendre les parties mobiles de la cavitc buccale: il n'y a pour cela qu'à se reporter aux figures données plus haut. Ainsi la langue hawaïe ne fait pas de distinction entre le K et le T, et les gens du peuple disent souvent mékié pour métier, ami hic pour amitié [^).
'') Je crois devoir donner ici, d'une façon plus de'taille'e, le nDe'cauisme des principales voyelles et consonnes :
Voyelles. — A ifig. 122). La Louche est largement ouverte ; la langue est abaissée, sauf dans sa partie moyenne qui est un peu bombée et durcie et masque la partie inférieure de l'istlime du gosier; le voile du palais est légèrement tiré en bas et entre la paroi postérieure du pharynx et le voile se trouve un espace étroit, de sorte que l'occlusion des fosses nasales n'est pas hermétique.
É. La cavité buccale est un peu moins largement ouverte que dans l'A. La langue est plus bombée et se rapproche du palais, surtout en arrière, de façon à donner à la bouche la forme d'une fiole à col rétréci. Le larynx s'élève de quelques millimètres en passant de A à E.
I (fig. 121). La cavité buccale est réduite à son minimum ; la langue, trèssoulevée, se rapproche de la voûte palatine et du voile du palais en circonscrivant un isthme étroit qui s'élargit en avant et en arrière ; l'oritice buccal a la forme d'une fente transversale. Le voile du palais est élevé et s'applique contre la paroi postérieure du pharynx, de façon à fermer hermétiquement les fosses nasales. Le pharynx est à son maximum de hauteur.
0. Le mécanisme est intermédiaire entre A et OU. La cavité buccale est un peu moins large ; l'orifice labial arrondi, un peu rétréci. Le larynx est presque aussi bas qu'en OU.
OU {fig. 120). Le larynx est situé le plus bas possible et les lèvres se portent un peu en avant pour allonger encore le tube additionnel. La langue est légèrement excavée à sa partie antérieure, de façon à transformer la
Beaunis, Phys. 39
5° Des variations dans la j^roduction des sons
articulés.
1° Age. — On observe facilement chez l'enfant le passage du cri à la voix articulée, et chez lui le développement de la parole (prise uniquement ici au point de vue de son mécanisme brut) suit pas à pas le développement anatomique des organes. Ainsi, les premières consonnes qu'il émet sont les labiales, dont la prononciation est facilitée par le volume des lèvres, ba, pa, ma.
bouche en une sorte de cavité' un peu re'trécie en arrière et se terminant eu avant par une ouverture arrondie assez étroite (orifice labial).
U. La cavité buccale a une forme intermédiaire entre OU et I et plus rapprochée de ri que de l'OU, tandis que l'orifice labial, au contraire, est arrondi comme dans l'OU, mais encore plus projeté en avant.
Consonnes. — i° Continues : F (fig. 127). La lèvre supérieure s'applique contre l'arcade dentaire supérieure; la mâchoire inférieure se retire un peu en arrière et le bord de la lèvre inférieure vient s'appliquer mollement au bord inférieur des dents supérieures. La langue et la cavité buccale ont la position de l'expiration vocale ou de l'E muet.
V se prononce à peu près par le même mécanisme.
S. Les arcades dentaires sont rapprocîiées, et la pointe de la langue s'applique soit aux dents inférieures, soit aux dents supérieures, en constituant un canal étroit dans lequel le courant d'air vient se briser contre le bord tranchant des dents. — Z se produit par le même mécanisme.
SCH. La pointe de la langue s'apphque contre la partie antérieure de la voûte palatine. Les arcades dentaires sont un peu plus écartées que dans l'S.
CH. Le dos de la langue se rapproche de la base du voile du palais. Dans la forme douce J, à peu près seule usitée en français, le canal bucco-palatin est moins étroit et le voile du palais un peu plus élevé.
2° Explosives : P {fîg. I2i). 11 y a occlusion complète du courant d'air par le rapprochement brusque des deux bords de la lèvre supérieure et de la lèvre inférieure ; le son se produit tantôt à l'occlusion, tantôt au momeut où l'occlusion cesse. La différence entre P et B consisterait, d'après Max MùUer, en ce que dans P la glotte est largement ouverte, tandis que dans B elle est légèrement rétrécie ; mais cette différence me parait plutôt tenir à une dillerence dans l'occlusion, qui est moins prononcée dans le B.
T, D ifg. 125). Dans le T et dans le D, l'occlusion se produit par l'application de la pointe de la langue contre la face postérieure des dents supérieures ou l'arcade alvéolaire supérieure.
K, G (fig. 126). La partie moyenne (et la base) de la langue s'applique contre le voile du palais.
3"^ Vibrantes : L. La pointe de la langue s'applique contre le rebord alvéolaire de la mâchoire supérieure et la partie antérieure de la voûte palatine; le courant d'air passe de chaque côté entre les molaires postérieures en faisant vibrer les bords de la langue.
II. Il y a trois espèces d'R suivant la région d'articulation. L'R labial n'existe dans les langues que dans quelques interjections, comm.e dans le Brrrou du froid. L'Il lingual (R ordinaire) se produit par l'application des
Pins tard, quand les arcades dentaires s'accroissent et que les dents ont fait éruption, les dentales apparaissent, ta, da; enfin, les dernières à se montrer sont les gutturales, à cause du développement plus tardif du voile du palais; l'enfant dira, par exemple, tâteau pour gâteau.
T Variations individuelles. — Les variations individuelles sont très-nombreuses et dépendent la plupart du temps des dispositions anatomiques des organes de la parole, comme dans le blaisement, le zézayement, le grasseyement', etc.; quelquefois, cependant, leur origine doit être cherchée plus loin dans le système nerveux, comme dans le bégayement, par exen>i:)le.
La ventriloquie n'a pas lieu, comme on le croit quelquefois, dans l'inspiration ; la voix se produit, en réalité, dans l'expiration ; seulement la glotte est plus étroite et les muscles abdominaux soumettent l'air expiré à une forte pression, ce qui donne à la voix un timbre spécial qui peut tromper sur la distance et la direction.
S** Altérations phonétiques. — Les altérations phonétiques sont très-nombreuses et ont une influence capitale dans l'histoire et le développement des langues. Ces altérations consistent surtout en permutations de sons, en substitution d'un son à un autre son qui, en général, est voisin du premier. On a déjà vu plus haut quelques-unes de ces permutations entre les consonnes. Mais on les observe aussi entre les voyelles; par exemple, dans la transformation si commune de l'A en E, comme dans rosa et rose. Une altération phonétique qui joue un très-grand rôle dans certaines langues, c'est la nasalisation, comme dans le changement de latcrna en lanterne. Ces altérations phonétiques tien-
bords de la langue à l'arcade dentaire supérieure ; l'air passe entre la partie antérieure delà voûte palatine et la pointe de la langue et fait entrer celle-ci en vibration. Dans l'R guttural {fig. 128), c'est l'extrémité de la luette qui entre en vibration.
4" Nasales .- M. Elle se produit par l'occlusioa des lèvres, comme le P et le B; seulement, le voile du palais est abaissé et le courant d'air passe à la fois par la bouche et les fosses nasales. — L'N (fig. 129) se produit par le même mécanisme que le D, mais avec abaissement du voile du palais. NG n'est, de même, que la nasalisation de G.
Pour de plus amples détails sur ce mécanisme si compliqué de l'articulation des sons, voir les travaux cités dans la bibliographie et spécialement ceux de Brvicke et de Merkel.
(')Le blaiseynent estla. sul)stitution d'une consonne faible à une forte, Zà S, D à T, etc. Le zézayement est le remplacement de J ou G par Z. Le grasseyement est une prononciation spéciale de l'R ou son remplacement par l'L ou sa suppression.
612 PHYSIOLOGIE FOx\CTIO^'NELLE.
nent en première ligne, comme nous l'avons vu, à la parenté du mécanisme des sons permutants; mais il en est quelques-unes pour lesquelles cette explication n'est plus acceptable (').
4° Influence de la race et de la langue. — L'étude de cette influence est plutôt du ressort de la linguistique, mais elle présente cependant au physiologiste un intérêt assez grand pour qu'il soit utile d'en dire quelques mots.
Les voyelles sont très-communes dans certaines langues et surtout dans les langues primitives, sans qu'on puisse faire de cette vocalisation un caractère général. Ainsi, dans la langue liawaïe, on ne trouve jamais deux consonnes de suite et les mots ne peuvent jamais unir par une consonne. La richesse des langues en consonnes est très-variable; on en trouve 48 en hindoustani, 37 en sanscrit, 28 en arabe, 23 en hébreu, 20 en anglais, 17 en grec, en latin, en français, en mongol, 11 en finnois, 10 et même moins dans les dialectes polynésiens. Si Ion prend maintenant les différents groupes de consonnes, on arrive à des résultats curieux. Les gutturales sont, en général, très-ricbes dans les langues sémitiques et plus nombreuses dans les langues primitives sauvages. Cependant elles manquent dans quelques dialectes des îles de la Société. Ainsi les indigènes ne pouvaient prononcer le nom du capitaine Cook ; ils disaient TtU pour Cook. Parmi les labiales, le D manque en mexicain, en péruvien et en chinois, TS dans plusieurs langues polynésiennes. Les labiales sont complètement absentes chez les Mohawks, même dans leur enfance, ce qui parait assez extraordinaire; TF et le V manquent dans la langue australienne. Les nasales, si usitées en français, n'existent pas chez lesHurons et chez quelques peuplades. américaines. Enfin, l'R manque dans beaucoup de langues et, en particulier, en chinois. Il serait bien diftlcile d'expliquer actuellement ces singularités physiologiques.
Outre ces variations presque inexplicables, les langues présentent d'autres variations plus régulières et qu'on a pu même formuler en lois. En général; tout idiome tend à devenir plus commode et plus coulant (-), et les langues sout, comme les organismes, en état de mutations inces-
(') Comment expliquer, par exemple, que la jota espagnole remplace li dans les mots venant du latin, comme mulier^ filius, quoique l qH existent en espagnol?
(-) C'est surtout sur les finales que ces mutations s'exercent. Le français nous en offre un exemple curieux. Notre E muet remplace jusqu'à sept terminaisons latines. Exemple : musa, muse; utihs, utile; curvus, courbe; aflirrno, j'affirme; affirmai, il affirme; templw?», temple; cxordH/m, exorde (Egger). La paresse musculaire joue un grand rôle clans ces mutations; les langues usent peu à peu leurs aspérités, et les sons qui exigent le moindre effort musculaire possible finissent par remplacer ceux qui demandent une articulation énergique.
santés, mutations d'autant plus rapides que les langues sont plus pauvres en documents écrits. Ainsi, tandis que dans les langues des peuples civilisés et possédant une littérature, des siècles peuvent s'écouler sans modiQer profondément la phonétique du langage, les dialectes des peuplades sauvages se moditient en quelques années, et quelquefois de façon à devenir méconnaissables (' i.
5° Influence du climat. — Le climat a une influence réelle sur l'articulation des sons, et surtout sur les voyelles. La voyelle A, qui exige une large ouverture buccale et par conséquent laisse pénétrer profondément l'air extérieur dans la bouche, est bien plus fréquente dans les langues du Midi, l'arabe par exemple, que dans les langues du Nord. Aussi, dans le passage du latin au français (du Midi au Nord), voit-on A disparaître et se changer en E muet. De là cette sonorité qui est le caractère général des langues méridionales et qui contraste avec la séchere^e des langues du Nord. Cette influence du climat se fait sentir aussi, quoique moins fortement, sur l'articulation des consonnes. Les
C) Les lois de Grimm offrent un remarquable exemple de l'accord qui existe entre la phonétique linguistique et la phonétique physiologique : c'est à ce titre que ie crois devoir les donner d'après Max Mûller: « Si les mêmes racines des mêmes mots existent en sanscrit, en grec, en latin, en celtique, en slavon, en lithuanien, en gothique et en haut-allemand, lorsque les Indous et les Grecs prononcent une aspirée, les Goths et, en général, les Bas- Allemands, les Saxons, les Anglo-Saxons, les Frisons, etc., prononcent l'explosive douce, et les Hauts-Allemands l'explosive dure correspondantes. Dans ce premier changement, les races lithuaniennes, slavonnes et celtiques, prononcent de même que le gothique ; on arrive à cette formule :
Grec et sanscrit KH TH PH
Gothicjue, etc G D B
Ancien haut-allemand. . . K T P
Deuxièmement, si en grec, en latin, en sanscrit, en lithuanien, en slavon et en celtique, on trouve une explosive douce, on trouvera en gothique l'explosive forte et en ancien haut-allemand l'aspirée correspondantes :
Grec, etc G D B
Gothique K T P
Ancien haut-allemand . . CH Z F (ph).
Troisièmement, lorsque les six langues nommées plus haut montrent une consonne forte, le gothique montre l'aspirée et l'ancien haut-allemand l'explosive correspondantes. Cependant, dans ce dernier, la loi n'est valable que pour la série linguale ; pour les labiales et les gutturales, on a habituellement F et H au lieu de B et G :
Grec, etc K T P
Gothique H (G, F) TH (D) F (B)
Ancien haut-allemand. . . H (G, K) D F (B, V)
Les lettres entre parenthèses indiquent les modifications qui se rencontrent moins généralement que les autres.» Il n'y a qu'à comparer ces formules au tableau de la page. 607, pour voir immédiatement la concordance de la linguistique et de la physiologie.
614 PHYSIOLOGIE FOXGTIO>'>'ELLE.
labiales sont employées bien plus fréquemment chez les peuples du Midi que chez ceux du Nord.
Influence de l'innervation. — Les nerfs qui entrent en jeu dans la parole sont, outre les nerfs des muscles respirateurs et du larynx, les nerfs moteurs de la langue, du voile du palais et des lèvres, c'est-à-dire le facial (voile du palais et lèvres), l'hypoglosse (langue), le glosso-pharyngien et le pneumogastrique (voile du palais). L'étude de ces difTérents nerfs sera faite avec les nerfs crâniens.
Pour les centres nerveux qui interviennent dans la parole, je renvoie au chapitre qui traite de la physiologie des centres nerveux.
Transcription figurée des sons articulés. — Alphabet phonétique. — Les sous articulés peuvent être symbolisés par des signes écrits conventionnels, ou lettres, et la série des sons ainsi symbolisés d'une langue constitue l'alphabet de cette langue. Malheureusement, les bases sur lesquelles sont construits ces alphabets sont tout à fait irrationnelles. Dans un alphabet phonétique parfait, chaque son simple devrait être figuré par un signe distinct. Or, il est bien loin d'en être ainsi. D'une part, certains sons simples, telles sont les voyelles nasales françaises, ne sont figurés par aucun signe ; d'autre part, on trouve un seul signe pour figurer des sons composés, X, par exemple, pour KS; enfin, un son unique peut avoir deux signes différents. D'Escayrac de Lauîure a calculé qu'en français le son 0 peut s'écrire de 43 manières différentes. En outre, les diverses langues donnent des valeurs phonétiques différentes aux mêmes signes, ce qui introduit une difficulté énorme dans l'étude des langues étrangères. Frappés de ces inconvénients, Lepsius et, après lui, plusieurs auteurs ont cherché à construire des alphabets phonétiques, de façon que chaque lettre ou chaque signe correspondit à un son déterminé, de sorte qu'une phrase écrite dans une langue pourrait être prononcée correctement par quelqu'un qui n'aurait jamais entendu parler dans cette langue. On aurait donc ainsi un alphabet commun, international, qui, une fois connu et adopté, rendrait les plus grands services. Malheureusement, pour rendre cet alphabet commun acceptable, Lepsius conserva les caractères romains usités par la plupart des peuples civilisés et il en résultait cet inconvénient que les signes adoptés par Lepsius correspondaient, suivant telle ou telle langue, à des sons articulés différents et qu'il devenait, par conséquent, très-difficile de s'accorder sur leur mode de prononciation. En outre, l'alphabet de Lepsius présentait des erreurs au point de vue physiologique. Briicke d'abord,' puis Thausing, G. L. Merkel, suivirent une autre voie et employèrent des signes complètement nouveaux. Ils partirent de ce principe que les éléments essentiels de la parole, région d'articulation, formes de la cavité buccale, modification du courant d'air (ex-
plosives, continues, etc., devaient être représentés par des sig-nts soil conventionnels, soit imitatifs, de façon que récriture se calquât sur le mécanisme physiologique de la parole. Briicke et Merkel employèrent des signes nouveaux, et Thausing une sorte de notation musicale' Ou trouvera dans les ouvrages de ces auteurs des phrases écrites dans ces divers modes de transcription, qui ne peuvent avoir jusqu'ici qu'un intérêt de curiosité scientifique.
Production des sons articulés chez les animaux. — Beaucoup d'animaux possèdent, comme Thomme, la voix articulée. Ils ne s'élèvent pas jusqu'à la formation des mots, à moins que ce ne soit par imitation, comme le perroquet et quelques autres oiseaux; mais ils produisent naturellement des sons articulés. Les mammifères ne dépassent guère la production des voyelles; cependant ils peuvent aussi émettre des consonnes; ainsi le B se distingue nettement dans le bêlement de l'agneau, et ces exemples pourraient être multipliés. Mais les consonnes existent surtout dans le chant des oiseaux, et on y reconnaît nettement Z, S, P, T, G, K, R, X etc.