DU COÏT
Pour que les spermatozoïdes aillent féconder l'ovule, il faut que sperme arrive dans la cavité utérine ; c'est là le but du coït. ur que l'acte du coït puisse s'effectuer, il faut que le pénis du il(^ présente une certaine rigidité, soit en état d'érection. L'éction doit donc précéder le coït, et le coït lui-môme a pour :me fmal l'éjaculation.
1° De Vérectio
Chez l'homme, l'érection porte sur les corps caverneux du pénis sur le corps spongieux de l'urètlire (bulbe et gland). Le pénis quiert alors un volume 4 à 5 fois plus considérable que le ilume habituel; il est dur, rigide, chaud, et présente une courire qui s'accommode à la courbure du vagin. Cette érection iccompagne en outre d'une excitabilité beaucoup plus grande : la muqueuse du gland et du prépuce.
Le mccmiisme de V érection est très-controversé. Les mailles du tissu verneux sont gorgées de sang, et cette augmentation de quantité de iig paraît tenir à deux causes : 1° à un afflux sanguin plus considéble par les artères dilatées, 2° à des obstacles au retour du sang veiux ; mais les causes de cette dilatation artérielle et de cette obstruc- 'U veineuse sont très-obscures.
Pour ce qui concerne la dilatation artérielle, certains auteurs olliker) la considèrent comme une paralysie vasculaire réflexe anajue à celle qu'on observe dans les cas de rougeur de la face, par ;emple ; d'autres auteurs admettent Fintervention de nerfs vaso-dila-
tateurs, comme les filets de la corde du tympan (voir : Innervatioji vasci motrice, page 967). Quoi qu'il en soit, l'épaisseur de la tunique mus culaire des artères du tissu érectile permet une dilatation considérabi (active ou passive) de ces artères et un afflux sanguin correspondan
La diminution de calibre des veines doit être cherchée dans d€ dispositions anatomiques variables pour chacune des veines de retou (compression des veines profondes par le transverse du périnée, de veine dorsale par le muscle de Houston, invariabilité de grandeur de trous de Talbuginée qui ne permettent pas aux veines qui les traverser de se dilater, etc.).
Cependant, si ces deux conditions suffisent pour amener une dilatî tion du pénis, cette dilatation hyperémique n'aurait jamais les cara( tères de l'érection si l'on ne faisait intervenir des actions musculaires ces actions musculaires consistent en des contractions rhythmiques de bulbo et des ischio-caverneux qui refoulent le sang vers les partie antérieures des organes érectiles, et en des contractions des fibre lisses qui occupent les trabécules du tissu érectile ; en résumé, si c"e; à l'afflux sanguin que le pénis doit son volume, c'est à la contractio musculaire qu'il doit sa rigidité.
Le centre nerveux de l'érection se trouve dans la moelle lombaii (Goltzi. L'excitation partie de ce centre se transmet au tissu érectile pj les nerfs sacrés et le plexus hypogastrique ; l'excitation de ces nerf nerfs érecteurs, produit en effet l'érection (Eckhart, Lovem. L'activité d centre érecteur est réflexe et peut être déterminée par des excitatior sensitives périphériques i sensations tactiles), par des états psychique par l'irritation de certaines parties des centres nerveux (moelle cerv cale, pédoncules cérébraux, etc.).
Chez la femme, rérection a beaucoup moins d'importance qu chez l'homme, mais elle n'en existe pas moins chez elle a moment du coït (clitoris et hulbe du vagin), et, d'après Rouge les organes génitaux internes seraient aussi le siège d'une véri table érection ; l'utérus se redresse et s'élève ; ses faces dévier nent plus convexes, ses bords s'arrondissent, son volume au^ mente, ses parois s'écartent l'une de l'autre, et sa cavité s'entr'ouvi pour recevoir le hquide fécondant; en même temps, le huit de l'ovaire se gonfle, et la contraction des fibres lisses des hgî ments larges et de la trompe applique le pavillon sur l'ovaire.
2" Du coït.
L'introduction du pénis en état d'érection dans le vagin détei mine, par action réilexe, des mouvements du bassin qui oi
pour résultat un frottement mécanique du gland et du pénis contre les bords de la vulve et les parois rugueuses du vagin ; ces frottemerîts, en même temps qu'ils augmentent encore l'intensité de l'érection, exaltent peu à peu la sensibilité de ces parties. Quand les sensations voluptueuses ont atteint un certain degré (voir page 896), l'éjaculation se produit.
Chez la femme vierge, l'introduction du pénis dans le vagin détermine la déchirure de l'hymen, déchirure qui s'accompagne ordinairement d'un écoulement de sanû".
3° Ejaculation.
Dans l'intervalle du coït, le sperme, sécrété d'une façon continue par le testicule, s'accumule dans les vésicules séminales, où il se mêle au produit de sécrétion de ces réservoirs. Quand l'éjaculation a lieu, les canaux déférents et les vésicules séminales se contractent énergiquement et chassent le liquide dans l'urèthre ; puis tous les muscles du périnée, et en particuher les bulbo-caverneux, sont le siège de contractions rhythmiques par lesquelles le sperme, mélangé aux liquides prostatique, des glandes de Cooper, etc., est projeté dans le fond du vagin et peut-être directement dans le col de l'utérus entr'ouvert. Au moment de l'éjaculation, la sensation voluptueuse, qui atteint ses dernières hmites, s'accompagne d'un état général de spasme et d'une exaltation physique et psychique de tout l'organisme, état qui se communique à la femme, sans cependant qu'il y ait chez elle une ejaculation comparable à celle de l'homme ; il n'y a qu'une excrétion plus active des glandes de Bartholin et des autres glandes génitales. Une fois l'éjaculation terminée, l'érection cesse et une dépression générale fait suite à l'excitation du coït.