‹ Nouveaux éléments de physiologie humaine (volume 4)Chapitre 259 sur 296 · DES SEXES · texte numérisé non relu

DES SEXES

1° Influence de la sexualité sur V organisme.

La sexualité influence toutes les fonctions de l'organisme , comme le prouvent les modifications profondes qui se produisent à la puberté et à l'âge de retour, et comme le démontrent aussi les résultats de la castration. Chez l'enfant, ces modifications sont peu prononcées, quoiqu'on en trouve déjà des traces, mais ce n'est qu'à la puberté que s'accusent les différences sexuelles. iS'ous allons passer rapidement en revue les principaux caractères qui distinguent, au point de vue physiologique, l'organisme féminin de celui de l'homme.

La taille de la femme est moins élevée (de 7 à 8 centimètres) que celle de l'homme. Jusqu'à douze ans, l'accroissement de la taille suit à peu près la même marche dans les deux sexes ; à partir de cette époque, la taille s'accroît plus vite chez la femme, mais elle atteint aussi plus tôt son point culminant ; il en est de même, du reste, pour la plupart des fonctions de laffemme ; elles se développent pins vite, mais leur rétrogradation est pFus précoce. Le poids de la femme est moins considérable (de 9 kilogr. environ), elle arrive aussi plus lard (50 ans) au maximum de son

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poids. Le sang contiendrait moins de globules et de principes fixes et serait plus riche en eau; mais ces faits méritent confirmation. L'appareil digestif est moins développé, la quantité d'aliments ingérés, et surtout d'aliments d'origine animale, moins considérable. La capacité vitale est plus faible (2.500 centimètres cubes/; la proportion du carbone bridé est moindre, et cette différence est plus accentuée encore après la puberté ; la perspiration cutanée est moins intense que chez l'homme; la respiration est plus fréquente; il en est de môme des battements du cœur, comme le montre le tableau suivant emprunté à Guy :

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