‹ Nouveaux éléments de physiologie humaine (volume 4)Chapitre 260 sur 296 · AGE · texte numérisé non relu

AGE

Homme.

Femme.

Homme.

Femme

2 à 7 ans.

42 à 49 ans.

La respiration se fait surtout d'après le type costal ou costo-1 claviculaire. La voix est plus haute, moins intense, d'un timbre plus doux. Le squelette est moins développé ; celui de l'homme forme 10 pour 100 du. poids du corps, celui de la femme 8 pour 100 seulement; les os sont plus grêles, les saillies d'insertion, les crêtes et les dépressions moins marquées ; certains os en particulier et certaines régions (crâne, bassin, etc.) présentent des caractères distinctifs décrits dans les traités d'anatomie; les articulations sont plus fines, les ligaments et les tendons plus grêles, les muscles moins volumineux ; la force musculaire, mesurée au dynamomètre, est d'un tiers à peu près au-dessous de celle de rhomnie. La forme générale du corps, l'attitude, la marche, etc., sont différentes; la graisse accumulée dans le tissu cellulaire sous-cutané masque les saillies musculaires, déjà peu prononcées par elles-mêmes, et arrondit les formes; la ligne serpentine domine chez la femme, ce qui constitue une des conditions de sa beauté (Hogarth) ; la petitesse de la tête, la délicatesse des traits du visage dont ^i barbe ne masque aucun détail, la rondeur et la longueur du col, le développement des seins, la déclivité des épaules, la largeur du bassin, la conicité des cuisses, la finesse des extrémités, contrastent avec l'aspect physique de l'homme.

Le cerveau est plus petit et moins pesant que celui de l'homme, et ses parties postérieures sont plus développées; le système nerveux est plus excitable, la sensibilité physique plus vive, les actions réflexes plus intenses.

A ces ditîérences physiques correspondent des différences dans l'intelligence, la sensibilité, le caractère. L'intelligence a plus de vivacité et moins de profondeur, les associations d'idées se font plutôt dans l'espace que dans le temps, par contiguïté que par causalité ; la femme est plus apte aux idées particulières et individuelles, l'homme à la généralisation et à l'abstraction ; le côté objectif domine chez la femme, le côté subjectif chez l'homme ; elle est plus passive, l'homme plus actif; l'inlluence de l'éducation première persiste plus longtemps chez elle ; elle aime le merveilleux et le surnaturel et tombe facilement dans le sentimentalisme, la religiosité et la superstition ; le doute l'effraye, quelque scientifique qu'il soit, et elle préfère croire sans vouloir tipprofondir ni raisonner sa croyance. L'amour, la maternité, la famille remphssent son existence, et son dévouement, susceptible de s'exalter jusqu'à l'héroïsme, a plutôt en vue les personnes que les idées. Son caractère est faible ; elle ne connaît ni l'inflexibilité des principes, ni la puissance de la raison; elle se guide i'après ses sentiments, ses passions, ses émotions de chaque jour; mais elle est natureJIemenl si bien douée que la raison seule ne serait pas pour elle un meilleur guide, et que l'homme ivec toute sa logique est bien souvent obligé de s'incliner devant ze merveilleux instinct de la femme.

2° Causes de la différence des sexes.

Il naît en moyenne 106 enfants mâles pour 100 enfants du îexe féminin. Les conditions qui déterminent le sexe du produit ae sont pas encore connues. On ne sait ni pourquoi, ni à quel noment la sexualité apparaît. Existe-t-elledéjà dans l'ovule avant a fécondation, quoique le microscope ne révèle aucune différence, )u est-elle due aux spermatozoïdes, ou bien est-elle postérieure à a fécondation et tient-elle à la mère elle-même ? H est impossible de répondre à ces questions.

L'alimentation paraît avoir de l'influence sur le sexe. Une lourriture insuffisante produirait des mâles; dans les deux tiers

Beaunis, Phvs. 67

des grossesses doubles, les jumeaux sont mâles. Le nombre des naissances de garçons serait plus grand dans les pays pauvres que dans les pays riches et dans les villes.

La constitution des parents pourrait aussi, d'après plusieurs auteurs, déterminer le sexe du produit; l'enfant aurait le sexe du parent le plus fortement constitué. L'âge des parents semble aussi avoir une certaine inflaence. D'après Hofacker, quand le père est plus âgé que la mère, il y a plus de garçons que de filles; quand les âges sont égaux, il y a moins de garçons que de lillos; quand la mère est plus âgée, il y a beaucoup plus de fdles. Beaucoup de statistiques ne s'accordent pas avec ces lois.

D'après Thury, le sexe dépendrait du degré de maturité de l'œuf au moment où il est fécondé; l'œuf qui, au moment de la fécondation, n'a pas atteint un certain degré de maturité, donne une femelle ; si ce degré est dépassé , il donne un mâle. Quand un seul ovule descend de l'ovaire, la fécondation donne une femelle au début de la menstruation, un mâle à la lin. Quand, dans une môme période, plusieurs œufs se détachent de l'ovaire, les premiers sont en général moins développés et donnent des femelles ; les derniers sont plus mûrs et donnent des mâles. On pourrait ainsi obtenir une génisse en faisant saillir une vache au début du rut, un veau en la faisant saillir à la fin. Cornaz, en suivant ces indications, dit avoir toujours obtenu des résultats exacts. Mais ces observations ont été combattues par beaucoup d'expérimentateurs.

Enfin le sang joue peut-être un rôle dans la sexualité. Dans les cas de fœtus acardiaques, chez lesquels le sang vient d'un fœtus jumeau, dontles vaisseaux communiquent avec les siens, le fœtus acardiaquc a le môme sexe que le fœtus sain; dans ce cas, le sang déterminerait le sexe et les deux fœtus auraient le môme sexe parce qu'ils auraient le même sang. Les embryons seraient donc sans sexe jusqu'au moment où la soudure placentaire se produit, et les causes de la sexuahté résideraient non dans l'œuf, mais dans la mère.

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