C. H. AZ. 0. C
Sarcine 5 4 4 1 Acide succinique. . . 4
Xanthine 5 4 4 2 Acide lactique 3
Acide urique 5 4 4 3 Acide oxalique 2
Créatinine 4 731 — —
Créatine 4 9 3 2 Amidon G
Allantoïne 4 6 4 3 Dextrine G
Alloxane 4 2 2 4 Glycose G
Diamide lactylique 3 8 2 1 Inosite G
Cystine 3 7 1 2 Lactose 12
Sarcosine 3 7 12 Phénol 6
Acide oxaiurique 3 4 2 4 Glycérine 3
Taurine 2 7 13 Alcool 2 6 1
Glycocolle 2 5 12 — —
Urée 1 4 2 1 Acide carbonique . .1 — 2
Eau — 2 1
Tous ces produits ne doivent pas cependant être considérés comme des produits d'oxydation; il en est qui sont formés par dédoublement ou par réduction, comme on le verra plus loin; mais le phénomène d'oxydation domine. Les produits azotés dérivent exclusivement des matières albuminoïdes; mais les produits non azotés peuvent avoir une double origine, ils peuvent provenir soit des matières albuminoïdes, soit des matières non azotées; en effet, par leur décomposition, les premières donnent, à côté des principes azotés, des acides gras volatils, de l'acide lactique, etc., fait qui complique singulièrement l'étude des phénomènes de désassimilation.
La chimie a pu reproduire une grande partie de ces phénomènes d'oxydation; ainsi on peut transformer les matières albuminoïdes en leucine, tyrosine, glycocolle et acides gras, etc.; l'acide urique donne de l'urée, de rallantoïne, de l'acide oxahque et de l'acide carbonique; la guanine et l'hypoxanthine se transforment en xanthine; Strecker, avec la guanine, a obtenu de la xanthine, de l'acide oxaiurique et de l'urée ; la créatine se change facilement en sarcosine et en urée, l'allantoïne en urée; les graisses, par leur oxydation, fournissent toute la série des acides gras, etc. Il est probable que les mêmes réactions se passent dans l'organisme; ainsi lorsqu'on voit, par exemple, l'ingestion de l'acide urique augmenter, la quantité d'urée et d'oxalate de
chaux excrétés, on est en droit de' conclure que, à l'état normal, l'acide urique est un degré intermédiaire d'oxydation entre d'autres principes moins oxygénés et l'urée.
L'agent de ces oxydations internes est évidemment l'oxygèni' introduit par la respiration; seulement, dans nos laboratoires, ces oxydations ne peuvent s'accomplir que sous l'influence d'oxydants très-énergiques ou de températures très-élevées incompatibles avec la vie; dans l'organisme, au contraire, ces oxydations s'accomplissent à la température du corps; il semblerait donc, au premier abord, qu'il y a là une action spécifique, vitale, différente des actions chimiques ordinaires; mais, en réahté, il n'en est rien. Gorup-Besanez a montré que ces mêmes oxydations pouvaient se produire, dans nos laboratoires, à de basses températures, en employant l'ozone au lieu de l'oxygène, et on a vu plus haut [Yok: Sang) que l'oxygène des globules rouges se trouve très-probablement à l'état d'ozone dans l'oxyhémoglobine. En outre, on verra plus loin que la graisse peut devenir, dans certaines conditions, un oxydant énergique (voir : Corps gras).
Quant au heu de ces oxydations, cette question sera traitée plus loin à propos de la nutrition. Mais ce qu'il y a de certain, c'est que l'intervention des tissus est nécessaire. P. Schutzenberger et Gh. Risler ont démontré que le sang, abandonné à luimême, ne subit qu'une désoxygénation très-lente; il n'y a guère que 3 à 4 centimètres cubes d'oxygène de perdus par heure pour 100 grammes de sang, tandis que le simple contact des tissus suffit pour transformer rapidement le sang artériel en sang veineux.
Ges oxydations dominent toute la vie animale; elles sont la condition essentielle de la production de forces vives, et, comme on le verra plus loin, la plus grande partie de la production de chaleur, de travail mécanique et d'innervation, peut être ramenée à des phénomènes d'oxydation.