‹ Nouveaux éléments de physiologie humaine (volume 4)Chapitre 77 sur 296 · B. — DÉDOUBLEMENTS · texte numérisé non relu

B. — DÉDOUBLEMENTS

Le dédoublement, dans son acception la plus simple, signifie la séparation d'une substance organique en deux ou plusieurs composés, dont la somme représente exactement la substance

m RÉACTIO.XS CHIMIQUES DA>'S L'ORGANISME VIVANT. 183

primitive. Les deux acides biliaires en offrent un bel exemple ; ainsi, l'acide glycocbolique se dédouble en acide choloïdique et glycocolle; C-*^H^UzO*' = C-'H'^O^ -+-C-H\\zO-; et lacide taurocholique se transforme en acide cboloïdique et taurine : C^-^H^UzSO^ = G'-^H^^O^ + G^H^\zSO^

La déshydratation simple n'est qu'une forme de dédoublement; ainsi, par la chaleur, l'acide cholalique se change en dyslysine et en eau; G-'H"'0' = C-^H^'^O^ -^ 2H-0; la créatine se change en créatinine et en eau: G^H^Az^O- = G^H'Az^O -t-H-'O. 11 peut y avoir à la fois déshydratation et dédoublement: ainsi l'acide oxalique se transforme en acide carbonique, oxyde de carbone et eau: G-H^O^ = GO^H-GO + H^O.

La dissociation est un cas particulier de dédoublement. G'est un dédoublement qui se produit sous l'influence d'une certaine température, mais dans lequel les molécules disjointes s'unissent de nouveau pour reformer la combinaison primitive, dès que se rétabhssent les conditions primitives de température (et de tension); c'est ce que les chimistes appellent actions réversibles. D'après Donders, les échanges gazeux dans les poumons et dans les tissus rentreraient dans les phénomènes de dissociation.

A côté des dédoublements simples se trouvent des cas dans lesquels le dédoublement ne peut se produire qu'avec l'hydratation de la substance qui se dédouble; telles sont la saponification des graisses et la formation des acides gras aux dépens des graisses; tels sont le dédoublement de l'acide glycocbolique en acide cholaUque et glycocolle : G-^'H^lAzO^ + H-0 = G-^H"^'0^ ^ G-H'AzO-; de l'acide taurochohque en acide cholahque et taurine, de la créatine en urée et sarcosine, de l'urée en acide carbonique et ammoniaque, etc., etc.

Les dédoublements paraissent assez fréquents dans l'orga- ! nisme, surtout dans certaines parties, comme le foie, et ont une j large part dans la production des principes énumérés dans le ; tableau précédent. Ges dédoublements semblent même précéder les oxydations dans la série des décompositions successives; ainsi , pour les substances albuminoïdes , il y aurait d'abord production par dédoublement de deux séries de principes, principes azotés d'une part, principes non azotés, hydrocarbonés et acides gras de l'autre, et ce ne serait que sur ces produits de

dédoublement qu'agiraient alors les oxydations. Cependant, ces questions sont encore tellement obscures, qu'il est bien difficile de poser des lois générales et qu'on en est réduit à de simples suppositions.

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