‹ Nouveaux éléments de physiologie humaineChapitre 122 sur 377 · II.,. ((i lete sur la colonne · texte numérisé non relu

II.,. ((i lete sur la colonne

genre. Le levier du premier genre peut être appelé le vcrlébrale).

levier de la station. Il se présente exceptionnellement, chez

l'bo mme, dans certains mouvements; ainsi dans le mouvement d'extension de l'avant-bras sur le bras, le point d'appui est à l'articulation du coude, la puissance derrière l'articulation à l'insertion du triceps, la résistance (poids de l'avant-bras) en avant de l'articulation.

Dans le levier du second genre, la résistance est entre la puissance et le point d'appui. Dans ce levier, le bras de levier (1) de la puissance est toujours plus long que

(1) On appelle bras de levier la distance qui sépare le point d'appui du point d'annlicatiou de la force (puissance ou résistance). i f ^

PHYSIOLOGIE SPÉCIALE

Fig

27 ô. — Levier du second genre {soulèvement du talon par le tendon d'Achille).

le bras de levier de la résistance; ce levier est très avantageux au point de vue de la force puisque, les forces étant inversement ^proportionnelles à leurs bras de levier, il suffira d'une force médiocre pour vaincre une résistance considérable; mais il est désavantageux au point de vue de la vitesse, car les vitesses ou les déplacements des points d'application des deux forces sont proportionnelles à leurs bras de levier. Ainsi, si le bras de levier de la puissance = 10 et celui de la résistance = I, il suffira d'une force égale à 1 kilogramme pour déplacer une résistance de 10 kilogrammes, mais le point d'application de la puissance se déplacera de 10 mètres pendant que celui de la résistance ne se déplacera que de 1 mètre. Le levier du second genre est donc le levier de la force. Il ne se présente que rarement dans la machine animale; cependant on le rencontre quelquefois, par exemple quand on se soulève sur la pointe des pieds (fig. 275); le point d'appui se trouve au point de contact des orteils avec le sol; la puissance à l'insertion du tendon d'Achille, la résistance est représentée par le poids du corps, dont le point d'application se trouve à l'articulation tibio-tarsienne. Le levier du second genre se rencontre dans la plupart des instruments de travail dont l'homme se sert, ainsi dans la brouette, dans le maniement du levier pour soulever une pierre, etc.

Dans le levier du troisième genre, la puissance est entre le point d'appui et la résistance. A l'inverse du précédent, le bras de levier de la résistance est toujours plus considérable que celui de la puissance, et s'il est avantageux au point de vue de la vitesse, il est désavantageux au point de vue de la force. Aussi le levier du troisième genre est-il le levier de la vitesse. C'est aussi celui qui est le plus employé dans les mouvements chez l'homme. Ainsi dans la flexion de l'avant-bras sur le bras, le point d'appui est à l'articulation du coude, la puissance à l'insertion des fléchisseurs (biceps et brachial antérieur), la résistance (poids de l'avant-bras) à la partie moyenne de l'avant-bras, et le même genre de levier se retrouve dans la plupart de nos mouvements (fig. 273).

Un muscle n'agit jamais seul, tous les segments osseux dont se compose le squelette ayant une certaine mobilité les uns sur les autres ; pour qu'un muscle déplace par une de ses extrémités un os donné, il faut que l'autre extrémité soit immobile et que par suite l'os qui lui donne attache soit fixé par d'autres muscles, et ainsi de suite, de proche en proche jusqu'aux parties centrales du squelette; pour les mouvements peu énergiques, cette fixation, n'ayant pas besoin d'être absolue, s'opère soit par l'influence mécanique de la pesanteur, soit par des contractions tellement faibles qu'elles passent inaperçues et que tout se fait à notre insu; mais cette énergie paraît dans toute son intensité quand nous voulons exécuter un mouvement exigeant un très grand déploiement de force musculaire; alors tous les muscles entrent en contraction, et le squelette forme un tout rigide et inflexible qui donne un point d'appui solide aux muscles spécialement chargés du mouvement ii exécuter; c'est ce qu'on voit, par exemple, dans l'eff^ort.

Les mouvements produits par la contraction musculaire peuvent être envisagés de deux façons différentes: 1° on peut avoir égard aux mouvements d'un os isolé sur un autre os, autrement dit, aux mouvements qui se passent dans une articulation ; 2» on peut avoir égard aux divers mouvements que peut produire un muscle donné, en le supposant agir isolément.

PHYSIOLOGIE DU MOUVEMENT. 251

Les mouvements d'un os sur un autre sont presque toujours le fait, non pas d'un seul, mais de plusieurs muscles dits congénères; c'est ainsi qu'on a pu créer des groupes de fléchisseurs, d'extenseurs, etc. qui agissent :probablemeut tous àe la fois dans un mouvement.

Page 1