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Émission du son

Quand on se dispose à émettre un son. la glotte se ferme, soit dans sa totalité (fig. 316), soitseulement dans sa partie ligamenteuse (flg. 317), ou se rétrécit simplement sans se fermer tout à fait (fig. 318). Il y a donc occlusion plus ou moins parfaite due au rapprochement des cartilages arj'ténoïdes ou de leurs apophyses vocales. En même temps les cordes vocales acquièrent le degré de longueur et de tension qui correspond au son qu'on veut émettre.

(•) Les lignes ponctuées indiquent la position nouvelle prise par les cartilages et les cordes vocales inférieures par l'action du muscle ; tes flèches indiquent la direction moyenne dans laquelle s'exerce la traction des fibres musculaires.

A. Action du crico-thyroïdien. — 1. Cartilage cricoïde. — 2. (lartilage aryténoïde. — 3. Cartilage thyroïde. 4. Corde vocale inférieure. — 5. Cartilage thyroïde (nouvelle position). — 6. Corde vocale inférieure (id.).

B. ArAion de l'aryténoïdien postérieur. — 1. Coupe du cartilage thyroïde. — Cartilage aryténoïde. — ■i. Bord postérieur de la glotte. — i. Corde vocale. — 5. Direction des fii)res musculaires. — C. Cartilage arytcuoïde (nouvelle position). — 7. Corde vocale (id.).

G. Action du crico-aryténoïdien latéral. — Même signification des chiffres. — !>. Direction des fibres musculaires dans la nouvelle position.

D. Action du crico-aryl(;>ioidieii postérieur. — Même signification des chiffres.

PHYSIOLOGIE DU MOUVEMENT. 297

Le larynx ainsi disposé, l'émission du son se produit, les cordes vocales s'écartent brusquement l'une de l'autre et entrent en vibration sous l'influence du courant d'air expiré, chassé à travers la glotte.

Kig. 316. — Disposition prea- Vig. 317. — Occlusion de lu ¥if^.;i\8. — Rélrécisse7nent lahlc pour rémission dun varlie ligamenleuse. de la de /agloite{}i\sind\) son (.Maïull) ('). glotte (iMaiull) {**).

Ces vibrations sont faciles à constater au laryngoscope, et il est aisé de voir que toute l'épaisseurde la corde vocale participe àToscillation. Ces vibrations sont transversales; la corde vocale est poussée en haut par le courant d'air, comme le serait une corde sous l'action d'un archet; puis quand son élasticité fait équilibre à la pression de Tair expiré, elle redescend en dépassant sa position d'équilibre, est repoussée de nouveau par l'air expiré et e.xécute ainsi une série de mouvements de va-et-vient, de vibrations dont le nombre et l'amplitude varient suivant des condilions qui seront étudiées plus loin. Jamais on n'a observé de vibrations des cordes vocales supérieures.

Les vibrations des cordes vocales inférieures, par elles seules, ne donneraient que de faibles sons; mais ces oscillations produisent des chocs rapides et périodiques de l'air expiré à l'orifice glottique et font entrer en vibration l'air contenu dans le tuyau sonore, c'est-à-dire dans les cavités situées au-dessus de la glotte. Dans le larynx donc, comme dans les instruments à anche, c'est l'air qui est le corps sonore, et les cordes vocales ne font que régler la périodicité et les caractères du son.

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