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Voyelles

La première division qui se présente dans l'étude des sons articulés est la division classique en voyelles et en consonnes (1).

On a beaucoup discuté sur la valeur de cette division et sur les caractères distinctifs de ces deux ordres de sons, et en effet, jusqu'aux travaux récents de Williset d'Helmholtz, l'oreille seule était encore le meilleur critérium pour les distinguer les uns des autres. Aussi toutes les définitions données étaientelles passibles d'objections (2) et beaucoup de pysiologistes en étaient-ils

(1) Cette division en voyelles et en consonnes existe dans toutes les langues. Les voyelles sont les sons purs du sanscrit, les sons mères des Chinois, les âmes des lettres des Juifs, les phoneenta des Grecs, les Ilauptlaute des Allemands. Les consonnes sont les sons auxiliaires des Chinois, les corps des lettres des Juifs, les symphona des Grecs, les Hûlflaute des Allemands.

(2) Voici quelques-uns des principaux caractères distinctifs sur lesquels on insiste généralement : Les voyelles peuvent être émises seules, les consonnes ne peuvent être émises sans les voyelles." — Les voyelles sont des sons, les consonnes sont des bruits. — Les voyelles sont continues, les consonnes sont caractérisées par un arrêt momentané du courant d'air expiré. — Les voyelles sont des modifications simples de la cavité buccale, les consonnes des modifications doubles. — La voyelle est un timbre spécial communiqué au chant ou à la parole par le son de hauteur déterminée correspondant à la forme donnée à la bouche pour l'émission de la voix (Gavarret). Ce n'est pas ici le lieu de discuter ces diverses définitions.

PHYSIOLOGIE DU MOUVEMENT. >>lo

arrivés à les confondre. Mais aujourd'hui cette distinction est faisable et vient donner raison à la doctrine classique.

Les voyelles sont des sons formés dans le larynx et dont certains harmoniques sont renforcés par la résonnance du tube additionnel.

Les consonnes so7it des sons formés dans le tube additionnel et renforcés par le son larygien.

Les expériences sur lesquelles se base celte dislinclion des voyelles et des consonnes sonl dues principalement à Helmholtz. La voix humaine présente des harmoniques qu'on peut reconnaître facilement à l'aide des résonnateurs.Or, la cavité buccale représente un véritable résonnaleur accordé pour un son déterminé, variable suivant la forme de la cavité buccale et qui renforce l'harmonique correspondant de la voix laryngienne. Si on place successivement une série de diapasons vibrants devant la bouche ouverte, il arrive un moment où l'un des diapasons vibre avec une très grande force quand il est d'accord avec l'air de la cavité buccale, et on peut ainsi, en faisant varier la forme de celte cavité, trouver la hauteur du son correspondant. C'est grâce à ce moyen que Helmholtz a trouvé les hauteurs suivantes pour les différentes voyelles; je donne à côté les résultats obtenus par Kœnig (I) :

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