‹ Nouveaux éléments de physiologie humaineChapitre 146 sur 377 · KH G H · texte numérisé non relu

KH G H

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Nasales

Les figures 340 à 345 donnent les formes diverses de la cavilé buccale, dans les

Fig. 340. Fig- 341. Fig. 3il>.

diverses genres de consonnes, suivant les régions d'articulation et le mode de formation du son.

Fig. 343. Fig. 3i4. Fig. 345.

D'après quelques auteurs, outre les sons formés dans la cavité bucco-pharyngienne, il s'en produirait encore dans le larynx même. Ainsi, d'après Czermak, les consonnes gutturales arabes se produiraient à l'orifice supérieur du larynx.

PI1YSI0L0GII-: DU MOUVEMENT. àil

Enfin, il faut ranger à part l'esprit rude, spiritus asper, H aspiré, sur lequel il y a eu tant de discussions grammaticales et physiologiques qui ne sont pas encore terminées. L'esprit doux, spiritus lenis, ne paraît èlre autre chose que le souffle léger dû au rélrécissemenl de la glotte au moment où on va émettre un son ; il se ferait entendre au début de toutes les voyelles qui ne sont pas précédées de l'esprit rude.

La façon dont se forment les consonnes permet d'expliquer facilement les permutations de sons dont on trouve tant d'exemples dans le langage vulgaire. En premier lieu, tous les sons qui se produisent dans une région déterminée d'articulation pourront se remplacer aisément sous des influences diverses; ainsi, pour les labiales, on dira B pour P et P pour B; dans les linguales on confondra T et D, dans les gutturales K et G, et une langue passera facilement de l'une à l'autre. Les permutations se produisent aussi entre les consonnes qui ont le même mode de formation; ainsi L et R (colonel, coronel). Enfin, les permutations peuvent même se faire d'un lieu d'articulation à l'autre, et la physiologie explique aussi ce fait, puisque nous avons vu qu'eu réalité il y a des transitions insensibles entre les diverses positions que peuvent prendre les parties mobiles de la cavité buccale ; il n'y a pour cela qu'à se reporter aux figures données plus haut. Ainsi la langue hawaïe ne fait pas de distinction entre le K et le T, et les gens du peuple disent souvent mékié pour métier, amikié pour amitié (1).

(1 Je crois devoir donner ici, d'une façon plus détaillée, le mécanisme des principales vuyelles et consonnes :

Voyelles. — A (flg. 338). La bouche est largement ouverte ; la langue est abaissée, sauf dans sa partie moyenne qui est un peu bombée et durcie et masque la partie inférieure de l'isthme du gosier; le voile du palais est légèrement tiré en bas et entre la paroi postérieure du pharynx et le voile se trouve un espace étroit, de sorte que l'occlusion des fosses nasales n'est pas hermétique.

É. La cavité buccale est un peu moins largement ouverte que dans l'A. La langue est plus bombée et se rapproche du palais, sui'tout en arrière, de façon à donner à la bouche la forme d'une liole à col rétréci. Le larynx s'élève de quelques miUimètres en passant de A à E.

I (Og. 337). La cavité huccale est réduite à son minimum ; la langue, très soulevée, se rapproche de la voûte palatine et du voile du palais en circonscrivant un isthme étroit qui s'élargit en avant et en ari'ière ; l'orifice buccal a la foi'me d'une fente transversale. Le voile du palais est élevé et s'applique contre la paroi postéiieure du pharynx, de façon à fermer hermétiquement les fosses nasales. Le pharynx est à son maximum de hauteur.

O. Le mécanisme est intermédiaire entre A et OU. La cavité buccale est un peu moins large ; l'orifice labial arrondi, un peu rétréci. Le larynx est presque aussi bas qu'en OU.

OU (fig. XiG). Le larynx est situé le plus bas possible et les lèvres se portent un peu en avant pour allonger encore le tube additionnel. La langue est légèrement excavée à sa partie antérieure, de façon à transformer la bouche en une sorte de cavité un peu rètrécie en arrière et se terminant en avant par une ouverture arrondie assez étroite (orifice labial).

U. La cavité buccale a une forme intermédiaire entre OU et I et plus rapprochée de l'I que de l'OU, tandis que l'orifice labial, au contraire, est arrondi comme dans l'OU, mais encore plus projeté en avant.

Consonnes. — 1° Continues : V (fig. 343). La lèvre supérieure s'applique contre l'arcade dentaire supérieure ; la mâchoire inférieure se retire un peu en arrière et le bord de la lèvre inférieure vient s'appliquer mollement au bord inférieur des dents supérieures. La langue et la cavité buccale ont la position de l'expiration vocale ou de l'E muet. Les vibrations du larynx sont arrêtées (Uosapelly).

V se prononce à peu près par le même mécanisme.

S (fig. 331). Les arcades dentaires sont rapprochées, et la pointe de la langue s'appUque soit aux dents inférieures, soit aux dents supérieures, en constituant un canal étroit dans lequel le courant d'air vient se briser contre le bord tranchant des dents. — Z se produit par le môme mécanisme.

SGH (fig. 330). La pointe de la langue s'applique contre la partie antérieure de la voûte palatine. Les arcades dentaires sont un peu plus écartées que dans l'S.

Beaunis. — Physiologie, 3^ édition. II. — 21

Bibliographie. — J. Blake : The logographic value of consonanl sounds in relation to their transmission by (elephone (Amer. Jouni. of otology, 1879) — P. Wendeler : Ein Versuc/i, die Sc/iall/n'iregungen einiger consonante?!, oie, ynit dem Hensen'schen Spradizeichner graphisch darznslellen, 188G. — R. Lenz : Zur Physiol. und Geschichte der P(datalen, T)iU. Bonn, 1887.

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