Mastication
La mastication a po\ir but de triturer les aliments et de les imprégner de salive, de façon à facihter leur déglutition et l'action ultérieure des sucs digestifs.
Les aliments sont divisés par les incisives et les canines, et broyés entre les molaires supérieures et inférieures. La résistance de l'émail est assez considérable pour permettre aux dents de briser et de broyer des corps très durs, action favorisée par les pointes saillantes des canines et des molaires qui peuvent, comme une sorte de coin, concentrer la pression sur un seul point. La sensibilité dentaire, très développée et très délicate, nous permet de graduer la pression suivant la résistance de l'aliment.
Pendant que les mouvements de la mâchoire inférieure mettent ainsi en jeu l'appareil dentaire pour diviser et triturer les aliments, les parties molles de la cavité buccale ne restent pas inactives : les lèvres et les joues ramènent contre les dents les parcelles alimentaires qui tombent en dehors des arcades dentaires; la langue joue le même rôle pour celles qui s'échappent du côté interne, et quand la trituration mécanique est accom-
plie, la langue presse les aliments contre la voûte palatine et en forme une sorte de ma^se molle imprégnée de salive, qui a reçu le nom de bol alimentaire (1).
Innervation. — Les nerfs des mouvements de mastication sont : la branche motrice du trijumeau (muscles de la'màchoire inférieure, mylo-hyoïdien et ventre antérieur du digastrique), l'hypoglosse (langue et muscles génio-hyoïdien et thyroliyoïdien) et le facial (huccinateur, orbiculaire des lèvres, stylo-hyoïdien et ventre postérieur du digastrique). Le centre des mouvements coordonnés de la mastication paraît se trouver dans la moelle allongée.