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GIBSON

LANDOIS.

Durée de la systole auriculaire

Durée de la systole vcntriculaire

La systole du ventricule peut elle-même se diviser en trois stades : 1° depuis le début de la systole jusqu'à l'ouverture des valvules semi-lunaires = 0,085 sec. ; 2° pendant tout le temps que le sang passe du ventricule dans l'aorte (ou l'artère pulmonaire) = 0,100 sec; 3° pendant que le ventricule vide de sang se contracte oncore avant la diastole = 0,1 1 5.

Dans les dilîérences de fréquence des battements du cœur les variations de durée portent surtout sur la durée du repos du cœur. Dans l'accélération cardiaque extrême la systole des oreillettes coïncide avec la fermeture des valvules semilunaires.

La fréquence des battements du cœur sera étudiée à propos du pouls.

(1) Ainsi Bamberger, sur un homme blessé à la région cardiaque, en introduisant le doigt dans la plaie, a senti que le cœur s'écartait du thorax dans la diastole et s'en rapprochait dans la systole ; mais, dans ce cas, les conditions ne sont plus les mêmes que dans l'état normal.

PHYSIOLOGIE DU MOUVEMENT

Interprétation des tracés cardiographiques (Cardiogrammes). — Les

figures 381 et 382 eiuprunlées à Chauveau et xMarey permettent d'interpréter les tracés cardiographiques. Les conclusions qu'on peut en tirer, quoique ces tracés

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dit. l>

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Fig. 381. — liapporfs des mouvements intrinsèques du cœur entre eux {*).

soient pris sur les animaux, sont parfaitement applicables à l'homme, comme le montrent les tracés 383 et 384 qui ont été pris chez l'homme. Le premier fait qui ressort de l'étude de ces tracés (fip. 381), c'est le synchronisme d'action des deux

l'ig. -66:1. — llupjjort des mouvements et des pulsations du cœur (").

moitiés du cœur. Si nous prenons maintenant les dilTérentes phases d'une révoluliou du cœur, nous avons à étudier la systole de l'oreillette, la svstole du ventricule, la diastole du ventricule.

(ClZvai;.''' ~ ^'•^"'"'^"'^ - '--^ veatncule gauche

(••) 0. tracé de loreiUette. - V, tracé du vonfriculo. - tracé des pulsations du cœur.

1° Sijstole auriculaire. — La systole auriculaire a lieu en A et se retrouve dans les trois tracés de la figure 382 et dans le choc du cœur (fig. 384).

2° Sjjstolc rentriculaire. — La systole venlriculaire se compose de trois stades : A. Diois le pientier stade, qui correspond à l'ascension de la courbe (B, fig. 382), le

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Fig. 383. — ?ulsat'ium de roveillelte droite et dtt ventricule droit (Krançois-Frauck) f ;^

ventricule se contracte, mais il ne lance pas encore le sang dans l'aorte, car cet écoulement ne commence que quand le sang du ventricule a acquis une pression suffisante pour surmonter la pression aorlique. Le plus ou moins d'inclinaison de cette ligne indique la résistance plus ou moins grande opposée par la pression aor-

Fig. 384. — Tracé de la pulnutioti du cœur chez l'Iionunc (iîarey).

tique à cette contraction du ventricule. Pendant ce stade les valvules auriculovenlriculaires se ferment et les valvules semi-lunaires ne sont pas encore ouvertes. — B, Dans le second stade, qui correspond à ce qu'on a appelé le plateau systoliquc (Frédéricq), et qui s'étend de m en m' (fig. 381), les valvules auriculo-venlriculaires sont fermées, les valvules semi-lunaires sont ouvertes, et le sang coule du ventricule dans l'aorte. Mais cet écoulement ne se fait pas d'une façon uniforme à cause de la résistance opposée par la pression aortique. Si cet écoulement était parfaitement uniforme, le plateau serait horizontal, ce qui n'est presque jamais le cas; ordinairement il est soit ascendant soit descendant et présente des inflexions sur lesquelles on a beaucoup discuté [m, m', lig. 381; 1, 2, 3, fig. 382). Marey, qui les avait d'abord attribuées aux vibrations des valvules auriculo-ventriculaires refoulées d'une manière intermittente du côté de l'oreillette, les attribue aujourd'"hui à des ondes artérielles (aortiques ou pulmonaires) dues à la vitesse de pénétration du sang dans l'artère et qui se transmettent au sang venlriculaire. Klug, Rosenstein, d'Espine, Frédéricq croient au contraire que ces oscillations sont dues à une contraction saccadée du cœur, à une série d'efforts du ventricule pour vaincre les résistances qu'il rencontre pendant le cours d'une pulsation. Frédéricq admet

(*) Truco pris sur une femme atteinte d'eetopie du cœur. — fW, tracé de l'oreillette. — Vt/, tracé du ventricule.

PHYSIOLOGIE nu MOUVEMENT.

mO-me que la coniraclion du ventricule esl assimilable, non à une secousse simple, mais à un tétanos composé de trois à quatre secousses élémentaires plus ou moins fusionnées. Peut-être aussi n'y a-t-il pas synchronisme absolu entre les différentes parties du ventricule et les oscillations sont peut-être l'indice de contractions successives très rapides des diverses réf^ions (base, pointe, etc.). — C. Dans le troisième stade le ventricule se contracte encore, mais à vide, car il a lancé tout le sang qu'il contenait dans l'artère. La durée de ce troisième stade et le moment où il se termine pour faire place au rejùchement venti'iculaire sont encore discutes. Pour les uns ce stade serait excessivement court et la diastole ventriculaire commencerait avec la ligne de descente du ventricule; d'autres placent sa terminaison au milieu de cette ligne de descente, point indiqué parfois sur les tracés par une inflexion de la ligne de descente. Pour ma part il me semble que ce troisième stade doit se terminer en C (fig. 382), moment qui précède immédiatement l'occlusion des valvules semi-lunaiit's.

3° Diastole ventriculaire. — La diastole ventriculaire commence au moment où se ferment les valvules semi-lunaires. Cette occlusion, d'après Marey etla plupart des physiologistes, doit être placée en C (lig. 382 et 384) où elle se traduit par un soulèvement très apparent. Cependant tous les auteurs n'adniettent pas cette manière de voir; d'après Landois, le soulèvement 3 (fîg. 382) correspondrait à l'occlusion des valvules semi-lunaires et même il distingue, dans la plupart des tracés du cœur, deux soulèvements qui correspondraient, dans ce cas, le premier à l'occlusion des valvules aorliques, le second à rocclusion des valvules pulmonaires. Forster croit aussi que l'occlusion des valvules semi-lunaires a lieu plutôt que ne l'admet Marey. 11 est très difficile de décider expérimentalement ce moment de l'occlusion des valvules semi-lunaires, ce qui serait pourtant de la plus haute importance, car c'est ce moment qui permettrait de reconnaître dans le tracé la fin de la systole et le début de la diastole ventriculaire. Pendant ce stade de diastole les valvules auriculo-ventriculaires sont ouvertes et le sang afflue librement des veines dans l'oreillette et dans le ventricule relâchés. La saillie D du tracé de la figure 384 correspondrait au flot de sang qui arrive de l'oreillette dans le ventricule au moment où ce dernier vient de se relâcher.

Bibliographie. -- F. Mari.xxnini et A. Namias : SuUa sede del battito cardiaco (Arch. ital. de biol., t. IV, 1883). — F. Klug : Unt. ûber den Herzstoss (Arch. f. Physiol., 1883). — E. Fleischi. von Mabxowl : Die Bedeulung des Ilerzsc/tlages fw- die Atfmiung, 1888) (1).

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