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Circulation veineuse

Procédés. — A. Chez l'homme. — 1° Sp/iygjnogmp/ie veineux de hrançois-Franck.

— 11 ?e cuiiiposc [ïig. i3i) d'une boite à coussin qui forme le pied de l'appareil. A une extrémité est vissée une tige verticale qui supporte l'explorateur veineux. Celui-ci est

constitué par un petit tambour à air dont ia membrane ti'ès souple supporte un petit disque auquel est appendue la tige exploratrice. Une articulation à double noix permet de faire l'applicatioQ perpendiculairement àla jugulaire. — I^Sphyomographe difJ'éreniield'Ozanum. — Cet appareil a pour but d'explorer simultanément le pouls artériel et le pouls veineux.

B. Chez les animaux. — 1" Procédé de Gottwalt pour démontrer l'existence d'un pouls veineux dans le^ petites veines. — On isole une veine et on passe au-dessous d'elle le manche d'ivoire d'un scalpel en le soulevant légèrement; la compression détermine une ligne claire résultant de l'accolement des deux parois du vaisseau, et de chaque côté de cette ligne se voient très facilement les mouvements pulsatiles de la couche liquide sanguine.

— 2° Inscripteur du pouls veineux de Gottwalt [Venenpidsschreiber). — 11 se compose d'une gouttière sur les bords de laquelle est tendue une membrane mince qui la trans- , forme en un petit tambour à air; la veine est placée entre cette membrane et une petite plaque maintenue par un ressort et qui la comprime contre la membrane. La gouttière communique par un tube de transmission avec un tambour à levier. Gottwalt se sert, comme procédé d'inscription, de l'étincelle électrique et d'un papier amidonné à l iodure de potassium. (L'appareil est décrit et figuré dans les Archives de Pflûger, t. XXV, p. 15, pl. I.)

Les tissus élastique et musculaire entrent dans la constitution des veines comme dans celle des artères, mais pas dans les mêmes proportions; leurs parois sont plus minces, moins parfaitement élastiques, plus dilatables, ce qui est en rapport avec la pression sanguine plus faible qui existe dans le système veineux. La contractilité veineuse est hors de doute. On a constaté sur les veines, comme sur les artères, des contractions quelquefois rythmiques; ainsi dans les veines splénique, mésentériques (Frerichs et Reichert), à l'embouchure des veines caves (Collin) ; et, du reste^ les excitations mécaniques (choc bref sur les veines dorsales de la main, Gubler), l'électricité, déterminent leur contraction.

La circulation veineuse se fait, comme dans le reste du système vasculaire, sous l'inflence de l'inégalité de pression du sang; le sang s'écoule des capillaires, lieu de la plus forte pression, vers les veines, lieu de la plus faible pression. Quoique l'ensemble du système veineux représente un cône qui va en se rétrécissant des capillaires à l'oreillette et que cette disposition doive produire une augmentation de pression marchant dans le même sens, cette augmentation est compensée et au delà par la déplétion périodique de l'oreillette pendant sa systole, et le résultat final est

PHYSIOLOGIE DU MOUVEMENT. '^^'

une diminution des capillaires au cœur (voir fig. -iSl). Cependant ces différences de pression des deux extrémités du système veineux ne seraient pas suffisantes pour amener une circulation sanguine régulière si d'autres conditions accessoires n'intervenaient pour contre-balancer les obstacles que la pesanteur (spécialement pour les veines des membres inférieurs), les compressions veineuses (par causes extérieures, par l'action musculaire, etc.), l'expiration, l'effort, etc., opposent à la circulation du sang dans les veines.

Les causes qui favorisent la circulation veineuse sont les conlraclions musculaires (quand elles ne sont pas portées au point d'oblitérer la lumière du vaisseau), les anastomoses nombreuses qui font communiquer les veines voisines ou les veines superficielles avec les veines profondes, les batlemenls des artères saleUites, qui impriment aux veines accolées des pulsations inverses de celles des artères {circulation par influence d'Ozannm), la pesanteur pour quelques veines et surtout l'inspiration (voir: Rapports de la circulaHon et de la respiration). Enfin, les veines présentent en beaucoup d'endroits des replis ou valvules disposés de façon à s'opposer au reflux du sang dans la direction des capillaires et à permettre le libre écoulement dans la direction du cœur.

Sans ces valvules le sang veineux, comprimé par l'action musculaire ou par des obstacles mécaniques, aurait autant de tendance à se diriger vers les capillaires que vers le cœur.

Pouls veineux. — L'écoulement sanguin dans les veines est continu et uniforme comme dans les capillaires.

Cependant l'existence d'un pouls veineux normal est mise aujourd'hui bors de doute pour certaines veines comme les jugulaires. Ce pouls veineux présente les caractères suivants (fig. 433). Un premier soulèvement initial, 1, est dù à la systole auriculaire droite, o, par suite de l'arrêt brusque dans l'écoulement du sang vers la poitrine.

Au soulèvement succède un grand

affaissement, a', a", a'", qui coïncide l<lg. 435. — /*02//s yem<îî<x (l<^rançois-Frauck) (*). avec la systole ventriculaire et qui est

dûàl'aspiration brusque qui s'exerce à l'intérieur del'oreillette droite sous l'influence de l'évacuation des ventricules dans les artères : cet affaissement est interrompu par deux soulèvements, qui coïncident, l'un, 2, avec le début, l'autre, 3, avec lafin, VD, de la systole ventriculaire. Alors arrive un deuxième affaissement, 3 a'", [dépression post-systolique), dû à une baisse de pression dans la jugulaire par suite du relâchement diastolique du ventricule droit dans la cavité duquel se vide rapidement l'oreillette droite. Le gonflement terminal, 4, est dû à la réplétion graduelle du système veineux. Ce pouls veineux normal doit être distingué du pouls veineux pathologique par re/ïî<.2; (insuffisance auriculo-ventriculaire droite). Dans ce dernier,

(•) PJ, pouls veineux de la jugulaire. - PC, tracé de la pression intra-cardiaquo du cœur droit - VS svs toie ventriculaire. — VD, diastole ventriculaire. sys-

il y a un soulèvement au lieu d'un affaissement au moment de ia systole ventriculaire (François-Franck). D après les recherches de Gotlwalt, un pouls veineux se

retrouverait jusque sur les petites veines.

Canaux veineux de sûreté. — On a donné le nom de canaux de sûreté (Verneuil, F. Jarjavay) à des I / PV\ anastomoses veineuses dont la flgure 436 emprunrV ul II \\ ^'^'^'^ F. Jarjavay peut donner une idée. Ces anasto-

moses agissent dans les cas de reflux veineux et consécutive de tension veineuse

d'augmentation en dérivant cet excès de tension d'un segment valvulaire dans un autre.

■Kibliograpliio. — Ozanam : De la civcul. veineuse par influence (C. rendus, t. XCIil, 1881). — E. Gott- WALT : Der normale Venenpuls (A. de Pfluger, t. XXV, 1881). — Fr. Riegel : Ueher den normalen undpat. Venenpuls (D. Arch. f. kL Med., t. XXXI, 1882). — Id. : Exp. Uni. ûb. den normalen Venenpuls, id.). — François-Franck : Recherches sur le mécanisme du poids veineux jugulaire (Soc. de biol., 1881-1882 et Gaz. hebdomadaire, 1882). — L. Jarjavay : Contrib. à l'étude du système veineux. Les canaux de sûreté. Th. de Paris, 1883. — DouRCERE-r : Sur la circid. veineuse du pied (C. rendus, t. C, 1885). — Ozana.m : Sphygmographe différentiel, etc. (C. rendus, t. CII, 188G) (1).

Fig

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