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PRODUCTION D'ÉLECTRICITÉ — ÉLECTRICITÉ ANIMALE

Le corps humain n'a pas en général le même état électrique que l'atmosphère et que les corps environnants, mais habituellement l'équiHbre entre notre corps et les corps ambiants s'établit sans phénomènes apparents, à moins qu'on ne prenne la précaution de l'isoler. L'électricité de l'homme est la plupart du temps positive, celle de la femme est souvent négative (Ahrens). Chez certaines personnes, le dégagement d'électricité libre est assez intense pour déterminer la production detincelles, spécialement quand l'atmosphère est très sèche et par conséquent conduit mal l'électricité. Ces phénomènes se présentent assez fréquemment dans certaines parties de l'Amérique, et Carpenter en cite quelques exernples curieux. Le plus célèbre est celui de la femme électrique d'Orfort (États- Unis), observé par le D"" W. Hosford en 1837 (1). Dans ces cas, la production d'électricité paraît tout extérieure et due au frottement des vêtements sur une peau très sèche. On sait que des phénomènes analogues se produisent assez souvent chez le chat.

Les courants électriques qui se produisent dans les muscles et dans les nerfs ont été étudiés tome I, page 588, 603, 651. Les courants cutanés ont été étudiés dans les mêmes paragraphes, les courants glandulaires, page 502. Un fait à mentionner, d'après Vasali-Eandi, c'est que l'urine fraîchement émise est électrisée négativement.

Poissons électriques. — Certains poissons (torpille, gymnote, malaptérure, elc.) ont la propriété de produire de l'électricité sous forme de décharges qui déterminent sur les organismes vivants une forte commotion. Cette électricité est engendrée dans des organes particuliers, organes électriques, dont la situation varie suivant l'espèce animale. Ces organes électriques ne sont très probablement que des muscles modifiés dans lesquels la substance contractile s'est atrophiée pour laisser la place aux plaques nerveuses terminales, de façon que les actions chimiques s'y transforment en élecliicité au lieu de s'y transformer en mouvement- Marey a du reste montré les nombreuses analogies physiologiques de la contraction musculaire et de ladécharge électrique. Ces décharges électriques peuvent être volontaires ou réflexes et peuvent aussi être déterminées par l'excitation directe du nerf de l'organe électrique.

Bibliug^raphie. — Stein : Cbl. f. Nervenheilk., 1880. — D'Ahsonval : Sur les causes des courants électriques d'origine animale (Soc. de biol., 188,")). — Cii. Fkrk : Note sur

des modifications de la tension dlectrique dans le corps humain (Soc. de biol., 1888).

R. YiGOLROux : L'électricité du corps humain (id.). — D'Arsoinval : /{em. à propos de la production d'électricité chez l'homme (id.).

(1) Féré a communiqué récemment un cas analogue à la Société de biologie.

BeaUiNIs. — Physiologie, 3o édition.

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