‹ Nouveaux éléments de physiologie humaineChapitre 21 sur 377 · VI · texte numérisé non relu

VI

4,5uO

Sels organiques solubles....

— insolubles..

(i) La salive de l'analyso VI avait été (Iflerminée par lu masticatiou de viande, les autres par l'excitation rie la muqueuse par l'acide acétique (III et IV), ou sans autre excitation que l'établissement de la (istule (V).

L'analyse III donna pour l'analyse des cendres :

KCl 0,ii40

NaCl 1,540

Na2C03 0,902

CaCO» 0,150

Ca^aPhO'^ 0,113

Pfliiger a trouvé pour les gaz de la salive sous-maxillaire du chien les valeurs suivantes pour 100 cent, cubes de salive (gaz réduits à 0° et un mètre de pression) :

Oxygt'iie

CO- chassé par le vide.

C02 chassé par PhOHI^ Azote

0,4 iy,:3

La salive sous-niaxillaire des autres animaux a été moins étudiée que celle du chien. Celle du l'ipin, d'après Ileidenhain, est claire, filante, alcaline; elle ne se trouble pas à l'air, on y trouve des albuminates, mais elle ne contiendrait ni mucine (Heidenhain), ni ptyaline (Grûtzner). Elle renferme 1,239 p. 100 de matières solides (Heidenhain). Celle du moulon est fortement alcaline, un peu filante; les premières gouttes sont troubles, mais elle devient ensuite limpide pour se troubler de nouveau à l'air; elle contient des quantités notables d'albuminates et des proportions variables de mucine, mais toujours moins que dans la salive du chien. Celle du cheval est claire, un peu filante, alcaline; elle précipite par l'acide chorhydrique et l'acide acétique sans dégagement d'acide carbonique (Ellenberger et Hofmeister). Celle du porc, d'après Griitzner, ne contiendrait pas de ptyaline. Les salives du veau et des autres herbivores (sauf l'exception mentionnée ci-dessus pour le lapin) seraient riches en ptyaline.

On trouve dans la salive sous-maxillaire du chien et en particulier dans la salive sympathique un certain nombre d'éléments morphologiques dont quelques-uns peuvent se retrouver dans la sahve humaine. Ces éléments sont : 1° des corpuscules sahvaires identiques aux globules blancs du sang et qui présentent (au moins quelques-uns d'entre eux) des mouvements amœboïdes ; d'autres offrent seulement un mouvement brownien de leurs granulations ; 2° des corpuscules analogues à vacuoles; 3° de grosses cellules à granulations foncées, volumineuses; 4" des sortes de gouttelettes, claires, difficiles à voir, car elles ont le même indice de réfraction que la salive; elles seraient formées, d'après Heidenhain, par un liquide entouré d'une fine membrane; 5° des masses de mucine de forme et de grandeur variables provenant des cellules glandulaires; G" enfin des cellules glandulaires muqueuses avec ou sans noyau.

m. — SALIVE TAROTIDIENNE.

Procédés. — A. Homme. — On peut introduire directement une canule dans le canal de Sténou (Eckhard, Ordenstein). Le canal s'ouvre au niveau de la deuxième petite molaire supérieure. On peut aussi aspirer la salive avec une serin;?ue en verre dont l'extrémité évasée en forme de ventouse est appliquée sur l'ouverture du canal de Stéuon (Cl. Bernard). Enfin dans les cas de fistules parotidienues on a pu recueillir chez l'homme une certaine quantité de salive.

B. Animaux. Chien. — Le canal de Sténon v'a s'ouvrir dans la bouche au niveau de la deuxième molaire. Pour le mettre à nu ou suit d'arrière en avant le bord intérieur de l'arcade zygomatique et on arrive à une dépression qui correspond au point où 1 •

conduit pénètre dans la bouche. Il suffit de faire à cet endroit une incision transversale et d'isoler le conduit des nerfs et des vaisseaux faciaux. Le même procédé peut être suivi chez le lapin. Mais chez le cheval, le canal de Sténon a un autre trajet ; il décrit une courbe dont la concavité embrasse la branche montante de la mâchoire inférieure. L'établissement d'une listule parotidieuue se fait de la même façon chez la plupart des herbivores.

La Salive parotidienne de rhomme, recueillie à l'aide d'une canule introduite dans le canal de Sténon, est un liquide limpide, incolore, très tluide, de réaction alcaline. Sa densité oscille entre 1,0031 et 1,0043 (l,OOGi à 1,0088 d'après Hoppe-Seyler), Les premières gouttes recueillies sont en général troubles et de réaction faiblement acide ; mais ensuite le liquide qui s'écoule est transparent comme de l'eau, et devient peu à peu alcalin. D'après Astaschew'sky, la réaction acide reparaîtrait au bout de quelque temps et serait au maximum deux heures après l'ingestion des aliments. A jeun au contraire cette acidité diminue et disparaît pour faire place à une réaction neutre ou alcaline; il en serait de même toutes les fois que la sécrétion se fait avec beaucoup de rapidité. Les mêmes faits avaient déjà été observés en partie par Fubini.

Sa quantité, très variable (80 à 100 grammes en vingt-quatre heures, d'après Œhl), augmente par les mouvements de mastication, indépendamment de toute excitation gustative (Butler-Stoney, dans un cas de fistule parotidienne); sur la même personne Buller-Stoney a vu les saveurs sucrées rester sans influence sur la sécrétion parotidienne, tandis qu'elle était vivement excitée par les saveurs acides (acide tartrique). Sur un jeune homme atteint de fistule du canal de Sténon et observé par Béclard, la quantité de salive d'un seul côté était en moyenne de 4 grammes par heure, dans l'intervalle des repas, de 33 grammes pendant la mastication.

La salive parotidienne ne contient pas d'éléments morphologiques. A l'air, elle se trouble en abandonnant des cristaux rhomboédriques irréguliers de carbonate de chaux qui se précipitent au fond du hquide sous forme de dépôt, ou à sa surface sous forme de pellicule; en même temps il se dégage de l'acide carbonique. La chaleur trouble la salive parotidienne (albumine et carbonate de chaux) ; les acides minéraux y produisent une effervescence d'acide carbonique; elle donne la réaction du sulfocyanure de potassium; cependant celte réaction est quelquefois masquée par d'autres substances (Dalton, Sertoli).

Elle renferme des substances albuminoïdes, albumine coagulable et une autre albumine encore indéterminée, pas de mucine, de la ptj'aline, des traces d'urée, du sulfocyanure de potassium, des sels et spécialement des chlorures alcalins et du bicarbonate de calcium et des traces de phosphates et de sulfates alcalins. La présence d'un acide gras volatil, admise par quelques auteurs, est encore douteuse.

Le tableau suivant, emprunté en partie à Hoppe-Seyler, donne des analyses de salive parotidienne :

HOMME

CHIEN

CHEVAL

MITSCIIEHLICH.

HOPPF.-SEYLEn

SCHMIDT Kï

HKKTEIl.

UF.nTER.

UKllTKn.

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