‹ Nouveaux éléments de physiologie humaineChapitre 23 sur 377 · IV. — SALIVE SUBLINGUALE · texte numérisé non relu

IV. — SALIVE SUBLINGUALE

Procédés. — A. Homme. — OEhl a pu, dans un cas, introduire une canule line dans le conduit de la glande sublinguale.

B. Animaux. — On suit pour les fistules sublinguales le même procédé que pour les fistules du canal de Wharton. Le canal se trouve en général en dedans du canal de Wharton. Chez le bœuf la grosseur du conduit rend l'opération plus facile (Colin) ; on fait l'incision dans l'espace intra-niaxillairc, en arrière de la surface génicnnc. On peut aussi employer pour se procurer la salive sublinguale les procédés suivants : 1° ou empêche les salives parotidicnnes et sous-maxillaires d'arriver dans la cavité buccale soit en liant les conduits de Sténou et de Wharton des deux côtés, soit en pratiquant des fistules de ces quatre conduits pour déverser leur produit à l'extérieur, soit enfin en extirpant les parotides et les sous-niaxillaires (Hudge, C. Fehr) ; le liquide qui arrive dans la bouche est alors constitué par le mélange de la salive sublinguale et du liquide des glandes buccales. On peut le recueillir, soit directement par la cavité buccale, soit Beaunis. — Physiologie, 3« édition. 11, — 3

— PHYSIOLOGIE SPÉCIALE

plutôt par une plaie faite à l'œsophage et dans laquelle on introduit une canule qui reçoit la salive déglutie. Le même procédé peut servir pour obtenir le liquide buccal seul si on extirpe en plus les glandes sublinguales. Les chiens supportent bien l'opération, seulement ils boivent plus que d'habitude.

La salive sublinguale obtenue chez Vhomme par CEhl, par l'introduction d'une canule, était formée de gouttelettes isolées, claires, visqueuses, très alcalines. Mais on l'a jusqu'ici obtenue en trop petite quantité pour pouvoir l'étudier d'une façon complète.

Chez les animaux, elle est transparente comme du verre, épaisse, visqueuse et quelquefois au point qu'elle mérite à peine le nom de liquide ; ainsi elle coule en un filet fin non interrompu qui peut aller de l'orifice de la canule jusqu'à terre. Sa réaction est alcaline. Elle renferme 27,5 pour 1000 de principes fixes, d'après Heidenhain, et d'après Kuhne, la proportion pourrait aller jusqu'à 99,8. On y trouve de la mucine; la présence du sulfocyanure y a été constatée. Elle doit contenir peu de bicarbonate de chaux, car elle ne fait pas effervescence avec les acides. Sa viscosité serait due, d'après Werther, moins à sa mucine qu'à son degré d'alcalinité.

Le liquide des glandes buccales obtenu par le procédé de Budge et C. Fehr est visqueux, filant, alcalin, et se rapproche beaucoup de la salive sublinguale.

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