X. — GRAND HYPOGLOSSE (fîg
Procédés. — Excitation iiitra-crânienne de ses racines. Se fait sur une moitié de lôte d'un animal décapité. — 2° Section (lapin). Inciser la peau sur la lifïne médiane du cou, chercher la pointe de la frrande corne de l'os hyoïde ; en dehors d'elle se trouve la carotide externe qui émet l'artère linguale; au-dessus de cette artère, qui longe la grande corne, se trouve le nerl' hypoglosse.
A. Action motrice. — L'hypoglosse est un nerf exclusivement moteur à son origine. Il innerve tous les muscles de la langue, le génio-hyoïdien, et le Ihyro-liyoïdien. Sa section abolit les mouvements volontaires de la langue (par exemple l'action de laper chez le chien) et rend la déglutition très difficile; mais les mouvements communiqués de la langue sont encore possibles par l'action des muscles voisins (2). Sa galvanisation produit des secousses convulsives dans la langue. Il est douteux qu'il innerve les muscles sous-hyoïdiens par son anse descendante; d'après Volkmann, l'excitation des racines de l'hypoglosse ne détermine dans ces muscles que des contractions très faibles, et encore exceptionnellement; leur principale et très probablement leur seule source d'innervation viendrait alors du plexus cervical.
B. Action sensitive. — L'hypoglosse est insensible à son origine; cependant C. Mayer et Vulpian^ont constaté chez les animaux et, dans trois cas, chez l'homme la présence d'un ganglion sur une de ses racines. Au-
(1) A consulter : Dlschotf : Nervi accessorii Willisii anat. et plwsioloaia isv;
Cl. Bernard : R,ch. exp. sur les fonctions du n. spinal (Arch. géa. de méd ISii^ ~
(2) On observe après sa section des contractions fibrillaircs dans les muVcIes de H hn gue, contractions analogues à celles dont il a été parlé page 52i, t. ]. T. Reichert a con .t^ Î.I en outre des contractions rythmiques de certaines régions de la langue isochrones mv mouvements respiratoires. ° jsuuuioucs aux
Fig. 548.
Nerf /njpoglosse {figure schématique) C),
(*) X, i„,e«ni..gastri,,.ie - XIl, gran.l hypoglosse. - S, ganglion cervical supérieur - 1 o f ' cervicaux. - 5, l.rancl.e doscondaute. - 6, ucrfs dos muscles sous-hyoïdiens 7 anse dP VhllS ' 8, rameaux terminaux. ' '' ^"^"^ '^^ * hypoglosse. —
dessous de l'os hyoïde, sa sensibilité est très nette ; elle est due à ses anastomoses avec les nerfs cervicaux et peut-être avec le pneumogastrique. D'après CI. Bernard, il aurait la sensibilité récurrente qui lui viendrait de la cinquirme paire.
C. Action vaso-motrice et trophique. — Les filets qui vont au sinus occipital, au cercle veineux de l'hypoglosse, à la veine jugulaire et au diploé, proviennent probablement de son anastomose avec le ganglion cervical supérieur.
D. Anastomoses. — \° A. avec le ganglion cervical supérieur. Voir cidessus. — 2° A. avec le pneumogastrique. Cette anastomose fournit soit des filets sensitifs à fhypoglosse, soit une partie des racines motrices du pneumogastrique (Cruveilhier, Sappey). — 3° Anse descendante de P hypoglosse. Elle contient des filets sensitifs allant à l'hypoglosse et en outre les ûlets moteurs des muscles sous-hyoïdiens provenant des nerfs cervicaux.
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188.^'. — T. Rkiciiert : Obs. on the regeneraiion oft/ie vagus and hi/poglûssal nerves (Amer.
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Biblio$>^rapiile des nerfs crâniens. — Cii. Bell : Mem. sur les nerfs de la face (Journ.
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