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CHAPITRE PREMIER

Pin'SIOLOGIE DE LA MOELLE ÉPINIÈRE

Procédés. — Section de la moelle. — L'animal est attaché solidement, et endormi par TtHlier ou les Injections de ehloral ; la colonne vertébrale est mise à nu par l'ablation des

i l) A consulter : Cl. Rernard : Sur les effets de la section de lu p. ce'phalique du gr. sympathique (Gaz. méd., 1852). — Id. : Rech. exp. sur le gr. sympathique, etc., 1854. — Buiige : Ueber das Centrum genito-spinale (Arch. fi'ir pat. An., t. XV, 185(1). — Dastre et Morat : Sur l'expér. du grand sympathique cervical (Comptes rendus, 1880). Biblioaraphie des capsules surrénales. — Brown-Séquahd : Rech, expër. sur la

physiologie et la pathologie des capsules surrénales (Comptes rendus, 1856, et Arch. do

miid., 1856). — h). : Souv. rech. sur l'importance des fonctions des capsules surrénales

(Gaz. méd. , 1858).

Bibliographie générale des nerfs. — Ch. Bell : Expos, of the natural System of Ikc nerves of the hut/ian body, 1824.

AU épuisomeut proloud de rauimaL Pour éviter les hémorrliagies, on avantage le cautère Paquelin. On peut faire, pour les ^'^'"'"f^"'

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nuisclcs spinaux et on enl.;ve avec la scie les arcs vertébraux de façon à P^^y^f ' ^Jir suî la n.oello et sur les racines des nerfs. L'écoulement de sang est en geueial a..e/ abondant et amène un

peut employer avec avuuuigi; «-iv"»..^^.. » ..v,.^^ i- — . i ■ ni ivi.'.n

Compression ou la ligature t-nnporaire de la crosse de l'aorte a gauche de la sous-ciaviti. gauche (lapin'. (Voir aussi : Encêpluile.) . ^ r,ri

Résumé de l'anatomie de la moelle épinière. - Je crois devoir ^irc précéder l'étude physiologique de la moelle d'un résume d(> l'anatomie de cet organe, Da^t . la fois sur les recherches anatomiriues et anatomo-pathologiques, résume lait uniquemeiu

au point de vue physiologique. ,• * i „,.^£.coa

A. Substance grise. - La mhstancc grise des cornes antérieures contient de grosses cellules {cellules motrices), ayant de 4 à 10 prolongements parmi lesquels un prolongement non ramifié, prolongement de Ueiters,. et disposées en trois groupes distincts. - Les cornes postérieures renferment trois sortes de eellules : I» des cellules plus petites [ceLlulcs sensitives), à prolongements moins nombreux, tous ramifiés; 2° des cellules analorrues constituant a la base delà corne postérieure un groupe distinct {colonne vésiculeuse de Clarke); 3» les cellules de la substance gélatineuse de Rolando, petites, arrondies ou triani?u:aires. à trois ou quatre prolongements.

H. Substance blanche [ûg. 55G). - Les cordons postérieurs comprennent une partie interne, cordon de Goll, une partie externe, cordon cunéiforme ou de Burdack. — 1° Le cordon de Goll ^5) est constitué par des fibres longues ce?itripétes qui remontent jusqu'au niveau du quatrième ventricule et se continuent avec les pyramides postérieures du bulbe pour se terminer probablement ilans la substance grise de cet organe. Leur centre trophique se trouve dans la substance grise de la moelle et peut-être dans les ganglions des racines postérieures. Après la section de la moelle ils subissent la dégénérescence ascendante, c'est-à-dire que leurs fibres dégénèrent de bas en haut (fig. 557). — 20 Le cordon externe ou de Burdach (2) est constitué par des flbres couimissurales courtes, probablement centripètes aussi, qui vont des cellules de la substance

grise aux cellules de la même substance situées un peu plus haut et réunissent en même temps les fibres des racines postérieures aux cellules de la substance grise. Dans leur développement, elles précèdent les cordons de Goll. Après la section de la moelle, elles ne subissent pas de dégénérescence ou ne la subissent que dans une très courte étendue (dégénérescence ascendante). Les cordons de Burdach varient d'épaisseur dans les diverses régions de la moelle et sont plus vulumineux au niveau de l'émergence des nerfs des membres.

Les cordons latéraux se divisent en plusieurs parties : 1" La partie postérieure (7), faisceau pyramidal croisé, se continue en haut, an niveau du bulbe, avec une partie de la pyramide antérieure du côté opposé [décussalion des pyramides) ; ce faisceau pyramidal diminue de volume de haut en bas, et cette diminution de volume est surtout sensible au niveau des reullements cervical et lombaire. Les fibres qui le composent prennent leur origiiu; dans la moitié opposée de l'encéphale, et descendent pour se terminer probablement dans les cellules motrices des cornes antérieures; elles sont centrifuges, sont les dernières à se développer des fibres de la moelle et ne sont pas encore complètement formées à la naissance (fig. 5.")8). Après les lésions de la moelle, du bulbe ou des parties encéphaliques qui seront mentionnées plus loin, elles subissent la dégénérescence descendante (fig. 5.59). 11 faut noter que, chez le chien, ces fibres pyramidales croisées d'origine cérébrale, au lieu d'être groupées en un faisceau cohérent, sont disséminées dans toute l'étendue du cordon latéral. — La partie externe et postérieure, faisceau cérébelleux direct de Fleschig (6), forme une mince bandelette superficielle en dehors du cordon précédent. Ses fibres naissent dans la partie supérieure de la moelle dorsale, des

(*) 1, pjirtie externe du cordou antérieur. — 2, cordon de Burdacii. — .3, partie antérieure du cordon latéral. — 4, partie du cordon latéral avoisinant la suhsiance grise. — 5, cordon de Goll. - 6, faisceau cérébelleux direct de f-'lechsi;,'. — 7, faisceau |iyramidal croisé. — 7', faisceau iiyraniidal direct ou faisceau de Turck. — y, racines antérieures (Kdingei'; d'après l'Ieclisig).

(**) Les parties qui ont subi la dégfnéresceuce ascendante à la suite dune lésion de la moelle dorsale (cordons de Goll et faisceau de Fleclisig) sont ombrées (lîdingcr, d'après Striimpell).

Fig. 55G. — Coupe schématique de la moelle (').

Kig. 557

- Dégénérescence ascendante Ç*).

cellules de la colonne de Ciarke et par leur intermédiaire des racines postérieures (fig. ôGO), et se terminent dan? les corps restil'ormcs en remontant probahlemeut jusqu'au cervelet. Elles sont centripèles, et, après les sections de la moelle, subisseut la dégénérescence ascendante {iv^. 5571. Elles se développent avant les faisceau.x pyramidaux et après les cordons de IJurdach. — 3° Faisceau profond du cordon latéral (4). Ce faisceau se trouve à la partie interne profonde du cordon latéral entre le faisceau pyramidal croisé et la substance grise, il se compose de fibres courtes. — Faisceau de Gowers. Ce faisceau, récemment

décrit, se trouve en avant du faisceau pyramidal croisé et du faisceau cérébelleux direct de Klechsig et répond à la partie superficielle du faisceau suivant, r3, dont il n'est pas séparé sur la ligure o5G. D'après Gowers, il aurait un caractère sensitif et recevrait ses libres par la commissure postérieur^ des racines sensitives de la moitié opposée de la moelle. — 5° La partie antérieure du cordon latéral (3, fig. 550) est formée par la pai'tie restante du cordon latéral. Elle est constituée par des fibres commissurales, courtes, qui réunissent les cellules motrices des divers étages. L'épaisseur de ce faisceau varie dans les diverses régions de la moelle. Ses fibres Fig. 558. — Coupe de la moelle cerviccde d'un sont formées les premières avec celles du nouveau-né (*). faisceau de Burdach. Je mentionnerai aussi

un faisceau particulier, zone marginale de Lissauer, non indiqué sur la figure 55G et qui se trouve à la pointe des cornes postérieures entre le lieu d'émergence des racines postérieures et la partie postérieure du cordon latéral. Il est formé par des fibres des racines postérieures ([ui devienneut ascendantes, puis

se recourbent pour pénétrer dans la substance gélatineuse.

Les cariions antérieurs se divisent eu deux parties : — 1° La partie interne ou cordon de Turck, faisceau pyramidal direct {'i'), a la même signification que le faisceau pyramidal croisé du cordon latéral. 11 provient de la pyramide antérieure du même côté; ses fibres, centrifuges, se terminent dans les cellules motrices des cornes anté-

V\". 55!j. Dér/é- vieures et subissent la dégénérescence descendante. Ce cordon peut

nérescence descen- niauquer d'un côté. — 2° La partie externe, faisceau externe du dante du faisceau cordon antérieur (1), a la même signification que la partie antérieure pyramidal (Ediu- corduu latéral et la même constitution (voir plus hautj. ger, d'après Erb.). G. Racines (fig. 560). — 1° Racines antérieures. Les racines antérieures (1 à 6) vont presque toutes aux cellules motrices de la corne antérieure du même côté (1, 3, 4); d'après Birge (contredit par Gad), le nombre de leurs fibres correspondrait au nombre de ces cellules. (^)uelqnes fibres vont aux cellules motrices du côté opposé par la commissure antérieure (5j. D'autres fibres, dont l'existence est moins certaine, iraient : au cordon latéral (faisceau pyramidal croisé) du même côté, soit directement (2) soit par l'intermédiaire d'une cellule motrice (3) ; au cordon antérieur du côté opposé (faisceau pyramidal direct) (6); à la substance grise de la corne postérieure du même côté ou du côté opposé (4). — Racines postérieures. Les racines postérieures sont constituées de la façon suivante. Les fibres les plus externes pénètrent dans le cordon latéral, montent dans ce Cdrdou en furmaut le faisceau de Lissauer et après un trajet assez court entrent dans la substance gélatineuse. Les libres suivantes, en allant de dehors en dedans, pénètrent dans la substance gélatineuse (1 , 2), la traversent, et arrivent dans la substance grise. Là elles se recourbent ])our devenir ascendantes (I; ou se mettent en rapport avec le réseau et les cellules de la substance grise des cornes postérieures. Les fibres les plus internes, développées les premières, pénètrent dans le cordon de liurdach (3, 4); les unes (4), vont aux cellules de la colonne de Ciarke par l'intermédiaire desquelles elles sont en communication avec le faisceau cérébelleux de Fleclisig (voir la figure); les autres paraissent aller dans le cordon de Goll (3). Le trajet des fibres des racines postérieures est moins bien connu que celui des racines antériaures.

(*) Les nerls des voies pyramidales étant dépourvues de myéline, doiiiiciit au faisceau pyramidal (direct et croise) un aspect trauspareut (Kdiiiger).

Co»wu.ss^iires. - I.a commissure antérieure est formée : par des fibres allant des racines antérieures aux cllules des cornes antérieures du côté opposé ; par des lil)res allant de la corne antérieure au cordon antérieur du côté opposé; par des libres allant du faisceau pyramidal croise au faisceau pyramidal direct du côté opposé; par des fibres conimissùrales unissant les deux cornes antérieures. — La commissure postérieure est constituée par des ril)res allant des racines postérieures dans le cordon de GoU du côté opposé ; par des libres allant des cornes postérieures aux cornes antérieures du côté opposé.

En résumé, on voit que les cordons blancs de la moelle contiennent des libres inlrinsèques et des fibres extrinsèques. Les filtres intrinsèques naissent et se terminent dans la moelle elle-même et en relient entri; eux les divers étages cellulaires; ces fibres intrinsèques sont courtes, commissurales, apparaissent les premières dans le développement et ne subissent qu'une dégénérescence très limitée leur nombre (volume des cordons)

Kig. 5G0. — Trajet des fibres des racines ante'rieures et postérieures (Edinger).

varie dans les diverses régions de la moelle. Elles comprennent, d'une part, le cordon de Burdach, qui relie les cellules des cornes postérieures, et, d'autre pari, la partie antérieure du cordon latéral et la partie externe du cordon antérieur qui relient les cellules motrices. Les fibres extrinsèques rattachent les cellules de la substance grise de la moelle aux parties supérieures de l'axe nerveux (bulbe, cervelet, encéphale). Elles sont longues, diminuent graduellement de noud)re de haut en bas et se développent après les précédentes; elles dégénèrent dans toute leur longueur. Les unes »oul centripètes et subissent la dégénérescence ascewlanle ; tels sont le cordon de (loll et le faisceau cérébelleux direct. Les autres sont ctntripKies et subissent la défié nérescmce descendante, tels sont le faisceau pyramidal croisé et le cordon de Turck ; ces libres paraissent les dernières de toutes et manquent dans les cas d'arrêt de dêveloiipeuKMit des hémisphères.

La moelle épinière peut être envisagée à deux points de vue, comme organe de transmission et comme aggloim-ralion de centres nerveu.x ; mais avant de l'étudier à ces deux points de vue, il est nécessaire d'étudier l'excilabiliLé de ses différentes parties.

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