‹ Nouveaux éléments de physiologie humaineChapitre 315 sur 377 · FEMME · texte numérisé non relu

FEMME

La respiration se l'ait surtout d'après le type costal ou costo-claviculaire. La voix est plus haute, moins intense, d'un timbre plus doux. Le squelette est moins développé; celui de l'homme forme 10 p. 100 du poids du corps, celui de la femme 8 p. 100 seulement; les os sont plus grêles, les saillies d'insertion, les crêtes et les dépressions moins marquées; certains os en particulier et certaines régions (crâne, bassin, etc.) présentent des caractères distinctifs décrils dans les traités d'anatomie; les articulations sont plus fines, les ligaments et les tendons plus grêles, les muscles moins volumineux ; la force musculaire, mesurée au dynamomètre, est d'un tiers à peu près au-dessous de celle de l'homme. La forme générale du corps, l'altitude, la marche, etc., sont différentes; la graisse accumulée dans le tissu cellulaire sous-cutané masque les saillies musculaires déjà peu prononcées par elles-mêmes et arrondit les formes; la ligne serpentine domine chez la femme, ce qui constitue une des conditions de sa beauté (Hogarlh) : la petitesse de la tête, la délicatesse des traits du visage dont la barbe ne masque aucun détail, la rondeur et la longueur du col, le développement des seins, la déclivité des épaules, la largeur du bassin, la conicité des cuisses, la finesse des extrémités, contrastent avec l'aspect physique de l'homme. Le cerveau est plus petit et moins pesant que celui de l'homme, et ses parlies postérieures sont plus développées; le système nerveux est plus excitable, la sensibilité physique plus vive, les actions réflexes plus intenses.

A ces différences physiques correspondent des différences dans l'intelligence, la sensibilité, le caractère. L'intelligence a plus de vivacité et moins de profondeur, les associations d'idées se font plutôt dans l'espace que dans le temps, par contiguïté que par causalité ; la femme est plus apte aux idées particuhères et individuelles, l'homme à la généralisation et à l'abstraction ; le côté objectif domine chez la femme, le côté subjectif chez l'homme: elle est plus passive, l'homme plus actif, l'influence de l'éducation première persiste plus longtemps chez elle; elle aime le merveilleux et le surnaturel et tombe facilement dans le sentimentalisme, la religiosité et la superstition; le doule l'effraye, quelque scientifique qu'il soil, et elle préfère croire sans vouloir approfondir ni raisonner sa croyance. L'amour, la maternité, la famille remplissent son existence, et son dévouement, susceptible de s'exalter jusqu'à l'héroïsme, a plutôt en vue les personnes que les idées. Son caractère est faible ; elle ne connaît ni l'infiexibilité des principes, ni la puissance de la raison ; elle se guide d'après ses sentiments, ses passions, ses émotions de chaque jour; mais elle est naturellement si bien douée que la raison seule ne serait pas pour elle un meilleur guide, et que l'homme avec toute sa logique est bien souvent obligé de s'incUner devant ce merveilleux instinct de la femme.

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