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B<bilo|;raphie. — H. T.\ppeiner : Die Darmç/ase dpr P/lanzenfi-esser (Ber. d. d. ch. Ges., t. XIV, I8SI). — II). : Ueber die Bildunçisstulten des Phénols, Indols und Skntols im Daimkanal der P flanzen fesser (id.). — J. Ukkel!>ia.nn : Vnt. ûh dus mikroskop. imd chem. VerhaUen der Faces natilrlich erniihrter Siiuq linge, etc. (D. Arch. f. kl. Med., t. XXVIU, 1881) — H. T.\ppEiNEn : Vergleich. Uni. d. Darmgase (Zoitsch. f physiol. Ch., t. VI, 1882). — Tappeiner : Die G'ise des Verdaunqsschlaiiches der Pflanzenfresser (Zeitsch. f. Biol., t. XIX, 1883). — Ed. Peters : F^ecal analyses (Boston med. and surgirai Journ., 1881)). — N. A. Randolph : A note on Ihe fèces of star- h-fed infants (Trans. Coll. of Physic of Philadel., t. VI, In83). — H. Rieder : Bestimmung der Menge d-s im Kothe befindlichen nicht von der Nahrung herriihrenden Stickstoffes (Zeit. fiir Biol., t. XX, 1884). — F. MiiLLER : Ueher den normalen Koth des Fleischfres^ers (Zeit. fur Biol., t. XX, 1884). — N. A. Randolph et A. E. Roussel : 4n examinalion of the faeces of twenty pm'sons rereiving inunctions of Codliv^r oil (Philad. med. Times, 1884). — H. Tappeiner : Unt. iiber die Eiweissfaulniss im Dai'mkunale der Pflanzfnfres'^e.r (Zeitsch. f. Biol., t. XX, 1^84). - B Tacke : Ucber die Bedeutung der breniibaren Ga e im thierischen Organismus, Diss. Berlin, 1884. — A. Hirschler : Ueber den Einfluss iler Koldehyiirale, etc., au f die Eiweissfdvlniss (Zeitsch. f. phys. Ch., t. X 1885). — Tu Pfeiffer : Ziir rage Uber die Bestim?nu7ig der Stoffwechselprodu'-te im thierischen Koth (id., 1886). — Id. : Die Bexlimmung des Stickstoffs der Stoffwechs^etproducti' (id.). — E. G. Waters : At what p rt of the intestinal cannl ilo ils contents become féculent? (Philad. med. and purg. reporter, I88G). — A. Stutzer : Zur Anahise derini Koth enthaltenen stickstoffhaltiyen Stoffujechselpioducte (Zeitsch. f. phys. Ch., t. XI, 1887) (1).
Article IV. — Changements des aliments dans le tube digestif.
Si maintenant on reprend chacun des aHments simples et si on passe rapidement en revue les modifications qu'il subit dans toute l'étendue du tube digestif, on observe les faits suivants :
A. Hydrocarbonés. — Vnmidon est transformé en dextrine. puis en glycose (ou plutôt en achroodextrine, maltose et glycose) par la salive, le suc pancréatique et peut-être la bile et le suc intestinal. Cette transformation, commencée dans la cavité buccale, se continue, quoique faiblement, dans l'estomac, mais se fait surtout dans l'intestin grêle où elle s'achève. La substance glycogène subit la même transformation.
Le sucre de canne est dissous d'abord par la salive et le suc gastrique, puis transformé dans l'intestin grêle, par l'action du ferment inversif du suc
(I) A consulter : Marcel : Rech. sur les principes immédiats des excréments de l'homine à l'état de santé (Bibl. univ. de Genève, 1857). - Hoppe-Seyler : Ueber die Schicksale der Galle im Darmkanal (Arch. flir pat. Anat., t. XXVI, 1863).
intestinal, en sucre interverti, mélange à parties égales de glucose et de lévulose.
Le sucre de lait ou lactose subit des modiûcalions encore peu connues. On admet en général qu'il se transforme en glycose. Il se dédouble probablement en galactose et lactoglycose dont le pouvoir réducteur égale celui de la glycose ordinaire.
Les modifications subies par Vinosile, Vinuline, la mannite sont inconnues. D'après Frémy et Witte, cette dernière se transformerait en acide lactique. D'après des recherches failes au laboratoire de Voit à Munich, la (jomme, le mucilage végétal, seraient aussi partiellement transformés en glucose.
La cellulose, telle qu'elle se rencontre dans les jeunes cellules végétales, est digérée dans l'intestin, non seulement chez les herbivores, mais aussi chez l'homme ;Weiske a vu en efTet, dans une série d'expériences, que plus de la moitié de la cellulose ingérée ne reparaissait pas dans les excréments. Il est probable qu'elle passe en s'h^'dratant à l'état de glucose.
On voit, en somme, que la glycose représente le produit essentiel de la digestion des hydrocarbonés.
Quand toute la glycose formée n'est pas résorbée, elle peut, sous l'influence des ferments contenus dans le tube digestif, subir la fermentation butyrique et donner naissance à de l'acide lactique et à de l'acide butyrique.
L'amidon non digéré, le sucre de canne, le sucre de lait, l'inosite, la mannite, etc., peuvent subir la même décomposition dans le tube digestif.
Dans certaines conditions, la glycose peut subir aussi la fermentation alcoolique.
La cellulose peut donner de l'acide carbonique et du gaz des marais (légumineuses).
B. Graisses. — Les graisses sont liquéfiées dans l'estomac et émulsionnées dans l'intestin grêle par le suc pancréatique (un peu peut-être par la bile) et par le mélange des savons et des acides biliaires qui se trouve dans l'intestin grêle (i). En même temps, ces graisses sont décomposées en partie en glycérine et acides gras. Ces acides gras, une fois libres, forment avec les alcalis de la bile et du suc pancréatique des savons solubles et absor-
(I) Gad a constaté que lorsqu'on met en présence d'une solution alcaline une huile contenant un peu d'acides gras, l'émulsion se produit sans qu'il y ait besoin d'agiter le mélange; ainsi si l'on place une solution de carbonate de soude dans un verre de montre et qu'on y laisse tomber le plus doucement possible une goutte d'huile un peu rance, on voit la solution se troubler peu à peu, et au microscope on constate que la segmentation de la goutte d'huile eu gouttelettes de plus en plus fines s'accompagne de mouvements comparables aux mouvements amœboides. Les molécules graisseuses ne seraient pas d'après lui entourées d'une membrane démontrable; le sel marin, la bile (sous certaines conditions) favoriseraient la formation de l'émulsion. Certaines huiles, comme l'huile de ricin, ne s'émulsionnent pas ; l'huile de foie de morue au contraire s'émulsionne avec le plus de facilité. Quincke. qui a répété les expériences de Gad, admet au contraire, eu se basant surtout sur des lois physiques, l'existence autour des molécules graisseuses d'une membrane ou plutôt d'une couche mince de savon liquide qui maintient ces gouttelettes graisseuses écartées et les empêche de se réunir. Le fait important qui ressort de ces recherches, fait qui trouve son application dans la physiologie de la digestion, c'est que l'émulsion d'une graisse en présence d'une solution alcaline peut se produire sans choc et sans agitation.
bables. Quant à la glycérine mise en liberté, peut-être subit-elle à son tour une fermentation en donnant naissance à de l'acide carbonique, de l'hydrogène, des acides gras, de l'acide succinique, etc.
C. Albuminoïdes. — Les albuminoïdes sont transformés en peptones dans l'estomac et dans l'intestin grêle par le suc gastrique et le suc pancréatique. Après la digestion gastrique des albuminoïdes, une partie des peptones formées est précipitée par la bile dans le duodénum et redissoute dans l'intestin grêle. A cette phase principale de la digestion des albuminoïdes paraît en succéder une autre dans laquelle il y a formation de leucine, de tyrosine et de quelques autres substances (acide glutamique et asparagique, xanthine, hypoxanthine, glycocolle, etc.). Puis, après ce second stade qui peut être considéré comme normal, surviennent des phénomènes de putréfaction qui donnent naissance à une série de produits qui se retrouvent dans les excréments (indol, phénol, scatol, acides gras volatils, etc.) et dont la formation a déjà été étudiée dans la Chimie physiologique.
La gélatine et les substances qui donnent de la colle sont transformées par le suc gastrique et le suc pancréatique en peptones de gélatine qui ne se prennent pas en gelée par le refroidissement.
La lécithine, d'après Bokay, serait résorbée dans l'intestin.
D. Sels. — Les sels solubles sont dissous dans la cavité buccale et dans l'estomac parla sahve et le suc gastrique; les sels de chaux et les phosphates de magnésie sont dissous en partie dans l'estomac par le suc gastrique, qui décompose aussi les carbonates dont la base s'unit à l'acide chlorhydrique ou à l'acide lactique. Les sels d'acides organiques sont transformés en carbonates.
i Article V. — Rôle des micro-organismes dans la digestion.
J'ai déjà mentionné le rôle attribué par certains auteurs aux micro-organismes dans les phénomènes de la digestion (t. I, p. 348). Cette opinion, soutenue en France par Pasteur et Duclaux, en Allemagne par Nencki et Kiilme, s'appuie sur les deux faits suivants :
11 existe des micro-organismes dans toute l'étendue du tube digestif;
Ces micro-organismes peuvent produire les mômes effets digestifs que les ferments solubles des différentes sécrétions du tube ahmentaire.
J'examinerai brièvement ces deux points.
A. Existence de micro-organismes dans le tube digestif. — I" Salive et cavité buccale. Les microbes de la sahve ont été étudiés par Robin, Pasteur, Vulpian, Rupin, Rasmussen, et tout récemment par Vignal et Riondi. vîgnal en a isolé dix-neuf, dont cinq microcoques, treize bacilles ou bactéries et un vibrion Les principaux sont les suivants : microbe du furoncle [staphylococcus pyogenes aureus), staphylococcus pyogenes albus, leptothrix buccalis, bacille de la pomme de terre {b. mesentericus vulgaris), bacterium termo, bacille du foin (6. subtilis) vibrio rugula, micrococcus Pasteuri (microbe de la pneumonie), bacillus salivarius septicus (Blondi), amœba buccalis, etc. — 2° Estomac. De Bary a trouvé dans reslomac (matières vomies) la sarcine du ventricule, plusieurs champignons, entre autres Beaunis. — Physiologie, 3» édit. jj g
Yoïdiiim ladis, le leptothrix buccalis, le bacillus amylobader, le bacilîus geniculatus. 3° Intestin grêle. Babès a isolé du mucus intestinal normal cinq espèces de bactéries. — 4" Gros intestin et excréments. Un grand nombre d'auteurs ont étudié les micro-organismes du gros intestin. On y a rencontré le bacteriiim termo, le bacillus subtilis, le saccharomyces, le clostridiwn butyricum, le bacterium coli (Escherick), le bacillus cavicida (Brieger), le bacillus coprogenus parvus et le bacillus putrificus coli (Bienstoch), le streptococcus des selles (Cornil et Babès) et un grand nombre de micrococcus. Vignal évalue leur nombre à plus de 20 millions par décigramme de matières fécales. On y rencontre aussi un certain nombre d'infusoires ou d'animalcules (amibes, coccidies, cercomonades, tricliomonades, paramécies, elc).
Tous ces micro-organismes résistent à l'action des sucs digestifs, sauf quelquesuns, qui sont dissous par le suc gastrique.
B. Action digestive des micro-organismes. — Les recherches de Duclaux et de quelques autres expérimentateurs ont prouvé qu'un certain nombre de ces micro-organismes sécrètent des ferments solubles identiques comme action aux ferments solul)les des sucs digestifs. Vignal dans ses recherches récentes sur ce sujet est arrivé à cette conclusion que ces micro-organismes contribuent, dans une mesure encore indéterminée, à la dissolution dans le tube digestif des matières alimentaires (1). Mais les expériences ne sont encore ni assez nombreuses ni assez précises pour permettre de résoudre la question, surtout pour ce qui concerne les matières albuminoïdes. Mais ce qui est certain, c'est qu'une partie des processus de fermentation et de putréfaction qui se passent dans l'intestin doivent être attribués à l'action des micro-organismes introduits par l'alimentation. Ces processus manquent en effet pendant la vie fœtale et sont très peu développés dans la première semaine qui suit la naissance.
Bibliographie. — Szyllowski : Beitr. z. Microsc. d. Fxces, Dorpat, 1879. — Rupin : Th. de Paris, 1881. — Nothnagel : Die normal in den menscfil. Darmentleerungen vorkommenden niederslen Organismen (Zeit. f. kl. Med., 1881). — E. Duclaux : Digestion iiiteslinale (C. rendus, t. XCIV, 1882). — H. Tappeiner : Vergl. Uni. der Darmgase (Zcitsch. f. phj's. Ch., t. VI, 1882). — Rasmussen : Om drykning af mih-oorganismer, etc. Copenhague, 1883. — BiENSTOCK : Ueber die Baklerien der Faces (Fortschr. d. Med., 1883). — Miller : Gahrungsvorg. im mensc/i lichen Munde (Deut. med. Wochsch., 1884). — Stahl : Microorganismen in den Darmentleerungen (Verh. d. d. Gougress., 1884). — Th. Echerich : Die Darmbaclerien des Neugeborenen, etc. (Fortschr. d. Med., 1885). — W. Vignal: Rech. sur les micro-organismes de la bouche (Arch. de physiol., 188C). — Id. : Rech. sur Faction des micro-organismes de la bouche sur quelques substances alimentaires (id., 1887). — Chantemesse et Wioal : Rech. sur le bacille typhique (id.). — W. Vignal : Sur l'action des micro-organismes de la bouche et des matières fécales sur quelques substances alimeyitaires (C. rendus, t. CV, 1887). — Id. : Rech. sur les micro-organismes des matières fécales (Arch. de physiol., 1887). — Rietsch : Journ. de pharmacie et de chimie, 1887. — A. Macfadven : The behaviour of bacteria in the digestive tract (Jouru. of anat. and physiol., t. XXI, 1887).
Article VI. — Absorption par le tube digestif.
Le tube digestif absorbe :
i" Les produits de la digestion; absorption alimentaire ou digestive ;
(1) Voici le résumé qu'il donne de l'action digestive de ces micro-organismes : 7 dissolvent plus ou moins rapidement l'albumine; 5 la gonflent ou la rendent transparente; 10 dissolvent la fibrine; b la rendent transparente ou la gonflent; 8 dissolvent le gluten; 4 transforment l'amidon ou paraissent vivre à ses dépens ; 9 coagulent le lait ; 6 dissolvent la caséine; 24 transforment la lactose en acide lactique; 11 intervertissent le sucre; 10 font fermenter le glucose et le transforment plus ou moins énergiquement en alcool.
2» Une partie des produits de sécrétion versés à la surface de la muqueuse ; réso7'pt io n sécrétoire ;
3° Des principes qu'on met accidentellement en contact avec la muqueuse; absorption expérimentale et thérapeutique.
On ne traitera ici que des deux premières.