dans l'acide carbonique
QUANTITÉS d'aliments oxydés.
Acide nialiquc. . . .
Les alcooliques (?), le thé, le café, diminueraient l'élimination d'acide carbonique (Prout, Vierordt, Perrin). L'injection de substances facilement oxydables dans le sang (glycérine, lactates) augmenterait l'absorption d'oxygène et l'exhalation d'acide carbonique (Ludwig et Scheremetjewsky).
o" Mouveme7it musculaire. — L'exercice musculaire augmente l'élimination d'acide carbonique. Pettenkofer et Voit ont, chez un adulte, trouvé 832 grammes d'acide carboniijue pour 24 heures pendant le repos, et 980 grammes pour un travail modéré. Mais celte quantité peut être portée beaucoup plus haut, tripler (Smidt) et arriver au point qu'il y ait dans l'acide carbonique expiré plus d'oxygène que la respiration n'en a introduit. Si sur un chien on produit artificiellement le tétanos des membres inférieurs, la quantité d'acide carbonique expiré augmente considérablement (Sczelkow); voici les chiffres d'acide carbonique par minute pour quelques expériences (en centimètres cubes):
Repos..
Tétanos.
Le même auteur, dans ses analyses comparatives de sang veineux des muscles en repos et des muscles tétanisés, a constaté que le sang des muscles tétanisés contenait toujours plus d'acide carbonique et presque toujours moins d'oxygène que celui des muscles en repos.
Dans les heures qui suivent immédiatement l'exercice musculaire, il y a une légère augmentation (un vingtième) de l'acide carbonique, à moins que l'exercice ne soit poussé jusqu'à la fatigue extrême. Le travail dynamique augmente plus la proportion d'acide carbonique que le travail statique (Spcck).
0" Sommeil. — Le sommeil diminue l'exhalation d'acide carbonique. Pour 100 parlies d'acide carbonique en 24 heures, il y a 58 p. 100 pour le jour et 42 p. 100 pour la nuit. Cet écart augmente considérablement s'il y a eu avant le sommeil un travail musculaire énergique. Ainsi, dans une journée de repos, un homme éliminait par jour 533 grammes d'acide carbonique pour les 12 heures de jour et 395 grammes dans la nuit; dans une journée de travail il éliminait 850 (jour) et 353 (nuit) grammes (Pettenkofer et Voit). Ces auteurs avaient constaté dans un certain nombre d'expériences qu'à la diminution de l'exhalation d'acide caibonique pendant le sommeil, correspondait une augmentation dans l'absorption de l'oxygène et en avaient conclu que pendant le sommeil une partie de l'oxygène absorbé s'emmagasinait dans l'organisme pour être ensuite utilisée pendant la veille; mais dans des expériences ultérieures, ils n'ont plus retrouvé les mêmes rapports, de sorte
que leur conclusion première ne peut être admise sans réserve. D'après Lewis les variations de l'acide carbonique dans le sommeil seraient insignifiantes.
La quantité d'acide carbonique diminue aussi dans Vhibcrnation.
1° M('nstiU(itio7i. — Après la ménopause, l'exhalalion d'acide carbonique présente une augmentation temporaire qui est suivie plus tard de la diminution graduelle due aux progrès de l'âge. La grossesse accroît aussi l'exhalation d'acide carbonique.
8" Tempértiture propre du corps. — Toutes les causes qui diminuent la température propre du corps (refroidissement artificiel, section de la moelle, application d'un vernis imperméable sur la peau, etc.) diminuent l'exhalation d'acide carbonique (Erler); au contraire, tout ce qui augmente cette température (réchaun'ement artificiel, fièvre, etc.) produit l'effet invei'se. A ces varialions de l'acide carbonique correspondent en général des varialions de même sens de l'oxygène absorbé; ccr pendant, comme le fait remarquer Pfliiger et comme semblent l'indiquer les analyses des gaz du sang de Mathieu et Urbain, la proportionnalité entre l'oxygène et l'acide carbonique est loin d'être parfaite. Quant à cette influence de la température, elle est évidemment très complexe, car la température agit à la fois sur la tension des gaz du sang, sur la fréquence des mouvements respiratoires, sur leur profondeur et sur l'innervation de ces mouvements. Dans leurs analyses des gaz du sang, Mathieu et Urbain ont constaté dans les cas de refroidissement une diminution d'oxygène et une augmentation d'acide carbonique dans le sang artériel; dans les cas d'élévation de température, au contraire, une augmentation d'oxygène e( une diminution d'acide carbonique. Dans ce dernier cas, ils ont trouvé aussi entre l'oxygène du sang artériel et celui du sang veineux une différence plus grande que celle qui existe à la température normale.
Influences extérieures. — i" Variations journalières. Les varialions journalières paraissent dues en grande partie aux influences combinées de l'alimentation, du repos et du travail musculaire et du sommeil et ont été déjà étudiées à ce point de vue avec ces diverses causes. Le tableau suivant, emprunté à Vierordt, donne les variations horaires de l'exhalation d'acide carbonique :
NO.MBIIR
MOMHHK