LERCH
MAGAARD.
Eau
Les glandes lacrymales sont des glandes en grappe analogues aux glandes salivaires. Lesacini sont tapissés par un épithélium glandulaire et séparés du réseau capillaire par des lacunes qui ne sont probablement autre chose que des espaces lymphatiques. La terminaison des nerfs est inconnue.
La sécrétion lacrymale est continue, et, sauf certaines circonstances spéciales, très peu abondante. Elle se fait par fdtration, sans qu'une desquamation épithéliale intervienne et ne s'accompagne pas d'une sécrétion demucine. La mucine
(I) A consulter : Dupuy : Obs. et expér. sur Venlèvemenl des ganglions gutturaux des nerfs trisplanchniques (Journ. de méd., 1816). — Rendait et Luchsinger : Zxir Théorie der Secret ionen (Arch. de Pllugcr, 1875). — Luchsinger : Neue Vers, zu einer Lehre von der Schweisssecretion {ibid., t. XLV, 187o). — Aubert : Sur les glandes sudoripares (Gaz. niéd. 1877). — B. Luchsinger : Arch. de PflQger, t. XV à XVIII.' — Vulpian : (Comptes rendus^ t. LXXXVI et LXXXVII). — Adamkiewirz : Die Sécrétion des Schweisses, — F. Nawrocki Zur Innervation der Schweissdriisen (Centralbl., 1878). — Id. : Weitere Unt. ûber den Einfluss des Nervensystems auf die Schweissaljsonderung {ibid.).
indiquée dans les analyses provient vraisemblablement des glandes de Meiijomiiis.
La pression sanguine a, une influence directe sur celle sécrétion; c'est de cette façon que le rire, les efforts, la toux, le vomissement, etc., provoquent la sécrétion lacrymale en gênant ou en arrêtant la circulation veineuse.
Le rôle de l'innervation a été bien étudié par Herzenstein et Wolferz. A l'état physiologique, cette sécrétion se produit par action réQexe, et le point de départ du réflexe peut se trouver, soit dans une excitation des première et deuxième branches du trijumeau (conjonctive, fosses nasales, etc.), soitdans une excitation rétinienne (lumière), soit dans une influence morale. Les réflexes déterminés par l'excitation des branches du trijumeau ne se produisent que sur la glande du côté correspondant ; ceux produits par l'excitation lumineuse sont bilaléraux. On peut produire expérimentalement la sécrétion lacrymale réflexe par l'excitation des branches sus-mentionnées du trijumeau.
Le nerf sécréteur principal de la glande est le nerf lacrymal ; l'excitation de son bout périphérique provoque des larmes abondantes (lapin, chien, mouton) ; sa section est suivie, au bout d'un certain temps, d'unesécrétion continuelle (sécrétion paralytique?); le réflexe nasal persiste après cette section. Le nerf lacrymal n'est donc pas le seul nerf sécréteur; le fllet lacrymal du nerf temporo-malaire et le sympathique du cou ont aussi une action dii-ecte sur la sécrétion; cependant Demlschenko n'a pu obtenir de sécrétion par l'excitation du nerf sous-cutané malaire. La faradisation de la caisse du tympan augmente la sécrétion lacrymale (lapin) et celle de la glande de Harder (liquide laiteux, Vulpian et Journiac).
L'ésérine augmente la sécrétion lacrymale; l'alropine l'empêche.
Une fois sécrétées, les larmes sont étalées sur la partie antérieure du globe oculaire, et la partie qui ne disparaît pas par l'évaporation s'engage dans les voies lacrymales ou déborde les paupières et coule le long des joues quand la sécrétion est trop abondante.
Bibliot^raphie. — Vulpian et Journiac : Su7' les phén. d'excitat. séc7'étov'e gui se manifestent, chez le lapin, sous l'influence rie la faradisation de la caisse du tymjjan (C. rendus, t. LXXXIX, 1879). — H. Magaard : Uet>er dus Secret und die Sécrétion des jnenschlichen Tfirdnendruse (A. de Virchow, t. LXXXIX. 1882) (1).
Article IV. — Sécrétion du lait.