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Fig. 2G8. — Cellules calici formes (*).
d'abord comme produit de sécrétion de certaines glandes, dites glandes muqueuses, ou de certaines cellules de glandes composées, cellules muqueuses ; on en a vu un exemple à propos des glandes salivaires (p. 35) et je n'ai pas à y revenir; 2° le
(I) Hammarsten a donné récemuient un procédé pour obtenir la mucine à l'état de pureté. II y a très probablement ditïérentes espèces de niucincs comme il y a (lifTércntcs fspèccs de substances albuminoidcs. La mucine préparée par Hammarsten et proveuaut de la glande sous-maxillaire contenait du soufre. La mucine de la bile au contraire ne serait pas de la mucine véritable (Paijkull).
(*) Revêtement cpithêlial d'une villosité de l'intestin grêle du chat. — 1, a, ouverture des cellules caliciformes. — 6, contour de ces cellules. — c, surface libre des cellules cylindriques ordinaires. — 2, Cfllule calicifonne isolée. — a, ouverture. — r, noyau. — p, prolongement.
mucus est encore un produit de sécrétion de cellules épilhéliales particulières, cellules caliciformes (fig. 268), comme on en trouve dans l'intestin et sur d'autres muqueuses (vessie, etc.). Ces cellules caliciformes peuvent être assimilées à une glande unicellulaire. La substance mucigène est contenue dans les mailles d'un réseau protoplasmique (Lavdowsky) et ce réseau protoplasmique {masse filaire de List), ainsi que le protoplasma du fond de la cellule, présentent des vacuoles dont les mouvements jouent un rôle dans l'excrétion de la mucine (Ranvier); 3° enfin pour certaines muqueuses en particulier, le mucus paraît formé en partie par une véritable fonte épithéliale; il se passerait là, dans l'intestin par exemple, quelque chose de comparable à la desquamation épidermique.^n peut se demander cependant si dans ce cas il s'agit de mucus véritable.
Le mucus joue le rôle d'enduit protecteur pour les muqueuses. Il représente en même temps un produit de déchet de l'épilhélium.
Bibliographie. — L. Ranvier : Leçons sur le système glandulaire (Journ. de Micrographie, 1883 et 188.^). — P. Schiefferdecker : Zur Kentniss des Baues der Schlehndrusen (Ges. d. Wiss. zu Gôttingen, 1884). — Id. : Zur Kennlniss des Braues der Schleimdrilsen (Arch. f. mikr. Anat., t. XXIII, 1884). — W. Biedermaisn : Zur Histol, und Physiol. der Schleimsecretion (Wien. Akad., t. XCIV, 1886). — L. Liebermann : Krit. Betracht. der ResuUale einiger neuerer Aj^b. ûb. das Mucin (BioL Cbl., t. VII, 1887).- — L. Ranvier : Des vacuoles des cellules caliciformes, des mouvements de ces vacuoles et des phénomènes intimes de la sécrétion du mucus (G. rendus, t. CIV, 1887). — Hammarsten : Ueber das Mucin der Submaxillardriise (Zeit. f. phys. Ch., t. XII, 1888). — L. Paijkull : Ueber die Schleimsubstanz der Galle (id.).