‹ Nouveaux elements de physiologie humanieChapitre 104 sur 217 · C0MP0SITI05I CHIMIQUE DES GLOHULES SANGUINS · texte numérisé non relu

C0MP0SITI05I CHIMIQUE DES GLOHULES SANGUINS

oglohine. Quand il existe des noyaux dans ces globules , on les retrouve mpris dans le stroma. Les globules rouges contiennent, en outre, des suhsnces minérales , dont les unes se dissolvent avec l'hémoglobine et dont les itres restent dans le stroma ; enfin , on y trouve des gaz liés surtout à l'héoglobine.

l® Le stroma des globules est, à la température ordinaire, insoluble dans «tu et les solutions salines étendues. A 60, il se divise et finit par se disudre. Quand on traite le sérum dans lequel ces stromas sont suspendus, par ïther, l'alcool et le chloroforme, ils se dissolvent même à froid et plus vite icore à chaud ; les alcalis étendus , Tammoniaque et la plupart des acides endus les dissolvent aussi très-rapidement. Par Faction répétée du froid ou ir des décharges électriques, ces petites masses de stroma, qui d'abord contrvaient la forme des globules sanguins , se divisent en petits fragments , puis 1 les voit disparaître, soit qu'ils se dissolvent, soit qu'en raison de leur peti- ?8se ils cessent d'être visibles.

On peut retirer des globules sanguins deux substances qui par leur union itime constituent sans doute le stroma : la substance fibrino-plastique et le n'otagon. On obtient la première en traitant les globules privés de sérum lulant que possible, d'abord par l'eau pour en retirer l'hémoglobine, en reprenant ensuite le résidu insoluble par de l'eau oxygénée, et en précipitant mcore par CO*. De la masse qui reste insoluble dans l'eau oxygénée, on ?eul, en traitant par l'éther, retirer le protagon mélangé à de la cholestérine. Les globules munis de noyaux des oiseaux, des amphibies, laissent, après toutes ces expériences, encore un résidu assez grand auquel semble être mélangée la substance du noyau. Cette substance paraît être constituée par un âlbuminoîde insoluble dans les solutions salines et l'acide chlorhydriquc ^ndu ; âlbuminoîde qui semble être identique à la fibrine.

• 2û Vhémoglobine {hémcUoglobuline , hématocristalline) se trouve , à l'état liquide, imbibée dans le stroma et peut en être-isolée par les agents physico- •Aimiques que nous venons d'indiquer. On peut obtenir l'hémoglobine à l'état cristallisé. Pour cela, on tâche d'obtenir une solution d'hémoglobine aussi concentrée et aussi pure que possible, en séparant le plasma d'avec les globules, en faisant dissoudre ces derniers (par une basse température ou par l'électricité) et en retirant ensuite les débris du stroma. Quand alors on ramène le liquide obtenu à ()», l'hémoglobine s'en sépare sous forme de cristaux ronges qui appartiennent d'ordinaire au système rhomboïdal. L'hémoglobine ^difficilement soluble dans l'eau froide et l'alcool étendu; elle se dissout ^ucoup mieux dans l'eau chaude. Elle est très-soluble dans les alcalis éten- ^et, par conséquent, dans le sérum du sang. £n chaufiant de 70 à 80", ou ^traitant par l'alcool concentré, par les sels métalliques, les acides, les al- ^ caustiques concentrés, les solutions d'hémoglobine se décomposent on ^ âlbuminoîde et une matière colorante rouge , Vhématine. Parmi ces agents , '^ en est , tels que la température élevée, l'alcool, les sels métalliques, les acides ^néraux, qui coagulent et précipitent cet âlbuminoîde, tandis que la matière ^lorante reste en solution; d'autres, au contraire, les alcalis et les acides orîÇ^niques, conservent les deux substances à l'état de dissolution. Si l'on vient à

ajouter du sel de cuisine à une solution de Thémoglobine dans l'acide acétique, on voit au bout de peu de temps se produire des cristaux de chlorhydrate dliématine (hémine).

L'hématine, non plus que ralbuminoïde obtenu par la décomposition de l'hémoglobine , ne se trouvent sous cette forme dans cette dernière substance. En effet, l'hémoglobine a des propriétés optiques tout autres qu'une solution d'hématine, et l'albuminoïde ainsi obtenu ne présente aucune différence avec l'albumine ordinaire coagulée ou dissoute ; tandis que l'albuminoïde , combiné à l'hémoglobine, la globuline, est identique ou presque identique à la substance fibrino-plastique; en effet, en traitant une solution d'hémoglobine par CO*, on voit se précipiter de l'albumine. D'après A. Schmidt, ce précipité serait soluble dans l'eau oxygénée, et à son tour il produirait un précipité de fibrine dans les liquides qui contiennent de la substance fibrinogène; d'après Kûhne, au contraire, ce précipité, s'il a été obtenu au moyen d'une solution d'hémoglobine pure , serait insoluble dans de l'eau oxygénée et ne produirait aucun précipité de fibrine en présence de la substance fibrinogène, caractères qui le différencieraient de la sul)stance fibrino-plastique. Mais puisque dans toutes ses réactions la globuline ressemble tout à fait à la substance fibrino-plastique, surtout par sa propriété de précipiter avec CO", on peut admettre comme probable que la substance fibrino-plastique provient de l'hémoglobine, à condition de supposer toutefois que l'albuminoïde qui est préformé dans l'hémoglobine subit par la décomposition de celle-ci une modification en vertu de laquelle c'est alors seulement que ce corps devient de la substance fibrino-plastique. On ignore à, par cette division naturelle de l'hémoglobine, il naît d'autres produits encore, ou si l'élément qui persiste redevient de l'hémoglobine en assimilant aussitôt de nouveaux albuminoïdes (l'albumine du sérum par exemple) ; les deux phénomènes se produisent peut-être à la fois. En décomposant artificiellement l'hémoglobine en hématine et en albumine , il se produit toujours des acides volatils (acides butyrique, formique) qui donnent au liquide une réaction acide.

L'hémoglobine contenu dans les globules sanguins , tout aussi bien que celle que l'on obtient artificiellement, contient toujours de l'oxygène qui n'est pas simplement absorbé par voie mécanique , mais qui s'y trouve à l'état de combinaison chimique instable (voy. § 109), bien que l'on puisse l'en séparer par la simple action de la pompe à gaz. On désigne quelquefois cette combinaison de l'hémoglobine avec l'oxygène sous le nom d'oxy hémoglobine ; ce n'est pas là une combinaison bien définie. Dissoute dans de l'eau, 1 gramme d'hémoglobine, à une température de 0 à 20», dissout l,3c<^ d'O. à 760 millimètres de pression (Preyer); à l'état sec, l'hémoglobine dissout un peu moins d'oxygène qu'à l'état de cristaux humides ou de solution (Hoppe). L'oxygène combiné ainsi à l'hémoglobine est polarisé et à l'état d'ozone. Aussi l'hémoglobine a-t-ellela propriété d'ozoniser les corps facilement oxydables , et de transformer en ozone l'antozone des antozonides, de l'eau oxygénée par exemple, de les réduire en d'autres termes. Mis en contact avec des substances qui contiennent de l'ozone, elle absorbe de l'ozone et le transporte facilement à d'autres corps ; elle joue alors, comme l'éponge de platine, un nMe de porte-ozone. L'hématine se corn-

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