MOUVEMENTS DU CŒUR
■de d'une révolution du cœur peut être ligure par le tracé suivant.
leur de l'abscisse correspond à une contraction du cœur, la ligne 1 2
ite les mouvements de l'oreillette; la ligne 3 4 ceux des ventricules.
le de chacune de ces cavités est figurée par la ligne élevée au-dessus de
e; leur diastole par cette ligne revenue sur l'abscisse elle-même
). I^ systole des ventricules équivaut généralement à la moidé de la
'une contraction totale du cœur, tandis que celle des oreillettes n'en
lie que le tiers (par contraction totale
utioQ du cœur nous entendons le temps
ouïe du commencement d'une contrac-
itriculaire à l'autre). Ce rapport de la
es contractions partielles à la durée de
iction totale n'est pas constant, et Don-
trouvé que lorsque le pouls augmentait
luait de fréquence, la longueur de la sys-
triculairc ne suivait pas ces oscillations,
lu moins elle était peu modifiée. Kg. sj.
is, à qui l'on doit des études trëG-précises sur la durée des divers temps qu nt une révolution cardiaque, a trouvé que pour le cas où le pouls battait K minute, ce qui donne une durée de l^'jlSS pour la pulsation cardiaque, nière se décomposait comme suit :
•ée du silence du cœur 0,393-0,407.
'ée de la contraction auriculaire allant jusqu'au commencement de li systole
.aire 0,170-0,177.
ée de la systole des ventricules , 0,155-0,192.
BisUnce de l'éUt systolique . 0,088-0,0S2.
ips allant du commencement de la systole jusqu'à la fermeture des valvules
ée de la diastole à partir de la fermeture des valvules sigmoïdes jusqu'au sèment du silence 0,250-0,200.
riffres donnés par les lettres c,d, e représentent la systole des ventricules, otal 0,309-0,346 donne un chiffre exactement pareil à celui que Donders a eson cAté (<).
angements de forme et de position du cœur. Les changements de u cœur en travail sont la conséquence des modilications de forme que iment alternativement la systole et la diastole. Dans un cœur en diadiamétre transversal est plus grand que l'antéro- postérieur, tandis que, la systole, le cœur devient globuleux par suite de la diminution de son i transverse et de l'augmentation du diamètre antéro- postérieur, en raps que par une légère diminution de son diamètre longitudinal. Pen- ■etour de la systole à la diastole, le cœur subit des changements dans ion, il pivote autour de deux de ses axes. Le mouvement de rotation le son axe transversal relève la pointe du cœur et la projette en avant; ement autour de son axe longitudinal fait passer dans le plan antérieur
deia, Mtdie. Archiv, 1865. — I.endois , Medk. OentraiblaU, 1866.
ÏDT, — PhjrdolflKlc. IS
le ventricule gauche qui était situé en arrière pendant la diastole. Par suite de CCS changements de forme et de position du cœur, la paroi thoracique gauche reçoit une commotion sensible au toucher et quelquefois visible dans rintervalk qui sépare la cinquième côte de la sixième. C'est ce que l'on a nommé le choc du cœur, ou mieux \dipuhation cardiaque. Il est isochrone avec la systole ventriculaire, et le point précis ou Ton perçoit ce choc est situé un peu au-dessus de la pointe du cœur, ce qui permet de conclure que cette percussion résulte d'un mouvement du cœur autour d'un axe tiansversal, voire même du contact de la pointe avec l'espace intercostal. Lorsque les diamètres antéro-poslérieurs du cœur viennent à augmenter, on observe quelquefois l'ébranlement d'une plus grande partie de la paroi thoracique.
Ludwig a démontré que la contraction du cœur ne borne pas son efTet à raccourcir les diamètres transverse et longitudinal de l'organe , mais qu'il y a en même teroj» augmentation du diamètre antéro-postérieur, ce qui lui donne la forme d'un cône à base arrondie. Kûrchner a , le premier, insisté sur le mouvement autour de Taxe longitudinal ; mais son opinion n'est pas encore adoptée par tous les observateurs.
Ludwig explique le choc de la pointe par un redressement du diamètre longitadinaldu cœur, qui, selon lui, se trouve former, pendant la diastole, avec la base de^û^ ganc , un angle ouvert en arrière, angle qui s'elfacc pendant la contraction, puisqne alors le diamètre longitudinal devient perpendiculaire à la base arrondie. Or la pointe du cœur étant située immédiatement derrière les côtes, elle doit nécessairement l» ' soulever lorsqu'elle est portée en avant. Kiwisch et Arnold ne voient, au contraire, dans la pulsation cardiacpie, qu'un effet de l'agrandissement du diamètre antéro-postérieur, et nient conii)létenient hî choc de la pointe. Le choc de la pointe et la toussure de la hase sont deux phénomènes connexes résultant de la pulsation cardiaqw-
3^ Bruits du cœur. L'oreille appliquée sur la poitrine perçoit à chaque révolution du cœur deux bruits qui constituent les hiniits du cœur. Le premier de ces bruits coïncide avec le choc du canir et la systole des ventricules; il est sourd et on le perçoit jusqu'au moment ou se produit le deuxième bruit. Ce deuxième bmit est plus sec et moins prolongé que le précédent; il coïncide avec le commencement de la diastole.
Après ce second bruit vient uu silence qui dure un peu moins que les deux bruits réunis.
La cause du premier bruit n'est pas encore bien déterminée; il est vraisemblable cependant qu'il l'ésulte de la contraction du nmscle ventriculaire, et que peut-être l'ébranlement dû à la projection des valvules auriculo-ventriculaires y contribue.
La cause du second bruit réside dans le remplissage des valvules signioïdes, fait rendu évident par la destruction de ces valvules, qui entraîne avec elle 11 disparition du second bruit.
Magendie croyait que le premier bruit du cœur est dû à un choc du cœur contif la paroi thoracique; mais cette théorie ne peut se soutenir devant le fait expérimentade la persistance de ce bruit lorsqu'on enlève cette paroi. Kiwisch veut que les valvules auriculo-ventriculaircs jouent un rôle dans la production de ce bruit, ce qui est probable si l'on tient compte des modifications que peuvent imprimer à ce broii les altérations valvulaires. Mais de ce que les valvules anormales produisent dei