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FORCE DU CŒUR. PROGRESSION DU SANG DANS LE CŒUR

ïTuits anormaux qui s'^gouteut aux bruits musculaires , il ne s'ensuit pas que le jeu lormal de ces valvules doive entrer pour quelque chose dans le bruit normal que lous entendons au premier temps. Une probabilité assez sérieuse qui permet de "attacher en grande partie ce bruit à une origine musculaire est que toute contracion un peu énergique d'un muscle donne lieu à des bruits semblables. C'est Williams (*) qui, le premier, a donné cette signification à ce bruit.

§ i 1 6. — Force du cœur. — Progression du sang dans le cœur.

Chacune des parties du cœur exerce, pendant qu'elle est en systole, une certaine pression sur le liquide qu'elle contient, pression dont la force est en raison de l'épaisseur de sa paroi musculaire. Nous verrons, par conséquent , la fiMTce de compression du ventricule gauche être plus forte (jue celle du ventricule droit, et celle-ci, à son lour, être de beaucoup supérieure à celle des oreillettes.

Nous ne possédons pas encore à l'heure qu'il est des moyens capables de me- «rer directement la force de contraction des quatre cavités du cœur, mais nous pouvons nous rendre compte de celle que développent les ventricules Atit et gauche par les pressions latérales que supportent l'aorte et l'artère pulmonaire^ pressions qui ne doivent pas sensiblement différer de celles que subit l€8ang d^msle cœur lui-même. Dans les oreillettes, au contraire, les variations de pression ne doivent pas être considérables, puisque les contractions de l'ortUette ne déterminent pas des pulsations dans les veines , comme la systole iwalriculaire en détermine dans les artères. Mais, à tout prendre, cette raison n'est pas concluante, car il faut savoir que la systole des oreillettes est une confection qui part des orifices veineux et fixés aux orifices ventriculaires. Il en •ïésulte que cette systole a pour efl'et de maintenir dans sa direction et de faire progresser jusque dans le ventricule le courant veineux qui arrive dans l'oreil- ^lïtte. Les variations de pression qui résultent des alternances de contraction et A relâchement des quatre cavités du cœur déterminent, en s'aidant du jeu ^B vahules, la progression du sang dans le cœur.

Pendant le repos du cœur, le sang est à peu près également réparti dans Tor- •toe. La systole des oreillettes, en chassant le sang par les orifices auriculo- "^IBnlriculaires, remplit les ventricules.

Ceux-ci, en se contractant, relèvent et appliquent les unes contre les autres *fi8 extrémités des valvules auriculo-ventriculaires qui ainsi se trouvent fer- •*ées, tandis que le courant sanguin refoule le long des parois artérielles les yJvules sigmoïdes, et produit ainsi l'ouverture de ces vaisseaux. Lorsque tout le sang est sorti des ventricules, les valvules sigmoïdes se referment, parce que •i pression ventriculaire est nulle, et que , par contre , la tension du sang dans isartères est très-grande. En attendant, les oreillettes s'étant de nouveau rempies de sang, les valvules auriculo-ventriculaires s'ouvrent devant la pression Ni liquide qu'elles contiennent, et aussi parce que l'action du muscle papillaire WM plus entravée par le U([uide. du ventricule. Brûcke fait remarquer que les

; P) Kiwisch , Wurtzburg. Verhandl.j t. l. — Williams , Transactiowi of the hrkish scienffe. Assoc., vol. YI, 1837.

artères coronaires ne peuvent pas recevoir de sang dans la systole, en raison de leur insertion qui est recouverte par les valvules sigmoïdes lors de la contraction du ventricule. Cette particularité a probablement sa raison d'être dans le mécanisme cardiaque, car si cette artère était remplie au moment de la systole, elle générait par son développement la contraction du cœur ; tandis qu'en recevant son liquide pendant la diastole, elle ne nuit pas au jeu de l'organe.

Marey et Chauveau ont essayé de se rendre compte des quantités de pression développées par chacune des cavités du cœur; pour arriver à ce résultat, ils introduisirent dans les cavités droites et le ventricule gauche des sondes creuses munies d'ampoules compressibles qui leur donnaient un tracé cardiographique. Celte première partie de Topération faite ^ ils introduisirent les sondes initiales dans un flacon dont elles traversaient le bouchon , flacon qui portait en outre un manomètre à mercure et un tube à insufflation, et mesurèrent expérimentalement la pression manométnqne à laquelle correspondait chaque degré d'élévation de la courbe du tracé cardiognphique. Ils ont trouvé, par ce moyen, que le maximum de force développé par le tentriculc gauche du cheval équivaut à une colonne mercurielle de 128 millimètres, celle du ventricule droit à 25 millimètres, et celle de Toreillette droite à 2">",5.

L'évaluation des maximade la pression passive dans les cavités droites a don^éi ces observateurs des écarts très-grands. C'est ainsi qu'ils ont trouvé que pour le ventricule droit elles vont de — 16 millimètres à -f- 20 millimètres, et dans l'omllette du môme côté de — 7 millimètres à — 16 milUmètres.

Ces résultats sont peut-être entachés d'erreurs à cause de la grande perturbatioi que doit produire dans le mécanisme de la pompe cardiaque rintroduclion des sondes, et Jacobson fait remarquer avec raison que des alternatives de pression ausaj considérables que celles qui ont été constatées dans l'oreillette droite doivent n^ cessairement entraîner des fluctuations proportionnelles dans les grosses veines,» qui n'est cependant pas le cas.

L'hypothèse que Brûcke a émise sur l'oblitération des artères coronaires parlai valvules sigmoïdes a été combattue par Hyrtl ; mais cet observateur a répondu tietorieusement à la plus grande partie des objections qui lui ont été faites. Il a surtout fait remarquer que, sur le cadavre, l'aorte doit être fréquemment étirée, de feç«» î'i ce que les valvules sigmoïdes n'arrivent plus à recouvrir la naissance des cw^ naires , puisque l'on remarque souvent sur la paroi artérielle l'empreinte du nodule d'Arantius au-dessus de l'origine de ces artères.

Wittich prétend i)rouver Thypothèse de Brûcke par ce fait expérimental qu'une jeclion intermittente poussée par les veines pulmonaires va tantôt dans Ï9!t^] aorte , tantôt dans les artères coronaires.

§ 117. — Innervation du cœur.

Le cœur des animaux à sang froid continue à se contracter quelque encore après avoir été séparé du corps , ce qui porte à croire qu'une partie moins des centres nerveux qui président à ces mouvements ont leur siège le cœur lui-même. Et, dans le fait, on trouve dans la cloison interventri( et sur la limite des oreillettes et des ventricules des amas de cellules gai naires, qui ne peuvent être envisagées que comme des organes centraux auto»] moteurs. En dehors de ces ganglions, le cœur reçoit encore des fibres du pw mogastrique et du grand sympathique. Pour nous rendre compte des condilic

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