CONDITIONS EXTÉRIEURES QUI FAVORISENT OU GÊNENT LE SANG
niable, et qu'à durée égale de la pulsation le temps que la pression met à s'abaisser mi également varier beaucoup. Le sphygmographe de Marey est une modification génieuse de l'instrument de Vierordt; aussi à raison de son petit volume a-t-il ouvé beaucoup de faveur dans la pratique médicale.
he pouls dicrote (à double battement) est une forme particulière du pouls. A chale battement du cœur correspondent deux pulsations, mais dont Tune est plus ible et de moindre durée. Ce phénomène peut dépendre soit d'une oscillation ropre de la paroi vasculaire elle-iuéme faisant suite à une contraction cardia([ue ès-énergique mais de peu de durée, soit d'une réflexion de l'onde liquide en raim d'une résistance, soit enfin de contractions irrégulières du cœur lui-même. Marey trouvé dans ces derniers temps, au moyen de son sphygmographe, que le phénoléne du pouls dicrote est normal et constant. Mais il ne nous est pas encore bien rouvé que cet observateur ne s'est pas laissé induire en erreur par des oscillations ihérentes à son appareil lui-même. Il résulte cependant des recherches de Mach ne l'instrument de Marey est de beaucoup supérieur aux anciens instruments pour nregistrer les courbes du pouls (*).
§121. — Conditions extérieures qui favorisent ou qui gênent le
mouvement du sang.
Les mouvements respiratoires sont un puissant accessoire pour la circulation. Quand la cage thoracique est en repos, dans l'intervalle qui existe entre Texpiration et l'inspiration , detix forces agissent sur le cœur et sur les gros troncs vasculaires intra-thoraciques : la pression atmosphérique transmise à travers les brondies, les vésicules pulmonaires et le tissu si fin du poumon, et la force élastique de la substance pulmonaire, qui agit en sens inverse delà précédente. Le cœur et les gros vai.sseaux sont donc soumis à une pression ^ale à la différence entre ces deux forces , tandis que la pression atmosphérique agit seule sur les vaisseaux extra-thoraciques. La pression atmosphérique est en moyenne de 760 millimètres de ïnercure, la force élastique du poumon, fait, après une expiration ordinaire, équilibre à une colonne de mercure de 7"»™, 5 (Donders). Il se produit donc, alors même que le tborax est en repos, une aspiration vers ïes vaisseaux intra-thoraciques, en vertu de laquelle ces vaisseaux se dilatent jusqu'à ce que l'élasticité de leurs parois fasse équilibre à cette force d'aspii^alïon. Mais les artères sont munies de parois beaucoup plus épaisses et bien ^ins extensibles par conséquent que les veines, et d'autre part le calibre de ^ dernières est beaucoup plus grand que celui des artères ; il faut donc que 1* force d'aspiration agisse plus énergiquement sur les veines que sur le système artérieL II résulte de tout cela que par leur situation et par leur structure ^ gros vaisseaux présentent une différence de pression dont l'action agit dans '^niéme sens que la force développée par le^cœur lui-même.
L'aspiration qui se fait dans le tborax sur les veines se modifie pendant Vins- P^ation. Pfendant que le poumon, en raison de l'élargissement du thorax, ne ^îlaleàson tour, sa force élastique s'accroît aussi, dans une inspiration nor-
0) Vierordt, Die Ijehre vani Arterienjntls. Braiinschweig 1855. — Marey, Physiologie de ^ fireuUuion du sang, 1863. — Mach, Wiener SitzungsbericlUe, t. XL VI.
malc elle devient de 8 à 9 millimètres de mercure, dans une inspiration profonde de 30 il fO milliinëti-es , c-I par ronsëquoiit l'action déterminée par oti' force sur les urns vaissearix s'accroil également. Cette action de l'inspiralim. nitentil principalement sur' iea veines de l'.il)domen, carleriinpbnigmes'aUu--< pendant riuspintUon et augmente ainsi la pression dans lu cavité aliduiDiiuili Vcxpiritinn iipit en sens contraire ; pendant le temps de la t^spiraLion It^ \.ii < :iii\ iiili i-lliDt'Mi'iqncs eonl soumis à une augmentation de pressîuij <;ii: ti I ' ' I 1 i. ■! - lie la cavité du thorax le sang contenu dans les raÎ9seflu\
r li i ' i.Mi .ntérielle celte pression est avantageuse, mais pour li-
vi;iir('.- ..-il.- .Ii.iv] iiÉiiif une gène à l'entrée du sang dans le lliurax. — Les Km'sont loutelbis moins remplies et plus llasques que les artères, leurs validl'.empéchenl lemouvéraunt i-éti-oprade du sang qui y est contenu, d'on il suilifii' l'accélération produite dans les artères l'emporte sur le relard apporté à la ritculation veineuse. Ce n'est que lorsque le» mouvements espiratoir^i sont très- puissants que l'entrée du sang veineux dans la cavité thoracique est lolilement interrompue.
L'inHuence de la respiration sur la circulation se déduit facilement des wi>lions que l'on oljsei've même dans la pression vasculaire exlra-thoracique. U pression augmente dans les t-eines pendant l'expiration et s'abaisse pewlail seules variations de pression ipie l*i"i observe dans ces vaisseunx. Dans li nrtèrea, au contraire, ouobtieulJ'' courbes compliquées qui exprinmi .■I la fois les vaiiations de pression ''.■' pouls fit celles que lui impiiinent i' HH^^^^^H mouvements respiratoires. Dsiiei' Mn^^^l 1 oui-be? (Fi);. 45) , la partie asnn- 'SHKI^I liante 1 'i répond à l'inspiration <> la pui'tie descendante 3 3 à l'eipnliiin. Nous avons i-oprésenlé «SI ' icnips de la respiration par la ■ 5 (i et li 7. La ligue 4 4' nous la pression moyenne, La jartii' pour une même unité de temps plus de variations ' (Ipsci-ndantc 2 3, dilTérence qui disparait par VexoU lion du nerf lague; alors aussi le nombirl' Iwttements du cœur correspondants à chaqn mouvement respiratoire est augmenté (t\ *'' L'élévation de la pn-ssion artérielle peuili" rinspiralion s'explique par la réplétJou du com i|Ji lui permet de cliasser plus de sanp ilwi* '■ artères que pendant l'expiration, durant laqurjl' 11! Œur retoit moins de sang par les veinée' la l'éplétion ilu ctpur ne se pi-oduil [tas " iiù l'inspiradon commence, de même que la dê| :entiianssilAtqiie l'expiration l'onmience. D'auti*|
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