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VITESSE DU COURANT SANGUIN

sang chaud des désordres qui retentissent sur la circulation. Pour mesurer la vitesse du sang dans les capillaires de la rétine , Vierordt reçoit sur un écran en verre dépoli l'image des vaisseaux rétiniens de son propre œil (voy. physiologie de la vision).

En étudiant la circulation au microscope, Ton peut s'assurer en même temps de la différence que présente la vitesse dans les différents points de la section (vitesse très-grande dans Taxe du vaisseau , immobilité le long de la paroi). Cette différence paraît être beaucoup plus grande pour le sang que pour tout autre liquide qui ne contient pas d'élément« figurés. Ces éléments, en effet , adhèrent aux parois et sont eux-mêmes une cause de résistance au mouvement. Dans les petites artères, les glo- Imles rouges circulent toujours dans l'axe du courant^ tandis que le long des parois se meut très-lentement une couche de plasma et de globules blancs. Ce n'est que lorsque le courant se ralentit que la partie rouge qui occupe l'axe du courant s'élargit, et que des globules rouges se mélangent enfin aux couches pariétales ; dans les veines, où la vitesse du courant est toujours moindre que dans les artères de même diamètre, la partie rouge centrale est constamment aussi plus large que dans ces dernières. Dans les capillaires, les globules rouges et blancs occupent le milieu du courant et le long de la paroi se meut une couche incolore de plasma. La cause de ces phénomènes tient sans doute à ce que d'une part les globules blancs sont de tous les éléments figurés du sang ceux qui sont les plus difficiles à mettre en mouvement, et qne d'autre part le plasma a une force d'adhésion plus grande pour la paroi que les globules. La plus grande difficulté de mettre les globules blancs en mouvement s'explique d'abord par leur volume plus considérable, et ensuite par leur forme arrondie , comparée à la forme discoïde des globules rouges.

2» Vierordt étudia les modifications qu'éprouve la vitesse moyenne^ par suite des mouvemements cardiaques, au moyen de son tachomètre, instrument que Lortet vient de perfectionner. Ce tachomètre consiste en une petite caisse de forme cubique munie de deux tubes de hauteur inégale destinés à être mis en communication avec lés heuts d'une artère sectionnée. Dans la caisse se trouve un pendule que le courant nnguin met en mouvement, et dont les mouvements sont indiqués au dehors sur un ^•dran. La force qui agit sur le pendule dépendant de la vitesse du courant , il est *«éde déterminer cette dernière valeur par le mouvement du pendule sur le cadran. Cestpar ce procédé que Ton peut encore se rendre facilement compte des variations ^'éprouve la vitesse pendant la systole ou la diastole.

3^ Hering détermina la vitesse moyenne entre deux sections éloignées Vune de Contre en injectant dans un vaisseau une solution d'un sel facile à reconnaître et ^ jamais n'existe dans le sang , et en recherchant ensuite le moment où ce sel se i^trouye dans un autre vaisseau éloigné. Cette méthode ne peut que nous donner Bneidée approximative de la longueur du chemin parcouru, mais par contre elle est ^cellente pour étudier la durée d'une circulation totale (la rotation du sang). C'est dans ce but qiie Vierordt l'a perfectionnée. Les chiffres que nous avons donnés Pïos haut se rapportent au temps que met le sang pour aller de la veine jugulaire d*un côté à la jugulaire du côté opposé. Vierordt a confirmé ainsi les résultats obtenus par Hering et Lenz, savoir que sur un même animal la durée de la rotation du ^g ainsi que la vitesse du courant tendent à diminuer quand les battements du ®®ttr sont devenus pfus rapides soit par suite d'un exercice corporel exagéré , soit P^ suite de la section du nerf vague. D'après les recherches iRchomctriques de ''ierordt, après la section du nerf vague Taugmenlation de la vitesse due à la systole ^ bien diminuée. Hering et Vierordt nous ont encore fourni des séries d'expériences '''^ l'influence qu'exerce l'âge, le sexe, la taille etc., sur la duréo de la rotation du sanjr. .

11 on résulte que chez les jeunes animaux celte durée est de i/4 plus courte que àM les animaux âgés , chez les femelles que chez les mâles. Chez les animaux de même race, elle augmente avec la longueur et le poids du corps (').

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