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THÉORIE DE LA RESPIRATION

appareils inventés par Ludwig (Fig. 51) . Le nez est fermô, et par la bouche ravers une embouchure spéciale qui communique avec un double tuyau ne des branches de ce tuyau 5 conduit dans un vase 2 , dans lequel , à irement inspiratoire, j)énètre une certaine quantité d*air atmosphérique ou e aériforme quelconque à la volonté de rexpérimenlateur (suivant que le li dans ce flacon plonge dans le liquide est en rapport avec Tair ou avec gazeux); la deuxième branche 6 qui part de l'embouchure conduit dans ise 3, au travers duquel passe tout l'air expiré pour se rendre dans le qui le conduit dans un compteur quand l'on veut évalue^ le volume des piration , et qui peripet d'en soutirer une partie quand on veut procéder e. On comprend que cet appareil est indispensable dans les deux cas. naux, il est possible d'introduire directement les tuyaux dans la trachée ;héotomie. On peut par cette méthode étudier les modiflcations du vorespiration et de l'élimination de CO- après la section de^)neumo-gasmith se servit d'un appareil portatif muni d'un masque , qui lui permet- ' d'une part le volume des gaz de la respiration au moyen d'un compteur, •art , la quantité de CO- expiré , en faisant absorber cet acide par Ko ou tion de BaO.

— L'air expiré et les gaz du sang. Théorie de la respiration.

isme de la respiration constitue un appareil de ventilation au moyen az dégages du sang dans le poumon sont entraînés au dehors et le mis en contxjct avec Tair atmosphérique. L'échange gazeux respiidépondant de la manière dont ces gaz sont unis au sang, ainsi que itions que le sang éprouve par suite de son contact avec l'air in.sivons vu, au § 109, que Voxyghie est chimiquement combiné dans façon que non-seulement ce gaz peut être déplacé par le vide, mais icore être chassé par d'autres gaz. Nous savons de plus que le sang t pas saturé d'oxygène, et que le sang veineux qui arrive au pouirtère pulmonaire peut encore en contenir des quantités notasont chimiquement combinées. L'acide carbonique est pour la partie simplement dissous dans le sang ou en combinaison ins- ! s'élimine pas par la seule action du vide, mais encore par la tact avec d'autres gaz , et plus immédiatement par l'action des acides lisent dans les globules sanguins. Ce deraier phénomène a surtout e sang absorbe en même temps de l'oxygène. s un instant que le sang du poumon^ au lieu d'être entraîné par un ide en contact permanent avec un appareil de ventilation, soit un ipos, et que l'air inspiré soit représenté par une colonne d'air at- 3 immobile, et représentons-nous ainsi un moment isolé de l'inspis gaz étaient simplement retenus dans le sang par voie mécanique, •ait, en raison des lois de la diffusion des gaz et des liquides, lois vons exposées au § 34, un échange gazeux, qui se ferait dans ns et dans la même direction que celui de la respiration. Une xygène de l'air seiait absorbée par le sang et une partie de CO* du lit dans la colonne d'air. L'intensité de cet écliange gazeux serait

déterminée par la pression à laquelle sont soumis les deux gaz, dans le sang et dans Tair, et l'équilibre serait produit quand la tension de l'oxygène et de l'acide carbonique se serait égalisée. Mais nous avons vu que l'échange gazeux n'ecit pas simplement un phénomène mécanique, puisque Toxygène est chimiquement combiné à l'hémoglobine, et que CO* est chassé par les acides des globules sanguins. Il peut donc se taire que, dans certaines circonstances,- une quantité d'O supérieure à celle qui correspond à l'équilibre de tension se combine au sang et qu'une quantité de CO*, supérieure aussi, en soit exhalée. Mais d'une part l'O est combiné au sang d'une manière assez instable pour que dans le vide ce gaz en soit éliminé, et d'autre part l'acide des globules sanguins est tellement faible qu'il ne déplace le CO* en quantité notable que lorsque le sang se trouve en rapport avec un milieu dans lequel l'acide carbonique n'est pas soumis à une forte pression. 11 est donc évident que le rapport de la tension des gaz dans l'air inspiré et dans le sang possède une influence réelle sur l'intensité de l'échange gazeux. D'après Holmgren , la tension de GO* dans le sang artériel à 40^ est de 22'«™,3 et de 30™'» ,6 dans le sang veineux; elle monte jusqu'à 38"»n',l dans le sang veineux quand il y a asphyxie. La tension de l'oxygène à la même température est dans le sang artériel 17»"*", 61, dans le sang veineux 9'"™ ,26 et dans le sang asphyxique l'"">,94. - - La tension deCO* dans l'air expiré, quand cet air en contient de 2,9 à 4,3 p. 100, peut être évaluée comme pression partielle de la pression atmosphérique totale = 22""»,i à 28'nn»,2. Dans l'air inspiré, la tension de GO* peut être considérée comme nulle, tandis que la tension de l'oxygène (l'air ayant sa composition normale 0 21, Az 79) atteint 159™"» ,6. Il résulte de ces chiffres que le sang des capillaires pulmonaires, pauvre en oxygène, doit absorber d'abord des quantités considérables de ce gîiz. Gette absorption d'O continuerait même à se produire dans un milieu beaucoup moins riche en oxygène que l'air atmosphéri(|ue normal, en raison do. la faible tension de l'oxygène dans le sang veineux. L'acide c-arbonique .se comporte un peu dilféremment. Ge gaz est dans le sang à une tension considérable, et cette tension y augmente encore par suite dé Tabsorption d'O; l'acide GO" se dégagera donc immédiatement. La tension de GO* dans Pair expiré se rapprochera donc bien vite de celle de GO- dans le sang. Les ohî^enations sur l'influence que la composition de l'air respiré exerce sur les gaz de l'expiration (voy. § 132, 2«>) concordent de tout point avec celte théorie. On comprend très-facilement de cette manière comment il se fait que dans iu)e atmosphère très-paùvre en 0 la respiration lui enlève presque jusqu'aux dernières ti*aces de ce gaz, tandis que quand GO* vient à augmenter dans Fair inspiré, le courant de GO* peut arriver à se faire en sens inverse de sa direction normale. En raison de tous ces faits et de la faiblesse de l'acide des globules sanguins, qui ne pai-vient à déplacer GO* du sang que lorsque ce liquide est dans un milieu contenant moins de ce gaz que le sang lui-môme, le phénomène de l'échange de Tacide carbonique est tout à fait analogue à la diffusion ordinaire entre un gaz dissous et un espace aérien ambiant. Jusqu'à présent nous avons envisagé le sang comme un liquide en repos, mis en contact avec une colonne d'air en repos également. Il n'en est rien cependant , car le sang est poussé sans cesse avec ime grande rapidité à travers les capillaires du poumon; et

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