ÉLIMINATION DE L'EAU ET DES SELS
118. Ce qui vient à l'appui de cette opinion , c'est que la série benzoîque se pro- ; aussi dans les oxydations artificielles des albuminoïdes (^). lebig a trouvé dans l'urine des chiens un acide qui , par sa composition , se rapche beaucoup de l'acide hippurique , c'est Vacide cynurique (G*' H^ Az 0^?) ; Voit liederer le considèrent comme un corps constant dans cette urine (^).
§.146. — Elimination de Teau et des sels.
U élimination de Veau par les reins dépend : !<> de la quantité d'eau qui fite dans les boissons; 2® des conditions générales de Torganisme; 3» des iditions de sécrétions spéciales aux reins eux-mêmes. L'absorption de quan- ^ considérables d'eau dans les boissons ne fait augmenter l'élimination œuse qu'au bout de quelques heures. Il en est de même quand on injecte de au par les veines, preuve que ce n'est pas dans l'absorption stomacale ou inïtinale qu'il faut chercher la cause du retard dans l'excrétion. Malgré la quanède boissons absorbées, il peut se faire que la proportion de Veau éliminée r les urines ne soit pas augmentée, quand par exemple l'excrétion aqueuse sagère par les surfaces cutanées ou pulmonaires ou encore par l'intestin. Il nble que les conditions hygroscopiques des organes, surtout des muscles, uni à varier, la sécrétion urinaire puisse tantôt s'exagérer aux dépens de l'eau composition de ces organes, et tantôt diminuer relativement , parce que les mes organes absorbent de Teau. On voit l'élimination aqueuse augmenter M l'urine quand l'on passe d'une alimentation pauvre en albuminoïdes à une tnentation qui en contient beaucoup (Voit), par l'augmentation du sel de cuie (Kaupp) ou de carbonates (Thompson). La quantité d'eau éliminée par les nés varie, en outre, par suite d'influences nerveuses encore assez obscures ; lavail corporel ou intellectuel l'augmente par exemple ; on la voit aussi atidre de notables proportions sans que l'on y retrouve du sucre quand on otàpiquer le plancher du quatrième ventricule au-d^s8tid du pointoù l'on prot le diabète : il se fait en ce cas un diabète insipide. Le diabète sucré s'accomme lui-même d'une grande augmentation dans la quantité d'eau excrétée. — lut à l'action des reins eux-mêmes sur l'élimination de l'eau , ce qui la déntre c'est que si l'on vient à recueillir isolément l'urine qui suinte de chaque tëre, on voit que non-seulement la quantité, mais encore la concentration l'urine n'est pas la même pour chaque rein (M. Hermann). L'urine, une arrivée dans la vessie, peut encore varier de concentration, car lorsqu'elle retenue volontairement pendant un certain temps, et que surtout la transition cutanée vient à augmenter eu même temps, l'eau se résorbe en partie eun peu de chlorures, de phosphates et d'urée (Kaupp, Wundt). A quantité de sels éliminés varie surtout d'après la quantité qui en est abbée; c'est en effet surtout par l'urine que l'excédant des sels doit s'éliminer, tout le chlorure de sodium, les sulfates et phosphates alcalins et les phostes terreux.
Kfihne a. HaUwachs, Archivf, pathol. AwU.^ t. Xn. — Meissner u. Shepard, Unters dm§ JBnUtehen der Wippunàure. Hanovre 1S66. Voit n. Riederer, Zeitiehrifi /. Biologie, t I.
WUnyr. — Pbyiiologie. 29
L'élimination du chlorure de sodium n'est pas tout à fait en rapport avec \ quantité absorbée par l'alimentation. Si Ton vient à le supprimer complétemet dans les aliments, l'économie n'en élimine pas moins des quantités assez cons dérables de ce sel , ce qui prouve que dans ce cas c'est aux dépens des tissi eux-mêmes que se fait cette élimination par l'urine. Quand le chlorure c sodium dépasse la normale dans les aliments , la quantité éliminée par Turii n'est pas en proportion avec cet excès absorbé , car alors le sang et les tissi en retiennent une proportion plus considérable dans leur composition. Ce n'e que lorsque l'usage de cet excédant de sel de cuisine s'est contin^é pendai un certain temps, que le rapport constant entre l'absorption et l'éliminatic s'établit. H en est de même pour l'élimination de V acide phosphortqxie: m faible partie de cet acide provient du phosphore des albuminoïdes ; la pb grande partie, au contraire, tire son origine des phosphates alcalins et terreux < l'alimentation. Mais, au contraire, l'acide sulfurique de l'urine provient prâ cipalement de l'oxydation du soufre contenu dans les albuminates et leurs de vés. En raison de la minime proportion d'acide sulfurique dans les aliments l'élimination de cet acide par les urines marche en parallélisme par&it an celle de l'urée, c'est-à-dire que toutes les influences qui font augmenter ou <ii minuer cette dernière agissent de même sur celle de l'acide sulfurique.
Après l'absorption dans les aliments d'acides organiques (acétique, maliqiK} citrique) en quantité assez considérable, l'urine devient alcaline et faitefferw»cence par addition ti'acides énergiques , parce que les acides organiques orf formé GO' qui s'est combiné aux alcalis (Wôhler). Dans l'urine normale, acide , la proportion de bases alcalines et terreuses est à peu près constaDle* L'absorption exagérée de l'une de ces bases fait nécessairement augmenterleor proportion relative dans l'urine. L'élimination de la potasse et de la soude est néanmoins dans des conditions réciproques telles que l'augmentation to l'absorption alimentaire de l'une fait en même temps augmenter la seconde de ces bases dans l'urine (Bôcker). Ajoutons enfin que la quantité absolue de toutes ces bases est indépendante de la quantité des acides.
Citons quelques chiffres pris dans des analyses d'urine normale ; ils nous ki^ voir les variations dans l'élimination des sels les plus importants. La quantité jotf^ nalière peut varier pour :
le chlorure de sodium, de S^^fi à 240<',8 l'acide sulfurique , de 2««"
l'acide phosphorique , de 2««' à 5?' ,9 les phosphates terreux, de 0»',8 à i ^
Kaupp a trouvé sur lui-môme, après absorption de 33^^,6 de ClNa 27,3 de ce self après absorption de 14,2-13,5; et, enfin, après absorption de 1«%5, il en a rttn^^ 3,5. Moi-même, après une privation absolue de sel de cuisine pendant cinq jours, j^ trouvé encore 1«%09 de ce sel éliminé. D'après Reinsen, l'urine contient en moye""* 65 p. 100 de la potasse et 50 p. 100 de la soude absorbée (»).
(1) Wôhler, Kaupp, Bischoff, Voit, loc. cit..-^ Genth, Archiv fur gem. A^^l^^^ Wundt, ibid, — Reinsen, Diaeert. Dorpat 1864. — Comparez en outre les dissertitifl*; inaugurales soutenues à Giessen en 1862-1853, par Mosler, Gruner, Hegar, Wînter.