ÉLIMINATION DANS LE REIN
* § 147. — Élimination dans le rein.
sang qui pénètre dans le rein s'y divise en trois liquides qui doivent de la glande : Turine, la lymphe et le sang veineux. De ces liquides, la %e qui filtre directement du plasma sanguin peut probablement se modiur dififusion entre les canalicules urinifères et les lacunes lymphatiques ; e se forme par filtration et par diffusion sous l'influence d'attractions |ues : le sang veineux enfin est le reliquat , après élimination de l'urine la lymphe, du sang artériel modifié par les produits de la nutrition pro* 1 rein et de la décomposition opérée dans ces organes, structure du rein permet à elle seule de présumer que la sécrétion uriest une filtration du sang; cette opinion est corroborée par ce fait que la ion urinaire augmente avec la pression sanguine (Ludwig et GoU). 11 est arquer que la sécrétion urinaire s'arrête au moment où la diminution de on est telle que la circulation veineuse rénale devient très-lente. L'in- « exercée sur la sécrétion par le ralentissement de la circulation veineuse e prouver que les glomérules du rein sont les organes où s'opère la filtra- La ligature des veines produit en efiet un arrêt immédiat de la sécrétion. Bltration, au lieu de se faire dans le glomérule, se produisait dans le rérasculaire des canalicules urinifères, l'arrêt de la circulation veineuse, qui tte nécessité fait hausser la pression dans ce réseau, augmenterait au ire la sécrétion. L'engorgement veineux des capillaires du glomérule doit îT au contraire une diminution dans la filtration à travers ce réseau; en comme le démontre le schéma de la Fig. 56, la veinule du glomérule atrale ; si donc elle se dilate, elle comprime excentriquementles artérioles trouvent dans l'intérieur du glomérule, et leur calibre est ainsi diminué, p plein des canalicules urinifères agit de la même manière, il exerce une DU sur les vaisseaux du glomérule et entrave la sécrétion. Dans les cons normales, un engorgement veineux ne s'observe guère^ tandis que la on artérielle qui détermine la sécrétion peut varier, aussi bien que la Dn inverse due à la réplétion des canalicules urinifères. L'action produite 8 variations de pressions doit être très-limitée, car elles agissent réciement Tune sur l'autre; en effet, la pression sanguine, venant à s'exagéiigmente la sécrétion et par suite la pression dans l'intérieur des canalicuiquelle, à son tour, réagit sur la pression artérielle et la fait baisser. Ce las seulement la quantité d'urine sécrétée, mais encore la composition de lide, qui dépend du rapport régulier entre la pression sanguine dans les aux et la pression de l'urine dans les canalicules. Quand la pression sann'est que très-peu supérieure à la seconde , le liquide urinaire ne pro-' !qùe lentement dans les canalicules ; quand, au contraire, ces derniers sont dus fortement par l'urine sécrétée et que la pression dans leur intérieur se la pression sanguine , le liquide dififuse bien plus facilement dans les 58 lymphatiques environnantes. Il en résulte nécessairement alors une ûtion dans la quantité d'urine, en même temps qu'une différence de com- )n, car la surface interne des canalicules ne laisse pas passer avec la
même facilité tous les éléments de l'urine. Ce que nous connaissons de l'iri' fiuence de la vitesse de la sécrétion sur la composition de TurinQ confirm pleinement ce dernier fait. Hermann et Ludwig , en recueillant l'urine (p suinte directement des uretères , constatèrent que celui des deux reins d'u même animal qui dans le mtoie temps sécrète le plus d'eau, fournit égalemei le plus de chlorure de sodium et le plus d'urée ; il est à remarquer toutdb que tant que la diminution de la sécrétion se maintient dans des limites modi rées, la quantité d'eau diminue plus rapidement que celle de l'urée et du chl< rure de sodium , ce qui fait que la proportion de ces matières est alors pli grande dans l'urine. Quand la gène de la sécrétion est poussée plus loin (p occlusion momentanée des uretères par exemple), la proportion de l'urée ^c chlorure de sodium diminue considérablement, et il peut se faire qu'on n'< trouve que des traces. Il en résulte que l'eau, le chlorure de sodium et l'iir peuvent, dans leur passage à travers les reihs, passer des canalicules urinifèr dans les lacunes lymphatiques, et que ce passage se fait avec une vitesse ii égale pour ces dififérents corps ; l'eau, par exemple, traverse les parois des cas licules très-rapidement, et l'urée beaucoup plus lentement. La composition* l'urée qui sort des papilles rénales peut donc varier, alors même que celle i liquide sécrété par les glomérules était originairement la même. H est trë probable cependant que des variations importantes dans la pression exerce aussi une influence réelle sur la filtration de l'urine dans les glomérules ew mêmes; les lois de la filtration (§ 26) nous font voir en effet que, la pressa sanguine venant à augmenter, il doit passer dans les canalicules urinifèresun proportion relativement plus considérable de matières solides. La démonstn* tion directe de ce fait est impossible; nous savons cependant que l'albumine di sang passe dans l'urine quand la pression sanguine est exagérée, tandis qnt normalement ce corps n'y passe pas.
Ainsi que nous l'avons vu, quelques faits principaux de la sécrétion urinaire peuvent s'expliquer par les lois de la diffusion. Mais il n'en est pas ainsi à tout le phénomène. S'il était vrai, comme à plusieurs reprises on l'a soutenu j que quelques-uns des produits de la sécrétion urinaire, urée, acide urique. acide liippurique, se forment, sinon en totalité, au moins en partie, dansl« reins, il faudrait évidemment que les cellules glandulaires de ces organes foS' sent douées d'une action chimique assez complexe. D'autre part, si l'on aban* donne cette opinion et si Ton admet que les reins ne font que soutirer au sanj des substances qui s'y trouvent toutes formées, il est à remarquer que ces mêmes substances sont dans l'urine dans des proportions toutes différentes de celles dans lesquelles elles existent quand on fait fdtrer le plasma sanguin à travers une membrane indifférente et qu'on le fait ensuite diffuser avec un •hquide presque analogue au plasma (la lymphe). Il faut en conclure que la membrane des canalicules urinifères n'est pas du tout une membrane indifférai mais qu'elle agit chimiquement en attirant certaines substances et en en rt' poussant d'autres, l'albumine par exemple. On peut donc dire que la sécxëi^ urinaire est un phénomène de filtration et de diffusion, dans lequel h ««' ture de la membrane modifie, par ses propriétés chimiques , le produit f^ la diffusion. ' C'est ce qui explique comment il se fait que lorsque la fte^^