‹ Nouveaux elements de physiologie humanieChapitre 151 sur 217 · PRODUCTION DE LÀ CHALEUR · texte numérisé non relu

PRODUCTION DE LÀ CHALEUR

Et néanmoins ces mêmes auteui*s pei*sistèrent à admettre que la source de la 'ce musculaire se trouve dans la décomposition des albuminoîdcs du tissu muslaire. D'après les hypothèses de Voit , Torganisme est un appareil qui , par la démposition des albuminoîdcs, développe toujours une quantité constante de forces, rccs qui pendant le repos sont employées à un autre usage. Il est évident qu'une achine de travail construite d'après ces données ne remplirait nullement le but do n inventeur. En elfet , les autres usages aux(|uels serviraient en ce cas les forces iveloppées pendant le repos aux dépens des albuniinoïdes décomposés sont iniporttls ou non ; dans le premier cas ils ne pourraient être remplis pendant le travail usculaii*e, et dans le second , si ces usages sont sans importance, Téconomie animale rait constamment une consommation inuile pendant le repos. Cette question peut, i l'esté, être résolue directement; Ton recherche si dans un temps donné, pendant tjuel il se produit du travail , la quantité d^ilbuminoïdes consommés est en rapport ec le travail produit. Fick et "NVisliccnus ont suivi cette voie. Pendant 31 heures i ne consommèrent que des aliments non azotés (non compris les boissons) et penint 17 et 22 heures ils exécutèrent un travail musculaire très-pénible (ascension du lulhom); ils examinèrent leur urine avant, i)cndant et après l'ascension. La quané d'azote rendue pendant le travail el G heures après était pour Fick de 5p'',742 et »ur Wislicenus de 5,^^549; elle correspondait à [M^^yil et37»'',0d*albumine. Si nous Iculons maintenant d'après l'unité de chaleur donnée par Frankland pour les mus- Bs (§ 153), la combustion de cett« quantité d'albumine répond à 68,090 et 68,370 logramm êtres. Le travail réel exécuté était pour Fick de 06 et pour Wislicenus de • kilogr. de poids du corps à élever à 1956 mètres , c'est-à-dire de 129,096 et de ^,656 kilogi*ammètres ; si nous ajoutons le travail exécuté par les muscles de la resration et par le cœur, ces chiffres doivent à peu près être doublés et donner 320,000 370,000 kilogrammètres ; et c'est à peine si la combustion de la quantité d'albuine que nous venons de donner parviendrait à couvrir la cinquième partie de cette îpense. Cette observation ne porte pas sur un temps assez long et surtout elle n'est Ji comparative iivec ce qui se passerait si pendant le repos on ingérait une quané d'albumine égale à celle consommée ; aussi ne nous dit-elle pas si l'albumine end part aux phénomènes de combustion et jusqu'à quel point elle y prend part ; ais en tout cas elle coniirme ce que déjà d'anciens observateurs avaient vu , savoir le le travail musculaire se fait surtout aux dépens de la combustion des matières m azotées (*).

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