‹ Nouveaux elements de physiologie humanieChapitre 158 sur 217 · ÉLÉMENTS DU TISSU MUSCULAIRE · texte numérisé non relu

ÉLÉMENTS DU TISSU MUSCULAIRE

^tés optiques sont diilérentes ; elles sont superposées en longueur les unes au- SUS des autres et se composent : i^ d'une substance qui constitue les particules mues {sarcous éléments)^ très-réfringente et noire à la lumière transmise, 5® d'une deuxième substance intermédiaire ou fondameutale beaucoup moins 'ingente. Les particules chanmes élémentaires (sarcous éléments) se disaient encore par leur double réfraction ; chacun de ces éléments se comte coiiime un corps à un seul axe positif , dont l'axe optique est parallèle grand axe du muscle. Il est permis d'admettre que ces éléments sont tous reloppés et de toute part par la substance fondamentale douée de la simple raction, mais avec cette particularité que ces éléments sont surtout amassés uns à côté des autres dans le sens de la longueui*, tandis que transversaleintil existe de petits vides entre leurs différentes couches, vides qui sont rems par la substance fondamentale. L'observation démontre encore que ces ments charnus bi-réfringents sont de grosseur très-variée comparativement a substance fondamentale. Brûckc suppose, pour expliquer ce fait, que îque élément charnu est constitué par une masse de petites particules bi- Tingentes , disdiaclastes plus ou moins écartées les unes des autres ou rélièrement disséminées dans la substance fondamentale ; dans ce dernier cas sti-ialion dispai*ait. Il explique les propriétés optiques des fibi'es lisses, dont contenu est également quoique plus faiblement bi-réfringent , en supposant e comme dans le dernier cas les particules élémentaires sont régulièrement iséminées dans la masse fondamentale. 11 est très-probable que de mémo que » disdiaclastes et la substance fondamentale sont douées de propriétés opiies différentes, elles doivent aussi présenter une différence dans leur strucre et dans leur composition chimique. La substance fondamentale ou plasma usculaire semble être un moyen d'union liquide , visqueux , capable d'abfber facilement de l'eau, tandis que les disdiaclastes mblent être plus denses et moins capables de se gonfler rimbibition.

ijieonnexix)n des éléments musculaires avec les fibres

•Tveuses n'a été approfondie jusqu'ici que pour les mus-

î8 striés. Les fibres nerveuses se divisent plusieurs fois,

rdentleur moelle, et leur enveloppe présente des noyaux .

on voit plus loin ces ramuscules très-fins (Fig. 62 , 3)

mettre en contact avec un faisceau musculaire primitif

se terminer dans une plaque (2) directement appliquée

f celui-ci. Cette plaque est finement granulée et con-

'ûtdans son intérieur un ou plusieurs noyaux (1). Les

^ues terminales décrites d'abord par Krausé sont,

^prèsEngelmann , situées en dedans du sarcolemme (*). *^* ^^'

^ a beaucoup discuté sur la signilication des noyaux des fibres musculaires. Les "es musculaires (véritables tubes) naissent, d'après Kemak , de cellules, dont les

wici noas devons protester. C'est à Rouget, de Montpellier, qu'il est juste d'attribuer ^ découverte , dont, suivant un procède bien connu , nos bons voisins ont dans leur '^ce distributive fait honneur à l'un des leurs. (A. B.)

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noyaux se multiplient ; aussi est-il très-plausible d'admettre que les noyaux de!> fibres musculaires ne sont que les noyaux des cellules originelles. D'autre part. M. Schultzc a fait observer que ces noyaux, munis souvent d'un ou de plusieurs nucléoles, sont d'ordinaire onveloppés par une zone de substance fondamentale épaissiie qui leur donne l'aspect d'une cellule avec noyau et contenu, mais dépourvue de membrane extérieure. On pourrait donc admettre que les noyaux des libres musculaire* sont de véritables ccllules-iilles situées à l'intérieur de la fibre musculaire qui en est lu collulo-mère. Outre tous ces éléments essentiels, le tissu connectif entre également dans la structure des muscles. Tous les faisceaux primitifs se continuent à leurs extrémités par du tissu connectif; ils se rétrécissent, se juxtaposent et forment les tendons. Le tissu (îonnectif sert encore à relier les différents groupes de fibres primitives et engaîne enlin tout le muscle. Ce tissu connectif, le pér^inisium , est au muscle ce que le névrilenime est au nerf; seulement le premier est moins deiwe et plus làclie que le second; le sarcolennne répond à la gaine de la fibre nerveuse primitive.

Les auteurs sont aujourd'hui tous d'accord pour abandonner les idées ancienne! d'après lesquelles le contenu de la fibre musculaire serait formé par des fibrilles ou de petits disques primitifs. Bowman , le premier, décrivit les sarcous clcments comme les particules élémentaires des muscles ; d'après lui , ces particules sont agglutinées les unes à côté des autres, de manière à constituer des disques ; il considère lesslrirs transversales comme la séparation entre ces disques, et les stries longitudinales comme la séparation entre les différentes particules qui constituent les disques. Mais Bo\^inaD se trompait quand il confondait les particules de la substance fondamentale avec le$ particules charnues et quand il regardait les particules charnues très-réfringente? comme des lignes limitantes. Cette erreur se reconnaît facilement quand on prend des fibres musculaires fraîches non encore modifiées et qu'on les met bien exactement au foyer de la lentille du microscope. On voit alors que le tube musculaire est rempli de corpuscules foncés, disposés en rangées régulières tant en long qu'en travers ; ces corpuscules sont agglutinés par une substance intermédiaire plus claire, qui d'ordinaire est plus abondante entre les rangées longitudinales des corpuscule'! foncés qu'eiitie les rangées transversales, où ils sont presque en contact. D'après lîrûcke , les corpuscules foncés sont formés par la réunion de disdiaclastes. Quand le microscope n'est j)as tout à fait au point , il semble que les corpuscules char* nus sont accolés les uns aux autres, soit transversalement soit longitudinalement; soit encore dans les deux directions. Dans le premier cas, la substance fondamentale semble être un disque; dans le second cas, elle semble être fibrillaire, etdansU' troisième (;as, elle semble participer de ces deux formes. Toujours alors les éléraentÊ charnus ne paraissent constituer que des lignes limitantes. Les faisceaux primitifs de? muscles de vertébrés se décomposent en disques quand ils sont gonflés par l'inibibition; tandis que c'est par la coagulation ou par la macération que Ton obtit^t l'ai»' parence librillaire; aussi l'opinion, jiénéraleiiient répandue, que le faisceau primitif s^ décompose plus aisément en fibrilles qu'en disques, n'est-elle pas exacte. paixequeK^ méthodes de macération que l'on emploie habituellement sont en général bien plu* énergiques que Timbibition. Les muscles des arthropodes se décomposent, au contraire, exclusivement en fibrilles; mais ce n'est pas à dire pour cela qu'ils stûent formés par des fibrilles; les corpuscules cliarnus sont seulement plus solidement agglutinés dans le sens longitudinal. Weissmann a démontré que les fibrilles desiouî^clés d'arthropodes sont entourées elles aussi d'un siucolemme. Haîckel, s'appuj-ant fli'' la propriété que possèdent les faisceaux primitifs de se diviser en longueur sous li^' fluence de ceitains i-éactifs , suppose que la substance fondamentale qui unit 1«* éléments charnus dans le sens de la longueur n'est pas identique à celle qu' ^^

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