ÉLASTICITÉ ET COHÉSION
>rès lalnort et par laquelle le muscle devient raide, dur et inextensible. La luse de lajraideur musculaire consiste surtout dans la coagulation de la myone ; la coagulation des autres albuminoïdcs en solution dans le plasma musdaire peut aussi produire la raideur ou augmenter celle due à la myosine. ans la raideur cadavérique ou dans la raideur locale (que Ton obtient en emk^hant l'apport du sang dans un muscle) la myosine se coagule exactement par
même phénomène chimique qui produit bbl coagulation dans le plasma usculaire obtenu par expression. L'abaissement de la température retarde la jdeur cadavérique de même qu'il retarde la coagulation dans le plasma [primé, tandis qu'au contraire l'élévation de la température hâte les deux lénomènes; les secousses mécaniques du muscle (poids appendus) hâtent lalement la production de la raideur. Le muscle' raide est d'ordinaire , mais 16 toujours, acide, La production de l'acide et la coagulation de la myosine »nt donc deux phénomènes indépendants l'un de l'autre. Mais l'apparition e l'acide libre augmente la raideur , puisque cet acide produit la coagulation e l'albuminaté de potasse du plasma musculaire. La perte de transparence les éléments musculaires, qui se produit lentement par la raideur cadavérique, -emble être déterminée par la coagulation de l'albuminaté de potasse. Quand 'acidité du muscle devient plus forte la raideur diminue , une partie des albutiinoïdes coagulés* se dissolvant dans l'acide. Tous les agents chimiques qui coagulent la myosine et les albuminoïdcs du plasma musculaire produisent la 'aideur du muscle ! l'eau distillée , l'ammoniaque , les acides étendus , les sels le potasse , certains sels métalliques , l'alcool , le chloroforme ; le phénomène •e produit soit que ces agents chimiques aient été mis en contact avec la surface lu muscle, soit qu'ils aient été injectés dans les vaisseaux. Parmi ces subsances il en est, comme certains sels métalliques , Talcool , le chloroforme, qui oagulent les albuminoïdcs du plasma musculaire et qui probablement ont la Qème action sur Talbuminoïdc des disdiaclastes.
La coagulation des albuminoïdcs dissous produit la raideur ; la cessation de ^ T'aideur cadavérique est due à ce que les albuminoïdcs solides se dissolvent, 'fais cette dissolution ne porte pas seulement sur les albuminoïdcs qui par BUr coagulation déterminent la raideur ; tous les albuminoïdcs qui sont à l'état ^lide dans le muscle raide se dissolvent en effet lentement sous l'influence de 'acide libre.
Brûcke démontra que la raideur cadavérique est un phénomène de coagulation, luand on eut découvert la myosine et que l'on eut étudié les différentes actions qui euvent activer ou retarder l'apparition de la raideur, la théorie de Brûcke fut plei- ' enaent confirmée. Il faudrait encore pouvoir isoler la substance-mère d'où dérive ^ myosine, car jusqu'ici nous ne connaissons que la myosine coagulée, mais non les 'buminoïdes liquides d'où elle dérive. On pourrait songer à un phénomène chimi- Ue analogue à la coagulation de la fibrine (§ 110). En traktant avec du sang ou du ^nun sanguin , on active la production de la myosine, ce qui pourrait faire admete que Tun des facteurs de la production de cette substance est identique à la subance fibrino-plastique.
La ligature des artères d'un muscle amène en très-peu de temps , comme je l'ai imontré , une diminution de Textensibilité du muscle, qui peu A peu se transforme
en véritable raideur, Brown-Séquard a rail voir qu'en injecUnt da sang; arUiid i<in> le muscle on délmil la raideur produite par la li)rtilure et que l'an peut vaimt M' cesser In i-aideur cadnyi^rique. Preyer chercha,, mais en vnin.à reproduire cerif Mfrience. D'après lui. une fois la raideur établie. Toi) no peut la faire cesser qu'ii injectant une solution de Cl Na qui dissout la tnyoainc ; mais l'apport du sang mMit'est nécessaire pour rendre leur excitabilité aun inusrlen dont on a fait dispiraiti' la raideur (').
g l CI . — Propriétés électriques.
n nous est impopisiblp d'iftiidier les propriétés éleclro-motrice« 'le< (ihrnerveuses ou musculaires élémentaires; noua sommes forr^és fie lesétuil": sur une grande quantité de ces élémenls pris en faisceaui Par l'élude àf lfaisceaux, nous pouvons néanmoins coiiclnre sûrement aux propriétés 'li" élément pris isolément, puisque tous les nerfs el la plupart des muscles cim ■ litiient des cylindres, dans lescfuels les fibres étémentaires sont paralli'l'enli-e elles et à la surface. Nerfs et muscles peuvent être divisés en pai'lncylindriques ou prismatiques soit par des sections transversales perpendinilaii'ee & l'axe ou par des sériions longitudinales parallèles à la surface- Ep comparant la manière dont se comportent les fragments obtenus par ces w^ lions avpT la manière dont se comportent les organes qui ont consené leun relations normales, nous pouvons distin^fuer les phénomènes appartenml aux éléments de ces tissus eux-mêmes d'avec les modifications qu'y imprimoil les autres éléments avec lesquels ils sont en connexion. L'étude des modifiiations qu'éprouvent les phénomènes électriques lorsque les tubes nerveux m musculaire.' s'écartent de leur structure normale nous permet de nous rendre également compte des phénomènes dus h des formes irrégidières ([ue l'on Wm souvent dans le svsième musculaire.
i" CijUnâre np-t-veux ou musculaire sectionné traraversal^nient (Fig-6^' On nblicnl fiicilement un cylindre nerveux à base perpendiculaire à l'ase» 1 sectiimnant dans cette direction un font nerveux et en enlevant le morceau ainrio^ tenu. Un morceau pris de la même mawiff sur un muscle k fibres parallèles, leoiottr ou le grand adducteur de la grenouiUti mit le cylindre musculaire. Onenvissp surface B, parallèle à la longueur d»
libres, comme \a, surface longilndinalfn»turelle. et les deux surfaces perpealiiii' l;iires à la longueur A , comme les surfaces tranaversales nrtificieilt»- '^i' donne le nom à'équateuf à k ligne C, perpendiculaire à la surface B et sili"'' h ^ale distance des deux surfaces A.
Les propriétés électriques que présente le cylindre ainsi obtenu ]>euvi'ii' toutes être groupées dans la loi suivante, loi fondamentale de l'èteciTiti" nerveuse et miisnilaire.
(1) E. Webor, articlo Miul,elbcff;iung. — Brifeke. Miilter'n Àrrl.'r 1843. ~ kiilinc, .V
PItOPRIËTte ÉLECTRIQUES.
I L'arc d'un conducteur électrique, étant mis en contact avec un point quel onqtie de la surface longitudinale naturelle et avec un point quelconque de \ surface transversale artiricielle (1, 2, 3), est parcouru par un courant ni se dirige de la surface naturelle vers la surface artificielle ; ce courant se tit donc dans le nerf ou dans le muscle de la surface transversale artillielle vers la surface longitudinale naturelle. Ce courant est au maximum itand comme en (1) le conducteur réunit l'équaleur avec un point de la surice de section artificielle; il devient de plus en plus faible à mesure que extrémité en contact avec la surface longitudinale naturelle s'éloigne davanige de l'équaleur (2, 3). Lorsqiie le conducteur réunit par ses extrémités euT points situés à égale distance de l'équaleur (7) ou deux points symértqiies sur la surface perpendiculaire artificielle (8), on ne saurait y conslater le courant. Quand au contraire on réunit par les extrémités du conducteur eux points situés à distance inégale de l'équaleur (5), ou un point pris sur 'équateur avec un autre point de la surface naturelle (4), ou encore un point iris sur la surface arlificielle avec le centre de cette surface (6), l'on yconsate toujours des courants faibles. »
On complique l'expérience en entamant les cylindres nerveux ou muscures superficiels dont les couches sont parallèles à l'axe au muscle ou du nerf, surface longitudinale ainsi obtenue prend le nom de surface longitudinale tificieUe ; on observe en ce cas sur les nerfs comme sur les muscles que la rface longitudinale artificielle se comporte quant aux propriétés êlectro' 4rice3 comme la surface longitudinale naturelle. Il s'ensuit directement e : ks pbénomènes électriques des cylindres nei-veux ou musculaires normx sont produibs par les propriétés électro -motrices des fibrex êiémenires nerveuses ou musculaires elleB-mêmes, et que la surface longiludi~ ■le de ces fibres parallèle à leur axe longitudiiinl est électro-positive, idis que leur surface perpendiculaire transversale eut électro-négalife. L'inten.«ité du courant neneux ou musculaire dépend encore des dimension» tronçon que l'on examine; elle croît avec le diamètre et avec la longueur ce tronçon de telle sorte que, toutes choses ^ales d'ailleurs, la longtieur de Qx tronçons étant la même, celui qui sera le plus gros présentera le plus fort «rant , et la grosseur étant la même , celui qui sera le plus long présentera alement le courant le plus fort.
Les dispositions 1, 2, 3 de la Kig. G% dans lesquelles le rondurteur est i la fois en itact avec la surface longitudinale et avec la section ti'ansversale. sont dites fortes; K. 6 sont dites faibles, et 7 nulles, La t. 64 rend compte de l'intensité dfs cou- Its. Si nous supposons que les eitrémités Gonducleur conservent toujours le même irtement et que nous le promenions, deia les points 1 et 2 symétriques par rapport 'équateur, dans toute la longueur du nerf du muscle, le courant aux points 1, 2 0 ; aux pointe 3, 4 et 3, 5 il s'élèvera, et sa PC sera représentée par les lifmes 0, 7 etc.
2° Extrémité tendineuse du muscle. L'histologie nous fiait voir qiw» 1» fibres musculaires arrivées au niveau du tendon se terminent par des cxlrèmités coniques fermées par le sarcolemme. Si Ton réfléchit que le tendon, ainsi que tous les tissus élastiques et connectifs y est un conducteur incapaUe de fournir des effets électro-moteurs, on comprendra que l'extrémité tendineuse du muscle se comporte comme une surface de section artificielle. C'est pourquoi Ton a désigné cette extrémité sous le nom de surface de secim transversale naturelle. Lorsqu'il s'est écoulé un certain temps entre l'excisioB du muscle et son examen électricjue , cette surface de section transversale na» turelle est négative par rapport à la surface longitudinale ; sa puissance négative est en réalité moindre que celle de la section transversale artificielle, maii elle s'accroît peu à peu et atteint la puissance de cette dernière; quand le tendon est en contact avec une solution saline , elle atteint ce degré prcsqw immédiatement. En examinant le muscle aussi frais que possible, on s'aperçoil au contraire que les deux surfaces longitudinale et transversale naturelle » comportent de la même manière et que cette dernière est souvent posidip par rapport à la première. Ce phénomène dure longtemps lorsque le musde est soumis à une basse température; aussi , chez les animaux consené? par le froid . cette propriété électro-motrice positive du tendon est-elle la pto facile à constater. La même propriété positive n est pas bornée exclusivement à la couche musculaire en rapport immédiat avec le tendon , elle s'étend jusqu'à une certaine distance dans le sens de Taxe longitudinal du. miiwle; . il est même possible de la démontrer encore sur une surface transversale artificielle située à peu de distance du tendon. La portion du muscle >ivant ou refroidi, proche du tendon, sur laquelle il est possible de démontrer la propriété électro - motrice positive, prend le nom de partie parélectrono' niiqur. Il a été impossible jusqu'ici de savoir si le nerfprésente, luiau8si,àse< deux extrémités une portion électro-positive, puisque la section transversale naturelle du nerf nous reste cachée soit dans les organes centraux, soit à:\ïï^\^ muscles ou les organes des sens.
Nous avons vu plus haut que les phénonie'nos électriques observés sur des fragments cylindriques de tissus se rapportent à la manière dont se comportent f« phénomènes dans les fibres nerveuses et dans les faisceaux musculaires primitift; nous [»ouvons donc en déduire la théorie des propriétés électriques dont sont doués ces éléments. Nous allons développer ici cette théorie ([ui nous aidera i comprendre les phénomènes ultérieurs. Nous avons vu que la section transversale naturelle est d'abord électro-positive , qu'elle devient peu à peu électro-négali«. et que petit à petit cet état électro-négatif tend à empiéter sur la longueur du muscle; il est donc évident que ce phénomène cadavérique tient à la décomposition chimique de la substance musculaire. Nous verrons en effet plus tard par d'autres phénomènes que le nerf et le muscle en mourant sont soumis à une d^ composition qui marche de la superficie vers l'intérieur de l'organe. Il nous parait donc tout à fait plausible d'attribuer la disparition de l'état électro-positif de la surface transversale à la décomposition d'une couche électro - positive avoisinanl 1' tendon, et de penser ({ue la disparition post ^nortem de la partie parélwtronomique est due surtout à ce que l'intérieur du muscle est mis à nu par une sorte (^ coupe transversale artificielle. Nous pourrions donc rapporter la différence qui exista