‹ Nouveaux elements de physiologie humanieChapitre 168 sur 217 · THÉORIE DES FORCES NERVEUSES ET MUSCULAIRES · texte numérisé non relu

THÉORIE DES FORCES NERVEUSES ET MUSCULAIRES

l*on soutient le muscle avant de le charger. Quand on n'a pas cette précaution, et que par conséquent le poids allonge le muscle avant que celui-ci le soulève , il se produit des effets qui dépendent de Télasticité de la substance musculaire. La force élastique du muscle croît avec le poids; elle agit dans le môme sens que la force de contraction et s'ajoute par conséquent à celle-ci. L'augmentation du poids étant compensée par une augmentation équivalente de la force élastique qui agit en sens opposé, l'action de la force de contraction reste la même.

Quant à la recherche du travail mécanique exécuté par le muscle sous des influences variées , il ne suffit pas de lui faire élever d'une manière durable un certain poids à une certaine hauteur, car aussitôt que le muscle a élevé le poids, il ne fournit plus de travail , quoique cependant pendant toute la durée de l'excitation tétanisante il reste soumis à des influences qui modifient ses propriétés. C'est avec tout aussi peu de raison que l'on fait soulever un poids un certain nombre de fois successives par le muscle quand après chaque élévation le poids en produit de nouveau l'extension. Dans ce cas, le muscle ne fournit aucun travail utile, car le travail exécuté pendant la contraction se repète ré<culièrementsur le muscle lui-même lors de chaque extension ; il se produit en efTet alors une quantité de chaleur équivalente au travail (voy. § 469) ; on confond donc en ce cas l'eflet de l'extension par le poids et la caloriiication du muscle avec l'effet de l'élévation du poids. Les expériences de Kronecker sont à ce point de vue exemptes de tout reproche ; cet auteur fit mouvoir une charge (un pendule très-lourd) par un muscle en contraction et le débarrassait de la charge au moment de son extension. .

. Le produit QXh qui nous a servi de mesure pour la capacité de travail du muscle ne peut évidemment servir à mesurer le travail lui-même. Un muscle ne travaille que lorsque, par des contractions répétées, il soulève un poids après un autre. Désignons les poids successivement élevés par Q, , Q», Qj... Qn, et les hauteurs de l'élévation par /i| , /»a , h^.... /^n- Tout le travail produit sera donc = Q, X ^i -f- Qa X A, -4- Q3 X ^5 -f- ..•• Qn X ^n , ou encore, en supposant le poids Q invariable, = Q X fh, -+-/»« -f- ^5 -f- .... hn). On peut désigner ce produit comme Veffet du travail mus- Culairc pour le différencier du produit Q X ^ (*)•

§ 173. — Théorie des forces nerveuses et musculaires.

Nous devons envisager le phénomène de l'excitation comme un mouvement moléculaire développé par l'excitant et se transmettant avec une vitesse appréciable à partir du point excité. La transmission d'un mouvement peut se faire de deux manières , soit par un transport direct d'une molécule à une autre, soit par une mise en liberté des forces de tension et par la transformation de ces forces en forces vives. Le mouvement du son nous donne un exemple de la première de ces manières , tandis que le mouvement d'une avalanche nous représente la deuxième. Dans les transmissions par transport direct, la Somme des forces vives ne varie pas ; elle peut sembler diminuée quand une forme de forces vives se transforme en une autre (mouvement mécanique ^t'ansformé en chaleur). Dans le cas de mise en liberté des forces de tension, '^ sonune des forces vives mises en liberté peut, au contraire, être de beau-

P) Ed. Weber, Art. MiukeJhewegung. — Wundt, Lehre von der MuskeUheioegung — Volk- ^ànn, Archivf, Anat, u. Pkysiol., 1857. - Kronecker, Dissert.. Berlin 1863. — Lober, ïriftf. ration. Med.y t. XVIII Hermann , Archiv f, Anat. u. Phyaioi.y 1861.

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p/f,'^|ij<- t'.ii- li.'s piiéiiuiiitiiH.s -\*x[ilii|uehl parfaitement ?i Ton admet que. Ahii' i'! "tf*'tpi:trtj-toni*^ . l».-- li»i\»r- Jl* fei>-?"if molécub.iii'e sont relativeuMil .•iij;;irj^rijt»'r».-r. t.uiilis <|u*.', d iii:? r'.'it»7t'c/*"M-fOiHf>. ce sont les loives de /vsisMi'iV tftolé}f:i/ini,;f, l^t:< i*n'L:''i (U' tt:n>ioit liioh'KifJ'A'n'e sont ifijgmentêes divu f^ t;ntédé:ij,"t'ttniH^. Quand un [.uiils suspendu à un fil est augmenté j la i^ts- UwM du fil n-t^iiit la inénn* , uiu* Ii.uvl* extérieure, par exemple une sea^usa impririiô'.' ;iu pMid>. peut loinpre plus aisément la résistance du fil. le poids \ji3U\\t(r «rh (•'• (■;i>: la fun»» de tension s'est transformée en force vi\o. Eu report.iijf c <: jjliiMi')iri»Vn«; nu iRTt . nn dira que, dans le ratélectix)- tonus, êu^ *\.i\iy, N:'ju«-I lit i<-iisi(ui Miolnuliiire osl augmentée. l'excitaLilité doit au?- UK'iiU'v . Lr-: jorréiH de i*r<istn,,xe ninU'cuhiirc ^ont ougmeHiêes dan^ ^^f-'"" Uu:trn-if>nii^. \j'. poids <u<pt.'!idu au lil restant le même, mais la résistance du lil v<fii;jiil ;i au;:fru3iit<'r, la Inivc extérieure «lovra être plus grande jxmr Viiimiv la ]é>i-laii(;e. l'it^poilé au p«.*rf , nu exprimera oe phénomène en disant <|ue,'lai;> ranéKMitrr>-tr;nus, état dans lequel les forces de résistance moléculaiiv sont au^ineiilées, rexcitahiiité doit diminuer. La loi des secousses et celle dos moiiifi* rations se deduis«;nt aisément de ee que nous venons de dire. La force de tension d'un poids stnitenu |)ar un fil ne immiI. se tran.sformer en force vive, encliute. que lorsque le poids (la l'onelensivo) auj^menteou «|ue la résistance du lUifon* de résistancr'j «liniinue. De même aussi le nerf ne peut être excité quelors'i*' la tension nicdémlain; an^q,i,.iit(^.^ mi (]èJ)ut du caléleclix)- tonus, ou loi'S'iuo t forée de résistanc-e nudéculaire diminue, à la fin de Tanélectro-lonus. liOrsq*' l(^ eatéleetro-lonus resse, la tension moli-culaire est épuisée jusqu'à coq"'*!*-* (piililire st; réUihlisse par la milrition , et lorsque Tanélectro-tonus est à sa line'esL la force* de lésistance moléculaire qui est épuisée. On comprend dès loi> (pui, dans h; cas d(? i:^itélectro-toims , l'action consécutive consiste en ""'' diminution de rexcitiibilité (modification négative), et en une auginenlatuf» de TexciUibilité (uK^dification positive) dans le (ras d'anélectro-tonus. Le |>nflrip«; du tétanos d'ouverture ne se trouve donc, comme le prouve l^xp^'

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