B. CORPS NON. AZOTÉS
4« Les hydrocarbures fournis par les cellules végétales appartiennent au groupe des glycoses.
La matière glycogène et le glycose C* H** G'* + 2 Aq. se rencontrent dans le foie et, ce dernier, dans le sang et le chyle; Vinosite G" H*' 0** -+- 4 Aq. appartient à la chair musculaire, et le sucre de lait G" H** G** •+■ Aq. se trouve dans le lait.
Ce n'est que rarement que l'on trouve chez les animaux des substances hydrocarbonées autres que la matière glycogène et les variétés de Sucre. Les herbivores présentent dans leur suc musculaire et dans leur sang une légère quantité de dextrine; dans le manteau des tuniciens se trouve de la cellulose.
2° Acides volatils^ acides gras et leurs composés. L'organisme des animaux contient une grande quantité d'acides appartenant à la série des acides G*" H*" 0\ Quelques-uns de ces acides sont d'un poids atomique très-élevé,. comme par exemple l'acide palmitique et l'acide stéarique; ils entrent dans la structure du tissu graisseux des animaux , et en forment même des éléments histologiques. De toutes les combinaisons non azotées, ce sont ces acides qui seuls peuvent être considérés comme éléments des tissus animaux. Tous les acides non azotés qui possèdent un poids atomique faible, acides formique , acétique , butyrique etc., se rencontrent dans beaucoup d'excrétions; on les retrouve encore dans les produits de la putréfaction des tissus animaux.
Parmi les acides de cette série qui sont fournis par les organismes animaux , nous citerons :
l'acide formique G« H« G*; l'acide acétique G* H* G* ; l'acide propioniquc G« H^ G* ; l'acide butyrique G^ II* G* ; l'adde valérianique G^» H«o 0* ;
l'acide caproïque G" H" G* ; l'acide caprylique G*« II*" G*; l'acide caprique G» H^^ G* ; l'acide palmitique G^* U^'^ G« ; l'acide stéarique O^ H»« 0^.
A Texception de ces quatre derniers , tous les acides de cette série sont liquides à la température ordinaire et sont d'autant plus volatils que leur poids atomique est moins élevé. Les acides caprylique, capnque, palmitique et stéarique sont, au contraire, des massés cristallines; les deux derniers ont même un point de fusion assez élevé. Outre ces quatre derniers acides, l'acide butyrique et un acide qui , par sa composition , n'appartient pas à la môme série , mais qui s'en rapproche cependant, l'acide oléique G" H'* 0*, entrent encore dans la constitution des graisses animales. Ils s'y trouvent combinés à \m alcool, la glycérine G*H*0*. La glycérine est un alcool triatomique. On peut donc remplacer dans sa composition trois atomes d'eau par trois atomes d'un acide monobasique, et former ainsi des éthers. Ces éthers sont les graisses qui sont en réalité des glycérides palmitique, stéarique, oléique etc., diversement mélangés entre eux.
Les graisses apparaissent de très-bonne heure dans le contenu cellulaire, et s'y déposent sous forme de gouttelettes ; plus tard on les voit remplir entièrement quelques cellules. Laplu^ grande partie des graisses du corps se trouve donc contenue dans les cellules ; on en retrouve néanmoins, en petite quantité toutefois, dans tous les tissus , dans tous les organes et dans tous les liquides. La palmitinCy la stéarine et Voléine sont les graisses les plus répandues dans le corps ; il est probable que , sous la forme de glycérides, elles sont partout unies aux acides gras volatils.
Ces trois corps gras ont la composition suivante :
Palmia„e=.S3(J"«»;.0=')C;"»œ
\ Acide palmitique. Glvcenne.
stéarine = < » («'' "'' «') (^'^' 0'
' Acide stéarique. Glycérine.
Oléine = ' ^ ^^'^ ^^^^ ^^^ ^^ "^ ^^ ^ "^
f Acide oléique. Glycérine.
De ces corps gras, c'est la stéarine qui est le plus consistant; l'oléine est fluide» la température ordinaire; quant à la palmitine, sa consistance tient le milieu entre les deux.
La graisse humaine est fournie en majeure partie d'un mélange de palmitine et d'oléine ; elle contient aussi une faible quantité de stéarine. Il n'est pas facile d'isoler cette dernière d'avec la palmitine ; aussi pendant longtemps considéra-t-on le mélange de ces deux substances comme formant un corps gras spécial (la margarine).
Dans la substance cérébrale, dans les nerfs, le vitellus etc., on trouve un liquide huileux, l'acide glycérophosphorique , C^ H^ P 0<«, qu'en raison de son acidité on peut rapprocher ce corps des acides gras. C'est un acide biatomique qui probablement n'est qu'un produit de décomposition du protagon (voy. .§10).
La cholestérine (G^» IT»* 0«), que l'on peut extraire de la bile, du sang, de l'encéphale, dans lesquels elle existe normalenr.ent, se rapproche beaucoup de la glycérine. Ce corps forme aussi des éthers avec les acides organiques; on doit doncle considérer comme un alcool.
.> Ixîs acides non azotés appartenant à d'autres séries sont en très-petit»^ quantité dans le.<* organismes animaux , surtout quand on vient à les comparer aux végétaux , qui en contiennent en un si grand nombre. Aussi n'a-