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SENS DU TACT

e la langue et des lèvres, et dans la conjonctive. Ils ont une forme (Fig. 84, 1) rrondîe ou ellipsoïdale, une longueur de 1/80 à 1/20 de ligne, une largeur de /150 à 1/100 de ligne. Chaque rendement terminal se compose d'une enveippe de tissu connecUf munie de noyaux, qui est la continuation directe du nérilemme.^ l'une des extrémités l'on voit entrer la fibre nerveut^e; elle pâlit, amincit et se termine près de l'exfrélité opposée par un petit' rendement, es corpuscules du tact (2), sont un peu lus grands; on ne les trouve que dans i •s parUes de la peau douées d'une si bilité spéciale. Ils possèdent aussi une iveloppe connective munie de noyaux , l'intérieur de laquelle se trouve un îlit corps ellipsoïde se segmentant en jnelles transversales, munies sans doute issi de tissu connectif. A la base de ce ïtit corpuscule, nous voyons pénétrer des bres nerveuses sur la terminaison desuelles on n'est pas encore fixé. Les corpjtscules de Pacini (3) sont visibles à œil nu. On les trouve dans la peau de la paume des mains et de la plante de.s ieds, où ils constituent la terminaison des nerfs. On on rencontre encore uelques-uns sur d'autres nerfs cutanés. Ces corpuscules se trouvent aussi ir les nerfs du plexus sympathique de l'aorte olidominale et dans le mésentère ; assi ne semblent-ils pas être de véritables organes tactiles, comme les précéents, mais plutôt des organes de sensibilité générale. Cliacun de ces corpusuïes est formé par une série de couches connectives concentriques qui se imtinuent sur le pédicule du petit organe. Le pédicule renferme une fibre nereuse, et le centre du corpuscule présente une cavité remplie d'un liquide ransparent. Dès que la fibre nerveuse a passé du pédicule dans cette cavité entrale, elle devient plus pâle, pins mince et s'y termine en se divisant en eux ou trois branches renflées à leur extrémité.

De ces trois espèces d'oi^anes terminaux des nerfs cutanés , ce sont les derniers , !s corpuscules de Pacini, qui sont les plus anciennement connus. Déjà dans • siècle dernier Vater les avait vus , et , plus récemment , ils ont été mieux étudiés ■r Pacini, Henle, Kôlliker elc. C'est MeiEsner et R. Wagner qui , en 1852, décourirent les corpuscules du tact ; puis, quelques années plus tard, W. Krause signala » renflements terminaux qui , par leur structure , semblent tenir le milieu entre s corpuscules de Padni et les corpuscules de Meissner (').

Nous désignons comme sensations tactiles toutes les sensations que les npressions extérieures déterminent sur nptre peau; la peau elle-même sf donc l'oi^ane du sens du tact. Les sensations tactiles sont, soit des sensa-

(i)KoI]ikeru. Henle, Uibtr dU J'adnûchen K&rperchen. Zurich 1844. — Meissner, Bei- ■Sge xur Anat, u. Fhytiol.der Hmd. Leipzig 1853. — W. KrAuae, Dit iermintden Kortrchen éer einfack aen»^ln Nerven. Uvaiovei 16C0. -- Le mênie, Anatomûche Unirrtekungen. Hsnnover I8G1.

tions de pression , soit des sensations de température. Le sens du tact peut donc être divisé en sens de la pression et en sens de la température, auxquels il faut ajouter le pouvoir que possède la peau de transformer les impressions qui la frappent en appréciation de lieu, ce qui constitue leseni du lieu.

Nous suivons, dans cette division des sens du tact, les idées de E. H. Weber d^autant que cette division permet d'élucider bien des faits. L'on se tromperait cependant si Ton voulait opposer ces différentes sensations les unes aux autres, comme par exemple, la vue et Touïe; car, en effet, 'le sens de la pression et celui delà température ne sont que des qualités différentes des impressions d'un seul et même sens. Le sens du lieu ne consiste que dans la transformation des sensations de pression et de température en sensation d'espace , et il n'est pas plus un sens spécial que ne Test la possibilité de se rendre compte de l'espace au moyen des sensations de lumi(>re et de couleur.

1" Le sens de pression est la propriété que possède notre peau de resseotir une pression extérieure exercée sur elle et d'apprécier le degré de cette pression. Ce sens obéit à la loi psycho-physique. Dans les limites de cette division, nous diflérencions facilement des poids qui sont entre eux à peu près : : 30 : 20. L'aptitude à distinguer les pressions est à peu près la même dans les différentes parties de la peau. Les parties très-nches en nerfs, comme les extrémités des doigts, les lèvres , la langue , ne surpassent , à ce point de vue, que de fort peu les parties plus pauvres, telles que le dos, la poitrine, les bras etc.

Weber compara le sens de pression des différentes parties de la peau , soit en étudiant la sensation produite par des poids variés, soit en soumettant différentes parties au même poids. Le poids paraissait le plus léger sur les parties les moins sensibles ; pour que, par exemple, un poids parût égal sur la peau de Tavant-bras i la sensation développée par un autre poids sur les doigts, il fallait que le premier fût au second :: 7 : 6. La liynite d'excitation , le plus petit poids que la peau humaine est caj)able de percevoir, varie beaucoup, d'après les recherches d'Aubert ei de Kammler, suivant les régions. Il est de 0«',002 au front, aux tempes, à l'avantbras , sur le dos de la main , et de 0^%04 à Off^fib au menton , au ventre et au nti Les variations individuelles de cette limite sont très-considérables (*).

^^ Les sensations de température éprouvées par la peau sont des impression." de chaud et de froid. Elles prennent toutes naissance aussitôt que la température du milieu ambiant ou celle d'un corps mis en contact avec la surface cutanée est plus élevée ou moins élevée que la température propre de la peau. Quand on se rapproche de la température moyenne de la peau , qui est emiron de 18o,4, des variations de i/6« à l/S^ sont déjà appréciables. La sensibilité i la température est à peu près la même pour les différentes régions de la peau. Quand la température s'éloigne du point moyen que nous venons d'indiquer, il faut que les variations deviennent de plus en plus grandes pour détemiinrf

(1) E. II. Weber, Wayner's Handw'àrterbuch d. Physiologie, t. III, p. 2. — Fechncr, Bt mente d, Psychophyftik , t. I.

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