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PROPRIÉTÉS ÉLECTRIQUES

erniinés par les poissons électriques que l'on connaît depuis le plus longtemps. 5t néanmoins ils ne sont aujourd'hui encore que fort insuffisamment étudiés ; lous ne connaissons en effet , que leurs effets extérieurs et la structure anaomique de leurs organes électriques (*). On accordait autrefois une importance :onsidérable à des phénomènes de ce genre, comme par exemple les traces Télectricité libre que présente la peau, ou encore les courants électro-chimiques déterminés par l'action réciproque d'organes sécréteurs, acides ou ih^lins, mais aujourd'hui ces phénomènes n'attirent plus guère l'attention des physiologistes. Récemment encore, Meissner a fait voir qu'en mettant en contact un plateau métallique isolé avec la surface cutanée, on pouvait constater, m moyen du condensateur, que ce plateau était chargé d'une assez forte quantité d'électricité négative d'ordinaire. Il paraît probable que ce n'est qu'au contact de ce plateau métallique avec la peau humide qu'est due cette production d'électricité («).

C'est Du Bois-Reymond qui, le premier, découvrit les courants glandulaires sur la peau des grenouilles. ïl trouva que si chez ces animaux on vient à mettre les deux surfaces de la peau en contact avec les extrémités d'un galvanomètre lrè«-sensible (extrémités garnies préalablement de petits paquets imbibés d'une t<olution de sel marin), on voit se produire une déviation de l'aiguille indiquant un courant dirigé de la surface externe vers la surface interne. Ce courant diminue d'intensité, parce que peu à peu les surfaces cutanées, et principalement la surface extérieure, perdent leur pouvoir électrique en raison de leur contact avec la solution saline. On peut aussi obtenir des courants sur la surface extérieure toute seule , en touchant successivement deux points de cette surface ; ces courants sont alors dirigés du point le plus récemment touché vers le point dont le contact avec le paquet imbibé de la solution sodique dure depuis un temps plus long. Rosenthal démontra que dans les muqueuses stomacales et intestinales il existe également des courants dont la direction est la même par rapport aux glandes. Cet auteur, en raison de leur existence dans la muqueuse intestinale, admit que ces courants sont dus non à une réaction chimique , mais bien à une propriété particulière du tissu analogue à celle des muscles et des nerfs. Grûnhagen, au contraire, se basant sur l'excessive faiblesse du courant développé par la muqueuse intestinale, les rapporta à une force électro-chimique. Quoi qu'il en soit , avant de se prononcer sur la valeur physiologique de ces courants, il faut attendre qu'ils aient été réconnus dans d'autres organes ^'landulaires (').

Rappelons encore ici que les tissus végétaux et animaux possèdent tous, comme Ta démontré Faraday, la propriété du diamagnétisme. Loin d'être attirés parles pôles d'un fort électro-aimant, ils en sont, au contraire, repoussés.

P) Schultze, Berieht d. naturf. OeselUchaft in Halle, 1858. — Du Bois-Reymond, Momu^ericht der Berliner Akademie, 1857, 1868 u. 1801. — Matteuccî, Comptes rendus, 1860 et 1862.

(*) Meisaner, Zeitsehrifif. ration, Mediein, 1861. — W. Hankel, Poggendorfs Annalen , t CXXVI , 1865.

O Du Bois-Reymond, Untersuchungen iiber thierische EUctricUcU , t. II, 2® part. — . Rosenthal, Arehiv f, Anatomie u. Physiologie, 1865. — Grûnhagen, Zeitschriff. J\ ration, Medidn, 1865, t. XXVI.

5t2 FONCTIONS DES ORGANISMES ÉLÉMENTAIUES.

Il est indispensable, pour pouvoir se faire une idée des fonctions des orj^^anisnies composés, de se rendre d'abord compte des fonctions des cellules ou organismes élémentaires. Tissus et organes, soit végétaux soit animaux, dérivant tous des cellules, il est clair que les propriétés de l'organisme, composé lui-même de tissus et d'organes, doivent dépendre des propriétés de celles-ci.

Les fonctions principales des cellules sont : la nutrition, les mouvements propres et la reproduction. Ces trois fonctions répondent aux trois parties élémentaires de la cellule^ la membrane, le contenu, le noyau. C'est la membrane ({ui joue le rôle principal dans les phénomènes d'échange moléculaire d'où dérive la nutrition cellulaire; les mouvements et autres manifestations vitales dépendent du contenu ; et pour la reproduction, c'est le noyau qui paraît être l'agent essentiel.

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