‹ Nouveaux elements de physiologie humanieChapitre 58 sur 217 · REPRODUCTION DES ORGANISMES. ' H · texte numérisé non relu

REPRODUCTION DES ORGANISMES. ' H

rition doit remplacer, dépense faite aux dépens de Tindividu et en favem^ pëçe. Cette perte supportée par l'individu est, en général, d^ autant plus i que la consommation de matériaux est plus considérable, et que *e part la dépense des forces de Vorganisme est pli^ petite,

un organisme consomme de matériaux pour sa nutrition et plus il en dépense, issi, pour un même temps, la masse de substances qu'il produit par reproduct considérable. Le tableau qui suit établit cette loi d'une manière précise pour érentes classes d'animaux :

lUpport mojen entre le poids du corpi Classe d'anfmanx. de ranimai et la quantité de sul»tancea produites

annuellement par la reproduction.

Oiseaux 100:404

Mammifères 100 : 74

Arthropodes 100 : 58

Amphibies . . . . ' 100 : 38

Mollusques 100 : 32

Poissons 100: 23(*)

rapport à la quantité de matières consommées, ces différentes classes d'aniîilivent à peu près le même ordre ; la quantité de matières consommées pour iitrition est donc dans un rapport presque semblable avec la quantité de mai^nsommées pour la reproduction. Voici, du reste, d'autres preuves plus diencore : 1<> nos animaux domestiques sont plus aptes à la reproduction que ypes qui vivent en liberté ; 2^ la statistique démontre que pendant les années i la quantité des naissances est beaucoup plus grande que pendant les années ïtte.

euxième facteur que nous avons fait intervenir dans la loi énoncée , c'est la e 4e force dans Véconomie de l'individu,. Plus cette dépense est grande, moins i de forces pour la reproduction. Parmi toutes les causes qui occasionnent épense de forces individuelles en opposition avec la reproduction nous cite-

a croissance. Aussi longtemps qu'un organisme s'accroît, il est , en général , >re à la reproduction, quoique toutefois la consommation des matériaux y soit tmde que dans l'état adulte. Il est évident qu'une des causes de ce fait c'est le ppement incomplet des organes génitaux, mais il faut y sgouter la grande déle matériaux nécessitée par la croissance. Pour l'homme la fonction de repro- I se rapproche même numériquement de la croissance ; à la fin de la période issement, la quantité dont le corps augmente annuellement est de 1/12 du lu corps, et le poids du fœtus à 9 mois est également le 1/12 du poids de corps ulte.

a production de chaleur, La dépense que fait l'organisme pour produire de la r est une perte considérable pour la reproduction. Bien que les animaux à oid fournissent ^3ujours les matériaux destinés à la reproduction en quantité ap moins considérable que les animaux à sang chaud, et cela en raison même * moindre consommation , il n'en est pas moins vrai que chez eux la quantité «tances réservées à la reproduction est plus considérable par rapport à la ;é absolue de substances employées. Nous manquons encore des données popour établir cette loi, 'mais cependant le tableau ci-dessus peut nous aider

sakart, article Zèugung (Wagner* a Handtcdrierbucli^ t IV, p. 723).

à cet effet ; nous y voyons , en effet , que la quantité moyenne des matériaux employés à la reproduction est chez le poisson à peu près le î/4 de celle employée par Toiseau, bien que la quantité totale de matériaux consommés par le premier soit incontestablement de beaucoup inférieure au 1/4 de celle consommée par le dernier. Vinfluetice climatérique nous fournit encore une nouvelle preuve de l'influence de la production de chaleur sur la reproduction. Les animaux des paya chauds sont presque tous stériles dans nos contrées, tandis que sous les tropiques nos animaia domestiques sont d'une fécondité presque double.

3» Le travail musculaire. Plus la masse du corps augmente, plus aussi le rapport entre la force et la masse dé* l'animal diminue. Quand la masse musculaire augmente avec le volume du corps, la quantité de force relative diminue, car cette dernière est en rapport avec la section et non avec le volume ou le poids du muscle. D en résulte que la quantité des matériaux de reproduction diminue avec le volume de l'animal. Le rapport entre le poids du corps est par rapport à celui des matériaoi de reproduction, annuellement chez l'homme = 7 : iûO, chez le mouton =s 18 : iOO, chez le cochon d'Inde = 200 : 100. A la dépense due au travail musculairCi il faut de toute nécessité ajouter le fait suivant : plus la difQculté de trouver les matériaux de nutrition devient grande^ moins, en général, la propriété de reproduction est considérable chez les différents animaux. Les vers intestinaux, les parasites ont une fertilité énorme. Les animaux herbivores sont plus aptes à la reproduction qne les carnivores, et cela parce que les premiers se procurent très«facilement leur noiD^ riture végétale; c'est pourquoi aussi les oiseaux granivores pondent plus d'œufsqne les oiseaux carnassiers.

Toutes les autres causes de dépense des matières nutritives agissent évidemment de la même manière; toutes, elles diminuent les fonctions de reproduction. D est à remarquer, par exemple, que comparé à d'autres animaux à sang diaud, l'homme jouit d'une faculté de reproduction très-faible par rapport à la quantité de matériaux qu'il consomme. Annuellement , les matériaux qu'il fournit à la reprodu^ tion sont, par rapport à ceux qu'il consomme :: 1 : 3000, tandis que chez Je cbttet le pigeon ils sont :: 4 : lOOO(').

La capacité de reproduction des individus du règne animal est d'autant plus grande que la quantité des matériaux qui incombe à la génération est plus considérable et que cette quantité se répartit en un plus grand nombre de germes. Le nombre de ces germes est d'autant plus grand que chacun d'eux, pris isolément , possède un développement moins avancé au moment où il se sépare de l'organisme maternel.. C'est donc le degré de développement que I« germe acquiert aux dépens de l'organisme maternel qui , joint à la quantité totale des matériaux destinés à la reproduction , joue le rôle le plus impo^ tant dans la capacité de fructification. •

Le développement nécessaire aux germes avant qu'ils deviennent libres, donne la mesure des besoins embryonnaires des organismes ; il dépend des conditions propres à hur organisation et du milieu dans lequel vivenili^ animaux. En général, les embryons des animaux à sang chaud onthesoin^ pour devenir libres, d'un degré de développement plus avancé que les embrjoû* des animaux à sang froid; il leur faut, en effet, pour entretenir leur cht-

(}) Cos rapports sont déduits des chiffires fournis par Barrai pour la nutrition de IlioDun^ par Biddor et Sclimîdt, ponr celle dn clin*, et par Bonnsingault, pour celle du pigeon-

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