REPRODUCTION DES ORGANISMES
leur propre y un développement déjà assez avancé de certains organes (des systèmes de la circulation et de la respiration), et un certain volume. Chez les animaux à sang firoid , au contraire , le germe devient libre alors qu'il n'a pas même encore commencé à se développer. Tout leur développement et même la fécondation se Êiit en dehors de l'organisme maternel. Chez les oiseaux, à la vérité, le développement se fait en dehors du corps de la mère, mais l'œuf pondu contient déjà tous les matériaux nécessaires au développement du germe, et c'est encx>re la mère qui fournit à celui-ci la chaleur qui lui est nécessaire, he milieu dans lequel vit l'animal agil sur le moment de la mise en liberté du germe , en lui amenant plus ou moins facilement ses matériaux de nutrition; le germe, en effet, est encore tout à fait inapte à se mouvoir. C'est pourquoi les animaux aquatiques mettent leurs germes en liberté bien plus t6t que les animaux terrestres.
Le tableau que nous donnons ci-dessous, et qui est emprunté à Leukart, vient à l'appui des considérations qui précèdent. Dans ce tableau , la productivité donne le rapport des matériaux de reproduction annuelle comparé au poids du corps de la mère ; par le poids relatif de l'embryon nous comprenons le rapport du poids d'un embryon ou d'un germe parfait au poids du corps de la mère. La fertilité signifie la quantité annueUe d'embryons ou de germes à maturité.
Poidi dn oorpB.
Homme â5,000sr
Cberal 325,000
Vache 176,000
Chien 22,000
Somis 200
Faucon Autmche Moineau .
Pigeon.
Poole .
Lëxard. . .
Onret
Couleuvre à collier Orenouille . . .
Epînoche ....
Anguille ....
Tanche ....
Hareng ....
ProdacUon «nnaelle.
Productivitë.
Poids relatif à l'embryon.
0,12 0,23 0,0013 OjOOa»)
Fertilité.
Le rapport suivant lequel la reproduction dépend d'une part de la consommation des matériaux et d'autre part de la dépense des forces , peut s'exprimer simplement par les équations suivantes. Si Ton désigne par q la masse totale des matériaux assimilés en un temps donné, par h la dépense nécessaire pour Tentretien de réconomie (formation de chaleur, travail musculaire etc.), et par m les matériaux employés pour la reproduction, on trouve m = q — h. Désignez de plus par f la fécondité,
m et par p le poids de chaque embryon arrivé A maturité , et vous aurez f = .
§ 54. — Modes de reproduction.
La reproduction est un phénomène par lequel, à des époques détenmnée8 de la vie, certaines parties se développent dans Torganisme pour devenir semblables à celui-ci , parties qui pendant ce développement se détachent le plus souvent complètement de l'organisme maternel. La reproduction peut se fidre soit par une véritable végétation de l'individu lui-même et n'être alors qu'un phénomène de son. propre dévelopiJement (bourgeons ou segments qui deviennent un nouvel individu) ; elle peut se faire au moyen de cellules libres capables de se développer (cellules germinatives , spores), ou bien elle peut consister eo une sécrétion de cellules qui, par le contact avec d'autres éléments de sécrétion , acquièrent la propriété de se développer. Nous pouvons donc distinguer:
4® La reproduction (zsexuelle, divisée en :, a) Reproduction par végétation ; h) Reproduction par cellules germinatives ou par spores.
2* La reproduction sexuelle.
Outre ces formes de reproduction , il en est encore deux autres plus ou moins hypothétiques.
3o La génération spontanée , qui consiste en la formation dii^te d'oipnismes , sans reproduction , par simple agrégation d'éléments inorganiques.
4» La formation de nouvelles espèces d'organismes par modifications successives pendant de nombreuses générations des espèces primitives.
Par la génération , on entend le mode suivant lequel tous les êtres organisés ont pris naissance. Des observations précises ont démontré que les êtres qui exitteM aujourd'hui ne se perpétuent tous que par voie de reproduction. Nous avons donc i nous occuper surtout de la reproduction. La génération spontanée et la génération fxxf modification successive des espèces ne nous intéressent que comme des moyens dont on a cherché à se servir pour tâcher d'élucider le mystère de la première apparition des organismes.
A. REPRODUCTION ASEXUELLE.
§ 55. — Reproduction par végétation.
La reproduction par végétation ne diffère pas de la. végétation ordinaire des tissus. Toujours elle est précédée d'une végétation totale ou partielle de l'organisme mère. Ce dernier s'accroît-il plus ou moins dans sa totalité , et se divise* t-il ensuite en deux ou plusieurs parties , c'est une reproduction par segmentation. L'organisme mère ne s'accroît-il, au contraire, que partiellement, «^ le nouvel individu est-il fixé sur une partie limitée de cet organisme, nous avons une reproduction par bourgeonnement. Ces deux variétés de reproduction par végétation ne sont bien distinctes l'une de l'autre que dans certains cas ; souvent elles se confondent de telle sorte que la reproduction peut tout aussi bien être de la segmentation que du bourgeonnement. Ces deux modes ont ceci de particulier que l'individu nouveau reste longtemps , quelquefois toujours, adhérent à l'organisme maternel, ce qui rapproche encore ce genre