STRUCTURE DE LA CAVITÉ BUCCALE
ixillaire, sublinguale) ne diflèrent des glandes muqueuses que par leur vome et par le diamètre de leur conduit excréteur. Ces canaux sont alors forés d'une enveloppe extérieure épaissie (le canal Ae Wharton possède môme s fibres musculaires), et par un épithélium cylindrique disposé sur une seule ucbe.
Cbaque glande salivaire reçoit des fibres nerveuses de deux sortes, des fibres mpaàiiques et des fibres cérébro-spinales. Une partie des fibres sympathiques rivent à la glande avec les vaisseaux qu'elles enlacent, une autre partie lui arrive « ganglions voisins (ganglion otique, ganglion sous-maxillaire et sublingual), est probable que ces ganglions sont des organes réflecteurs périphériques mr la sécrétion salivaire. Les fibres cérébro-spinales proviennent du facial , i petite quantité du trijumeau, et arrivent aux trois glandes par la corde du mpan. Dans l'intérieur de la substance glandulaire, on voit des fibres à doule contour (fibres cérébro-spinales probablement), qui se rendent aux alvéoles, heminent entre les cellules glandulaires, et qui, réduites à l'état de cylin- Ires-axes, perforent la membrane cellulaire pour se terminer dans le noyau Fig. 24, 2). D'autres filets nerveux, plus »âles (sympathiques), aboutissent d'abord tu protoplasma des cellules étoilées, qui offrent tous les caractères des cellules nerveuses, et c'est de ces cellules que part m prolongement qui entre en relation avec e protoplasma d'une cellule glandulaire Tig. 21, 1). Les cellules cylindriques de p,g 21
^'épithélium des canaux excréteurs sont
-Ues-raêmes en relation avec des éléments nerveux. De la surface libre de chacune d'entre elles partent, en effet, une quantité de fibres variqueuses très- Bues, en relation avec des fibres nerveuses.
Gianuzi a étudié la distribution des vaisseaux sanguins et lymphatiques de ces ^laiides, et Pflûger la distribution de leurs fibres nerveuses. Mais tous deux ont expérimenté sur la glande sous-maxillaire seule. Il est à supposer que toutes les autres glandes salivaires , ainsi que les glandes muqueuses , se comportent de la môme '^Uniëre; mais il reste encore des recherches à faire dans ce sens(*).
Outre les glandes salivaires, on trouve encore dans la cavité buccale des follicules ^, que Ton considérait autrefois comme des glandes folliculeuses. On les trouve 'iiffiéminés surtout à la base de la langue ; ce sont ces follicules qui , en se réunissant, constituent les amygdales. Il est hors de doute que ce ne sont pas là des (landes, mais qu'il faut les ranger à côté des follicules de Peyer et des corpuscules ^ la rate et les envisager comme des glandes lymphatiques élémentaires. Ce qui ^wifirme cette manière de voir, c'est que leur surface est entourée d'un réseau lyra- %tique (voy. § 93).
P) Gûunizad, Beriehte d. hgl. aUchs. Oes. d. W,, 1865. — Pflûger, l)ie Endig. der, Abaonytmçgnerven in den Sp^hddrUaen, Bonn 1866.
§ 72. — Sécrétion de la cavité buccale.
La sécrétion buccale est un liquide aqueux, d'ordinaire un peu trouble. Ce défaut de limpidité est dû, en partie, à la présence de cellules épithéliales delà muqueuse ou des glandes ; en partie à ce que le liquide contient des éléments propres , les globules muqueux ou salivaires, qui sont identiques aux globules blancs du sang ou aux globules lymphatiques (Fig. 32, § 100). D'après Donders , ces éléments particuliers proviennent surtout de la glande sublinguale, quoiqu'on les rencontre dans la sécrétion de toutes les glandes muqueuses; il faut cependant ajouter que dans la salive parotidienne et sous-maxillaire, tous ces éléments figurés n'existent pas.
De toutes les différentes sécrétions qui par leur mélange constituent la sécrétion buccale, ce sont la salive parotidienne et la salive sous-maxillaire qui jusqu'ici ont été le mieux étudiées.
On obtient la salive parotidienne chez l'homme en introduisant une canule dans le canal de Sténon (Eckhard et Ordenstein), et chez les animaux, surtout chez les herbivores, en établissant des fistules salivaires. C'est un liquide fluide, faiblement alcalin , qui contient une petite quantité d'albumine, dont une partie se coagule par la chaleur, tandis qu'une autre partie reste en solution à l'état d'albuminate alcalin, mais elle ne contient pas de mucine (l'acide acétique n'y produit pas de précipité). Outre des chlorures alcalins, du phosphate de chaux, de très-petites quantités d'acides sulfurique et phosphorique, on y trouve, chez l'homme, des traces de sulfocyanure de potassiimi (dont on démontre la présence par le chlorure de fer, qui y détermine une coloration rouge sang) ; ce sel n'existe pas dans la salive parotidien ne desanimaux. Dans l'espèce humaine, la salive parotidienne contient encore un ferment azoté, la ptyàline, qui jouit de la propriété de transformer rapidement l'amidon en dextrine et en sucre. Il paraît que chez la plupart des animaux cette subj^tance n'existe pas dans la salive.
La salive sous-niaxillaire ne peut s'obtenir chez rhommc qu'en faible quantité, et encore est-il difficile de l'obtenir non mélangée à la salive sublinguale. Chez les animaux, surtout chez les chiens, on l'obtient ea quantité ^\^ notable, en introduisant une canule dans le canal de Wharton, et en excitant en même temps les nerfs des glandes. Mais cette sécrétion présente alors de grandes différences, suivant que l'excitation porte sur la corde du tympan ou sur le sympathique. En excitant la corde du tympan, on obtient un liquide clair très-alcalin, qui contient de petites quantités d'albumine (globuline), de mucine, de chlorures alcalins , de phosphate de magnésie et de chaux, ainsi que du carbonate de chaux. La salive obtenue ainsi ne fermente pas et ne contient, par conséquent, pas de ptyàline. Quand on excite, au contraire, le sympathique, la salive obtenue est épaisse, assez trouble, et l'on y trouve, au microscope, des corpuscules de forme irrégulière. Elle contient de l'albumine et de la mucineen l)lus grande quantité, mais les mêmes sels que la précédente , et ne jouit de la propriété de transformer l'amidon en sucre qu'à un tres-faible degré. On peut encore obtenir de la salive sous- maxillaire en petite quantité, si l'on sectionne