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ABSORPTION DES ALBUMINOÏDES

S travaux de Wistinjjfhausen sont venus éclairer cette difficulté (§ 86), car ilsprourent Timportance du rôle que joue, pour l'absorption des graisses, la bile mise en ntact avec la surface intestinale. Lehmann et Schmidt ont fait voir, qu'outre les nphatiques, les vaisseaux san<^uins peuvent aussi absorber directement de petites antités de graisse, puisque le sang de la veine porte, après une alimentation asse, contient, au bout de quelques heures, plus de graisse que nonnalement. •uch a vu dans beaucoup de cas, et surtout chez do jeunes animaux, les capillaires nguins des villosités charrier j>endant la digestion, outre les globules sanguins, des tuttelettes de graisse (* ).

§ 97. — Absorption des albuminoides.

Les albuminoides ne sont absorbés dans l'estomac et l'intestin que sons la Mrme de peptones , car les peptones seuls diffusent facilement à travers les nembranes animales. Leur absorption se fait dans toute l'étendue du canal inestinal, y compris l'estomac, mais surtout dans l'intestin grêle et dans Testomac, car dans le gros intestin elle est très-faible. Les peptones passent presque exclusivement dans les chylifères, car le sang de la veine porte n'est pas, après la digestion , plus riche en albuminoides. Ils se rapprochent du sucre sous le rapport de la quantité absorbée ; une anse intestinale absorbe d'autant plus de peptones que la solution est plus concentrée, et la quantité des peptones absorbée est indépendante de la longueur et de la superficie de la surface absorlïante. Après leur absorption, les peptones retournent peu à peu à la forme habituelle des albuminoides.

On trouve encore dans le chyle, outre une grande quantité de peptones, d'autres •Ibuminoïdes, albumine, fibrine, albuminate de potasse, qui certes n'ont pas été absorbés sous cette forme, ce qui démontre le dernier fait que nous venons d'énoncer, ï^'expérience suivante démontre les changements qu'éprouvent les albuminoides pen- ^t l'absorption. Introduisez de l'émulsine, albuminoïde des amandes amères, et do l'amygdaline dans l'intestin d'un animal , à peu d'intervalle l'une de l'autre, la mort surviendra rapidement par empoisonnement d'acide prussique ; la même chose a lieu I» TOUS injectez de la môme manière les deux substances dans le sang , ou si vous introduisez de l'amygdaline dans l'intestin et de l'émulsine dans le sang; dans tous ^ cas, l'action de l'émulsine sur l'amygdaline donne naissance i\ de l'acide cyanhy- ^ue. Mais si Ton met de l'émulsine dans l'intestin et de Famygdaline dans le saii«^, ^ ne se produit pas d'empoisonnement et cependant l'émulsine est absorbée. Il faut <*n conclure que l'émulsine n'est pas absorbée sous cette forme*, mais qu'elle est d'abord modiûée et ne peut plus agir sur l'amygdaline {^).

Funke a fait sur l'absorption des peptones par l'intestin les mêmes recherches ^« Becker sur l'absorption du sucre. Il introduisit dans des anses intestinales ligaturées des solutions de peptone combiné à de la chaux , sacrifia les animaux *tt bout de quelques heures, et détermina la quantité de peptone qui restait dans

P)BrUcke, /oc. cit, — Molcschott, Untersuchungen zur NaturleJire, t. II. — Funke , ^^^^fekrift f. vrUsenschaftI. Zoologie^ t. VII. — Donders, Physiologie, t. I. — Lehmaim, ^^ogische Chemie, t. Il et III. — Bruch, Zeitachrift f. iciaaenschaj'ti. Zoologie, t. IV.

'^n. Bernard, Leçons de physiologie. Pari» 1855.

rintestin. La proportion des peptoncs absorbes était le plus grande au début, dk diminuait ensuite ; Funke trouva de plus que , comme pour le sucré , la qutntitr de peptones absorbés est en rapport avec le degré de concentration de la solution, H non avec la superficie de la muqueuse absorbante (*).

§ 98. — Absorption des matières nutritives inorganiquet.

Les matières nutritives inorganiques , surtout l'eau et les sels qui y moI dissous, sont absorbées dans toute Tétcndue du canal intestinal. Leur absorptioe se fait par simple voie d'endosmose , et a lieu surtout par les vaisseaux sanguins; en effet, la masse de peptoncs et de graisses qui pénètrent par les cbylifères se mélange difficilement à Teau et aux solutions aqueuses. De toutes ks* matières nutritives , c'est Teau qui est absorbée le plus rapidement et en plss grande quantité. Les vaissaux sanguins absorbent très-rapidement Peau introduite dans le canal intestinal , et l'amènent très-vite dans les organes excréteurs, surtout dans le rein. Les sels sont généralement dissous dans l'eau es si grande quantité , qu'ils passent presque complètement avec elle dans 1» vaisseaux sanguins ; on voitaussi leur excédant qui n'est pas nécessaire au sauf être rapidement éliminé par les reins. La propriété d'être rapidement absoriiêf que possèdent l'eau et les sels solubles s'explique par ce que le sang contient un liquide ricbe en albuminoïde, dont l'équivalent endosmotique est très-élnv. et ({ui , par conséquent , attire une grande quantité d'eau , mais ne lui reoil qu'une très-minime partie d'albumine. Ce n'est que lorsque des sels solubief possédant un é(iuivalenl endosmotique très-i'levé (sel de cuisine, sulfate df soude, sulfate de magnésie) sont introduits dans l'intestin, qu'il y a une exception à celte règle ; la diffusion se fait alors en sens inverse , il passe plus d*caa (lu sang vers l'intestin que de l'intestin vers le sang; c'est de cette manière qv ces sels sont purgatifs.

C'est Liobijr qui , U» premier, explicjua par la diffusion la propriété purgative k CCS st'ls. Hucliht»iin a conliniié cette théorie, en démontrant qu'en injectant du «H d' GlaubtM' dans lo sang , on enlève de Peau au contenu intestinal et on produit (k U constipation (•).

§ 99. — Absorption par les lymphatiques.

Nous avons vu (§ ÎM) que les chylifbres ne sont qu'ime section du système lymphatique général. De même que les chylif&res absorbent les liquides nutrilifr de l'intestin, de même aussi les autres lymphatiques reprennent rexfè*^''* li({uides nutritifs amenés par le sang à tous les organes, et déposés ài^^ lacunes <le hîurs tissus. La différence qui existe entre la fonction de ce* J^ espèces de vaisseaux, c'est que les chylifères absorbent dans l'intestin <*<* matériaux de nutrition nouveaux ^ Umdis que les lymphatiques ramènent *'»

P) Fiinkc, Archir f. pathol. AiMtomie, t. XIII. (*) Hiichhciiu, Archir f. phyêikaL Ileilumle, U XIIL

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